‹ Rochefort?Chapitre 90 sur 112 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

ipressioa? d'ensemble de RocheforL, Il la siluation. — u Le» dessous de 1' Gnease ■, • Les Morts > .

Rochefort, du moins, avait le mérite de Is îu'il mentît ou qu'il dit vrai; par exem] 'Intransigeant du 1" novembre, sous le tilr Dessous de l'Arrêt «. -

i, — Tons les atouls soot maintenant dans le jeu de

Ilm'a semblé que beaucoup de nos conrrèies pas sondé dans toute sa prorondeur la noin tesse des sons-dreyfusards de la Cour de cassa

Plusieurs journaux paraissent croire à um Eotemal taillée, ne donnant tort ou raison i qni crient : « Vive l'Allemagne !» ni à ceux, qi

Vive la France I •

C'est, à mon avis, une grosse erreur.

L'arrêt d'avant-liier a été combiné entre le le Syndicat, de telle façon que tous les ati Dainlenant dans le Jea des traîtres et qu'il i |U3nn seul dans le nûtre.

effet, la cour avait le droit de prononce ■ioD sans enquête; mais, sons peine de forfaitu

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et manifeste, elle eût été obligée de renvoyer l'accasé devant un conseil de guerre, attendu que, n'ayant pas eu communication du dossier secret, il lui était impossible de se déclarer suffisamment renseignée pour décider l'annulation de la procédure, sans renvoi devant une nouvelle juridiction.

Or, un second procès, c'était une seconde condamna*' tion : les preuves de l'infamie du gredin de l'île do Diable se chiffrant par centaines.

L'unique procédé pour éviter ce dénouement, c'était donc,' pour les magistrats complices du traître, do prétexter la nécessité d^un supplément d'infornaations, qui leur permit d'entreprendre et de diriger eux« mêmes une instruction devant aboutir, en vertu da fameux article 445 de la loi de 1895, à la libératioo pure et simple de leur protégé — lequel est en mèmej temps leur bienfaiteur.

Cette décision leur offre, en outre, Tinappréciabld; avantage de se faire livrer par l'autorité militaire tonte la partie du dossier ayant trait à la défense de nor frontières comme à notre service d'espionnage, droit que ne leur conférait pas la revision, non précédée d'enquête.

Et remarquez ceci :

Une fois les documents secrets remis à la cour, elle est tenue de les verser au dossier public, actuellement entre les mains de M* Mornard, avocat de la famille Dreyfus. i

M"" Mornard a qualité pour l'exiger, et certainement! il l'exigera. 1

Des mains de ce dernier, ces pièces, que le salut dei l'Etat oblige à soustraire à tous les regards, passeront dans celles de madame Dreyfus, du frère Mathieu etda beau-père Hadamard.

Autant les coller tout de suite sur tous les murs des trente-six mille communes de France et même d'Aile* magne.

Et comme c'est ce résultat que poursuivaient les

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vieux Delesvaox de la cour suprême, ils ont naturellement rendu l'arrêt, grâce auquel ils étaient sûrs de l'obtenir.

pi. — Le refus d'accorder à Dreyfus la « suspension de la peine » est une nouvelle concession à l'opinion dreyfusarde.

Plusieurs confrères qui, comme nous, défendent la (aose de notre pays, ont en outre cru pouvoir triom-

)her du refus apporté par les malandrins de la cour à [la « supension de la peine ».

Qa*ils me laissent le leur faire observer : cette aggra- ^^alion apparente dans le dispositif de la sentence n'est en réalité qu'une protection de plus 6Cccordée au sacrijpant.

Supposons que sa peine eût été déclarée suspendue : c'était sa mise en liberté immédiate.

Il quittait son rocher, soit ! mais seul, sans escorte, [•«ans agents de police ni gendarmes pour le défendre contre les poings qui se seraient abattus sur lui dès son lapparition sur la terme ferme.

Vous imaginez-vous Dreyfus s'embarquant tranquillement sur un transatlantique français pour aborder ensuite à Saint-Nazaire ?

Jamais la loi de Lynch n'aurait été plus radicalement et plus promptement appliquée.

Au contraire, en le maintenant là-bas jusqu'au jour où ses collaborateurs de la Cour de Cassation le feront revenir pour l'interroger, ils lui épargnent tous les dangers d'une exécution sommaire.

C'est en qualité de prisonnier qu'il nous reviendra, sous la surveillance prétendue et, en réalité, sous la protection de la force armée, qui le glissera la nuit dans l'entrepont de quelque navire ignoré, d'où il ne sortira que pour être transféré en pleine obscurité au Cherche-Midi, dans le plus cellulaire des paniers à salade.

Voilà comment l'ombre de satisfaction que les requins

du Syndicat se seraient intéressés à Turpin, dont ils n*ont jamais dit un mot.

Gomme le disait un député socialiste, dans une heure de sincérité : « Si Dreyfus avait été un ouvrier, personne ne se serait occupé de lui. »

Il y a eu évidemment un complot international, organisé par les Juifs et les protestants, et dont l'affaire Dreyfus n'a été que le prétexte.

Au moment où le partage du monde se prépare, où TAngleterre se dispose à proclamer son protectorat sur l'Egypte, il fallait que, la France fut impuissante, désarmée, divisée contre elle-même.

Il est clair que TÀngleterre n'aurait jamais osé nous parler ainsi insolemment qu'elle fait, il y a deux ans, au moment où la France fortifiée moralement par rÀlliance russe, relevait la tète au lieu de la baisser comme elle le fait aujourd'hui.

En fait, nous sommes à peu près au même point qu'en 1882.

ËQ 1882, les Juifs venaient d'organiser le Krach de l'Union générale, qui avait semé des ruines partout et jeté le trouble dans la France entière.

En 1898, c'est un Krach militaire que les Juifs nous ODt donné.

II. — Le crime de Méline a été de ne pas faire arrêter Scheurer-Kestner, Monod, Qrimaux, etc.

Gomme en 1882, c'est Rothschild qui dirige tout.

C'est dans le cabinet de Rothschild qu'à été signé le traité par lequel étaient cédées à TAngleterre les actions du canal de Suez qui appartenaient au khédive, ce qui fournissait à l'Angleterre une occasion et un titre pour intervenir plus activement dans les affaires d'Egypte.

Ce détail n'a jamais été contesté et, dans son journal, un ancien attaché à l'ambassade de Londres nous a même raconté la conversation qu'il eut à ce sujet avec

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qui lui donna le chiffre de ce qae cette ait rapporté. |

lothBchitd, les journaux allemands euxgent de nous l'apprendre, qui mène 11 Duree qui repose sur la capitulation delà affirme-t-on, par Delcassé, sur ledésai Marchand et l'abandon de Fachoda. 1 it fidèle à son type, il a toujours trahi, I augmentera, avec notre reculade àFa- 6 d'une famille, qui a commencé avec le , erloo.

élineqni, dès le débat, a été au coaraot f, a été de ne pas intervenir, quand il mps d'étouffer dans l'œuf l'œuvre de 1 sant arrêter les organisateurs, les me- | les commanditaires, l'armée ont eu la sensation de ce qui se

nme des voyageurs qui sont pODrsyivis qni trompent ceux qui les assaillent, en les allumettes ou en jetant des coaversments sur lesquels les loaps s'achar-

rs espéré qu'il se trouverait un ministre

Taire cesser la monstrueuse campagne

I l'armée.

Ltriote n'est pas venu.

)oar tous ceux qui ont été mêlés à cette

int serait arrivé de prendre une antre

it ce qu'il était humainement possible, rer des secrets qui intéressaient la dé-

. BU gré de leur réserve, il a admiré leur s outrages, mais, à mon sens, il estime la parole serait moins dangereuse que

III. — Les chefs de Tarmée doivent, cette fois, produire les preuves irrécusables de la culpabilité de Dreyfus.

Ce silence, d'ailleurs, serait plus significatif encore qae la parole, il aarait seulement des inconvénients plus graves.

En parlant, les chefs de l'armée diraient :

« Une bande de Juifs nous a forcés à divulguer ce qui ne devait pas être divulgué. Que toute le responsabilité retombe sur eux I »

Eq se taisant, les chefs de l'armée diraient :

« Cinq ministres de la guerre ont déclaré qu'ils avaient des preuves irrécusables de la culpabilité de Dreyfus. Mis au pied du mur, ils ont été forcés d'avouer que ces solennelles déclarations n'étaient que des arguments de tribune et qu'ils n'avaient aucune preuve. »

On devine l'effet que produirait un tel aveu.

Ce serait l'effondrement militaire de la France.

Ayons la franchise de le dire : les généraux ne seront plus dans leur rôle, étant donné les circonstances actaelles, en se bornant à répéter :

« Si nous parlons, c'est la guerre et nous avons une telle peur de la guerre que nous préférons nous déshonorer que de parler. »

II est douteux d'abord que la guerre éclate à propos de cette affaire dont les Allemands, grâce aux Juifs leurs complices, ont déjà tiré tout ce qu'ils pouvaient tirer au point de vue de l'abaissement de la France.

En tout cas, ce n'est pas à des généraux à tenir ce langage.

Qu'un ministre de la guerre ou un chef d'état-major prévienne confidentiellement un président du conseil des dangers que peuvent présenter certaines révélations : c'est son devoir; mais, si ce président du conseil passe outre, le général n'a pas à se montrer plus pacifique que le civil.

Avec les Brisson, les Sarrien, les Bourgeois, qui étaient des passionnés dreyfusards, depuis longtemps

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affiliés au complot, on pouvait redouter que les pièces du dossier, accablantes pour Dreyfus, fussent détruites ou volées.

Avec un nouveau ministère, les chefs de Tarmée peuvent, il me semble, exiger des garanties contre la canaillerie des Lœw, des Bard et des Manau.

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