VIII. — Les documents secrets sont inapplicables à Dreyfus
Fin de la plaidoirie de M* Mornard.
Quant aux documents secrets, analysés déjà par le lieutenant-colonel Plcquart dans sa lettre au ministre de la justicei ils sont inapplicables à Dreyfus.
En réalité, on n'a rien prouvé contre Drejfas, L'inanité extraordinaire de ces charges éclate à tous les jeux, et c'est cependant par tous les moyens qu'on a essayé de s'opposer à la reyision.
Au sujet des aveux, je proteste contre cette « légende ».
Le capitaine Lebrun-Renault n'en a recueilli aucun 1
Au surplus, comment concilier ce prétendu aveu avec ce que Dreyfus a dit au capitaine Bourguignon, sous la garde daquel il était?
Ne lui a-t-il pas dit qu'il allait crier son innocence & la parade d'exécution ?
Quand le général Darras en fut informé par- cet officier, il dit :
— Que Youlez-Yous ? je ne puis pourtant pas, comme Sanlerre, couvrir sa voix par un roulement de tambours t