‹ Rodogune, princesse des Parthes, tragédie: TragédieChapitre 49 sur 58 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

aËOPATRE.

Enfin , grftces aux dieux , j'ai moins d'un ennemi '• La mort de Séleucus m'a vengée à demi; Son ombre ^ en attendant Rodogune et son frère Peut déjà de ma part les promettre à son père*. Ils le suivront de près, et j'ai tout préparé Pour réunir bientôt ce que j'ai séparé.

toi , qui n'attends plus que la cérémonie Pour jeter à mes pieds ma rivale punie , Et par qui deux amante vont d'un seul coup du sort Recevoir Tliyménée, et le trône, et la mort.

Poison , me sauras-tu rendre mon diadème ?

Le fer m'a bien servie, en feras-tu de même?

Me seras-tu fidèle? Et toi , que me veux-tu «

i « n B*Mt p^nt 4« MTpMit ni d« m«iislr« o4I««e Qni , par l'art imité . ne pulu* plair* aax JMS.

li faut bien que cela soit ainsi , puisque le publie écoute eneore, non sans plaisir, ce monologue. Je ne puis trahir ma pensée jusqu'à déguiser la peine qu'il me fait : je trouTO surtout cette excla> nation , grâce* awc a\9ux , aussi déplacée qu'horrible. Grâces mue diewt.je viens d*égorger mon j^U, de qui je n^avaie nml tvhjet de me plaindre 1 mais enfin je conçois que celte détestable fermeté do Cléopàtre peut attacher, et surtout qu'on est très-curieux de savoir comment Cléopàtre réussira on succombera : c'est là ce qui fait, à mon ayis, le grand mérite de cette pièce. >• ( Voltaire.)

S H D« ma part est une expression familière ; mais, ainsi placée, elle devient Hère et tragique : c'est là le grand an de la diction. Il serait à souhaiter que Corneille l'eût employée souvent ; mais il serait à souhaiter aussi que la rage de Cléopàtre pût avoir quelque excuse au moins apparente. *» (Voltaire.)

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