‹ Rochefort?Chapitre 98 sur 112 · VI. — Je comprends, aojourd'hui, la Saint-Barthéiemy · texte numérisé non relu

VI. — Je comprends, aojourd'hui, la Saint-Barthéiemy

Sans doute, il est effroyable de penser qu'un syndicat de Jaifs et d'Allemands nous force à divulguer ainsi ce qui devrait être à l'abri de tous les regards, puisque le salut de la patrie en peut dépendre ; mais, comme il arrive souvent, le bien peut sortir, cette fois encore, de l'excès du mal.

Les Juifs, qui, s'ils étaient restés dans l'ombre, nous auraient joué toutes sortes de vilains tours au moment d'une guerre, seront infiniment moins dangereux maintenant qu'ils ont jeté le masque et qu'ils ont montré ce ce qu'ils étaient réellement.

Un magistrat me disait, il y a huit jours :

c( Je n'avais jamais compris la Saint Barthélémy, je comprends aujourd'hui... »

— Et les massacres de Septembre? Groyez-vous que, si une guerre éclatait, les Juifs qui, en s'attaquant à l'armée, ont semé dans tous les cœurs des germes d'une indicible haine, d'une haine dont ils n'ont pas mesuré l'intensité, passeraient un quart d'heu e folâtre?

ROCHaFORT 18

LIVRB TROISIÈME

y a dans les événements actuels, je ne sais qnoiiie

térienx et de tragique.

semble qu'une force surhumaine ponsse les Iratlres

! révéler eux-mêmes et à se désigner au chSli-

inton lui-même s'agite si terriblement qu'il a M

1er le socle de son monument et qu'on a été obligé

9 restaurer.

l'est-it donc arrivé au farouche révolutionnaire, an

inaliste farouche et sanglant?

aura lu dans les journaux des passants les articles

Iemenceau,de Jaurès et de Ranc...

1 voyant ce que les Jacobins enjuivés ont fait de

) idée de patrie dont il fut le tribun inexorable et

âge, il aura été pris d'une telle colore, il aura teile-

t trépigné qu'il a à moitié démoli le piédestal sar

el l'ont juché des hommes qu'il aurait livrés au

rean s'ils avaient vécu de son temps.

'.s IroiR premiers Ibëmes de ce Iod^ factum sont

élayage de cette pensée, plus vteille que Piu-

ue : « le spectacle d'un honnête homme est

able aux dieux ».

:s dieux, c'est Drumont et ses collègues àe

mpe parlementaire ; l'ho'nnète homme, c'esi

tignac,

était l'invective initiale au « misérable Bard >,

Uayage aurait une médiocre saveur.

quatrième thème est plus intéressant.

anregistre (phonographe breveté Boubou, Barbeaux et G'") « l'opinion de tous les officiers » I

phonogramrae se résume en ces termes précis : Picquart a livré à l'Allemagne tous les secrets de t-rasjor français, dont il avait la clef. • convient de retenir ce pbonogramme.

aide à comprendre la psychologie spéciale à l'imirio du phonographe.

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Drumont tenait Cavaignac pour un honnête homme.

G^est une thèse.

Drumont tenait Pîcquart pour traître à sa patrie.

C'est une seconde thèse.

La vérité est autre : Picquart était un honnête homme.

La vérité est aussi que Cavaignac était un âne b&té ; et ce n'était pas des reliques qu'il portait sur son bât.

« Dis-moi qui tu estimes, je te dirai qui tu es. »

Ce vieux dicton permet de conclure.

La probité, l'intelligence de l'imprésario du phonographe étaient h Taune de Cavaignac.

Après avoir accusé Picquart de tous les crimes de trahison pour lesquels avait été condamné Dreyfus, et par-dessus le marché, de tous les crimes que V Intransigeant et la Libre Parole avaient accumulés sur le prisonnier de l'île du Diable, « Barbe à-Poux » introduisait dans la bouche du garde des sceaux Lebret des propos qui n'avaient rien de Plutarque, mais qui n'auraient pas déparé le langage de « Milord TArsouille ».

C'était le cinquième thème du factum.

Après avoir fait parler le garde des sceaux, Drumont le faisait chanter, d'un ton patelin:

«Rien n'autorise Jusqu'à présent à croire que ce Lebret soit aussi corrompu que Sarrien » I

Cette onctueuse litote était d'autant plus savoureuse, que Drumont avait précisément mis dans la bouche de Lebret cette apostrophe au président Loew et au conseiller Bard :

« J.-F., vous avez été déjà payés par le syndicat pour le rôle abject que vous avez joué. »

C'était en altérer la sonorité morale que ravaler son

ême dubitativement, au niveau du « cor-

rrlen ».

kccumuler les gros mots, Ossa sur PelioD,

ncher d'un monticule imperceptible.

is de la fable l'aurait fraoctii d'une haleine.

înture Lebret était aussi corrompu que

liiez donc vous âer au crédit de ce bel

cnsant k son tour le président Loew et le

Bard.

verbiage pour rien I

s de plus, le galimatias de Drumont était

r h tout sentiment honnête >, selon son

•dict touchant Lebret.

nis deCaen », qui avaient snggéréce thâme

E»oux » prisèrent-ils la sauce à laquelle il

ccommodé 7

ent de laisser en suspens ce problème culi-

it terminait son thème par la réminiscence it-Barthélemy et des massacres de Sep-

pour accommoder ■ à la mode de Gaen » les

es Bard, les Sarrien et les Lebret, sans

icquartf

, pas sûr, et il ne faut jurer de rien en

atière.

mt les massacres de Septembre avaient vu

mrs des femmes se repaître des entrailles

ctimes.

t, s'il avait eu à l'esprit ces actes de canni-

ivait du moins enveloppés sous une forme

Il dans ses habitudes ; aussi vaut-il mieui 1 n'y avait pas pensé, plume, le rapprochement des massacres

•f^^if^ T-i^^H^'^:'^ y- --^jy^-HW-WB-

de Septembre avec « ses amis de Gaen » n*était pas plus méchant que le reste de Tarticle.

Le même jour, dans V Intransigeant du 5 novembre, Rochefort publiait : « Au dehors et au-dedans» :

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