II. — Le crime d'embauchage conduisit Rossel au plateau de
Satory.
Seulement, ce traquenard était tellement dans le programme ordinaire des imbéciles de la trempe de Brisson> que nous l'avions prévu et annoncé dans tous ses détails, il y a plus de huit jours.
Aussi quand, hier matin, les employés de la maison Dreyfus ont essayé de lancer leur pétard, il a honteuse-
ment fasé, au point que le Temps a dd venir au secours de ses collègues, en démentant le bruit de cette conspiration de la fête de Saint^Gloud.
Ce que ne nous apprend pas le journal oCi Pressensé délire, c'est de qui les dreyfusards tenaient cette fausse nouvelle, de nature plus qu'aucune autre à troubler la paix publique.
Cette dénonciation de quatre généraux complotant ensemble un pronunciamiento de leurs troupes et décidés à marcher sur Paris pour y culbuter la représentation nationale, rien d'aussi grave n'avait encore été lancé dans la population.
Si cette communication a été transmise par la police du ministère de l'intérieur à une certaine presse qui vit exclusivement de l'affaire Dreyfus, pourquoi nous a-t-on caché ce fait dont l'importance est égale pour tous?
Quoi l des officiers supérieurs sont nettement accusés de projets de rébellion à main armée et du crime d'embauchage qui conduisit Rossel au poteau de Satory, et M> Chanoine, ce soi-disant défenseur de l'armée qu'il se vante dans ses circulaires de vouloir protéger contre toutes les attaques, ne prend même pas la peine de rechercher la source d'une aussi épouvantable rumeur I
III. — Brisson voit qae tout lui échappe, y compris les ouvriers.
Il y a pourtant un être qui est allé porter dans les bureaux des journaux du Syndicat le récit fantastique de ce prochain soulèvement d'un corps d'armée et d'un certain nombre de divisions.
Cet imposteur que le Temps désavoue sans toutefois oser le flétrir, où se dissimnle-t-il et comment tous les alguazils de la Préfecture ne Tont-ils pas poursuivi, à l'instar du prétendu Lemercier-Picard accusé par Boulede-Jnif d*avoir fabriqué le faux « Otto »?
Eh bien ! tant que Chanoine n'aura pas éclairci ce mystère, pourtant si facile à pénétrer, nous soutiendrons que ce nouveau et stnpide mensonge sort du cabinet de
LITRE PREHIER
ax ministre de la guerre s'est const l'aide de camp ; pas même l'aide
lODtestableœeat militaire, pnisqn'U âge de Dreyfas et de Picquart, tous ■major — c'est Brisson qui en e&t
ui échappe, y compris les ouvriers squels il braque des milliers de duit, comme an vaudevilliste aux is dénouements susceptibles d'eulemander la toile avant ta Sa de la
Qorts'agite vainement.
it lui qui prendra la tète du convoi.
ludevilliste aux abois», décochée OD, s'appliquait à merveille à Fausse de Brididi », réduit aux soràeuses pour noircir les deux pree ï Intranaigeant.
[S qui précèdent furent suivis le laute trahison ».
ibou B diffamait avec non moins :is avec plus de gros mots, les I cassation :
grediDS de la Cour suprême.
n'est plus qu'un tout petit malfaiquatre sous, si on le compare aux ' suprâme, qui vient d'accorder à
communication du dossier de son
Lie miseraoïe eiau coupable de la plus basse trahigoc.
C'est le crime de haute trahison que le Loew et ses
complices viennent de commettre publiquement, en
livrant à la femme du traUre des documents où sont €ontenas tous les secrets de notre espionnage militaire.
Il n'eût pas été plus monstrueux de faire parvenir ces papiers d'Etat à Dreyfus en personne qui, du haut de son rocher, pourrait ainsi continuer à renseigner rAllemagne sur notre service d'informations comme sur les notes des officiers qui le dirigent.
Naturellement tous les porte-plume du Syndicat vont se hâter de copier les diverses pièces du dossier, quittes à supprimer celles dont la production aux débats du conseil de guerre serait par trop probante contre leur abject client.