SCÈNE II
ANTIOCHUS
Les plus doux de mes vœux enfin sont exaucés. Tu viens de vaincre , amour ; mais ce n'est pas assez : Si tu veux triompher en cette conjoncture , Après avoir vaincu , fais vaincre la nature , Et préte-lui pour nous ces tendres sentiments
1 «Elle voulait tout à l'heure tuer Cléopàtre, et à présent elle lui est soumise. Et qu'est-ce qu'un secret qui fait régner ? » {Voltaire,)
S « Il est absolument impossible de mourir alBigé et content. » (Voltaire.)
3 Yoliaire ne veut pas qu'on puisse dire : « Ingrat à ce cœur qui vous aime. » II a tort de proscrire une locuiion qui unit la clarté et la vivacité. Racine n'a-t-il pas dit {Androm., act. V, se. i;, avec plus de hardiesse et non moins heureusement :
Muet à met napin , tranquille à m— «iMniiM.
4 On dirait aujourd'hui : Ne me revoyez qu*avee. Ce n'est pas la faute de Corneille si on a depuis proscrit cette forme plus énergie que de négation qu'il emploie.
AGTR IV, SCËNE II.
Que ton ardeur inspire aux cœurs des vrais amants , Cette pitié qui force , et ces dignes faiblesses Dont la vigueur détruit les fureurs vengeresses \ Voici la reine. Amour , nature, justes dieux. Faites-la-moi fléchir, ou mourir à ses yeQx^