ACTE IV, SCENE UL là
Je seos que Je suis mère auprès de vos douleui's '. C'en est fait , Je me rends , et ma colère expire. Rodoguoe est à tous, aussi bien que Tempire; Rendez grâces aux dieux qui vous ont fait Tatné ', Possédez-la « régnez.
ANTIOCHUS
moment fortuné ! i
trop heureuse fln de l'excès de ma peine! ^
Je rends grâces aux dieux qui calment votre haine. Madame , est-il possible?
CLÉOPATRE
En vain j'ai résisté , La nature est trop forte , et mon cœur s'est dompté. Je ne vous dis plus rien ; vous aimez votre mère , Et votre amour pour mol taira ce qu'il faut taire»
ANTIOCHDS.
Quoi! je triomphe donc sur le point de périr!
La main qui me blessait a daigné me guérir ! -
CLÉOPATRE
Oui , je veux couronner une flamme si belle.
Allez à la princesse en porter ia nouvelle; Son cœur comme le vôtre en deviendra charmé : Vous n'aimeriez pas tant si vous n'étiez aimé.
ANTIOCHUS
Heureux Antiochus! heureuse RodoguneM
Oui , madame , entre nous la joie en est commune.
1 « Cela n'est pas français ; il fallait dire : vos dùuUun mê fatti êtntir que je suis mère. » {Voltaire.) Le critique multiplie à plaisir les famés de français. La ligne de prose au'il oflfre en échange d'un beau vers esi correcte ; mais le vers qu'il sacrifie esc correct aussi, ei de plus poétiaue. Pourquoi ne dirait-on pas aiiprét de voê douleurs , comme on dit en présence de vos douleurs.
2 « Je suis encore surpris du peu d'effet que produit ici cette déclaration de la primogéniture d'Antiocbus ; c'est pourtant le sujet de la pièce, c'est ce qui est annoncé dès les premiers vers comme la chose la plus importante. Je pense que la raison de l'indifférence avec laquelle on entend cette déclaration, est qu'on ne la croit pas irraie. Cléopàtre vient de s'adoucir sans aucune raison ; on pense que tout ce qu'elle dit est feint. » (Voltaire.)
Z « Quoi ! après qu*elle ne lui a parlé que d'assassiner Rodogune. après avoir voulu lui faire accroire que Séleucus Ta luée , après lui avoir dit : périssez, périssez I elle lui dit que ses larmes ont de l'intelligeDce dans son cœur ; et Antiochus la croit! Non , une telle crédulité n'est pM dans la natore. Antiochus n'a jamais dû avoir
Alleidoiie;eeqttld vnos perdez de momenl»
Sont anUBt de lardp» k vo$ cooteotemems.
Et ce soir, destinepour la cérémonie.
Fera Toir pleioeinent si ma haine est fini^.
Et nous toos ferons jqir tous ijfi» désirs bornés A TOOS donner eAqiQiiji dm »ûeu. covonnés.
SCÏNÇ IV.
GUtoPsàTlE, LACMeS.
LAOfflCK.
i ce grand conrase a Tainco sa colère.
CLÉOPATBE.
Que ne peut point un jlls sur le coeur d*inie mère!
LAONICE
Vos pleurs coulent encore , et ce coeur adoucU..
Envoyez-moi son frère , et nous laissez ici.
Sa douleur sera grande, à ce que je présume; Mais j*en saurai sur liieure adoucir l*amertume. Ne lui témoignez rien : il lui sera plus doux VwppwMàg^ loui de omî^ qn% ne auni de v9«w«.
pla» de défianpe, et il n'em témoijgne aiumoe : il devrait «u moins dénuder ai le diaDgement inopuiA dé sa mère est bien Trai; il detrait dire : $U-il pouibU q%u cota aoyM tout autre et\ un fno> WÊÊÊkt ! mrairr$ê q$h* hmrwHP ? etc.; mais point ; U s'écrie tout d'un ooop;. wummit (ofUmé! é trop It^ttMi»* fin,! Plus j'y réfléfilu^ e( Bioiiui. j« umim «eue «oèoe o«nkreU«u » ( roZiatr «.),