‹ Rodolphe Töpffer, l'écrivain, l'artiste et l'hommeChapitre 2 sur 37 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Mais tout cela ne suffit point encore, et la physionomie (le l’auteur du Presbytère ne se d(igage pas assez nettement, assez complètement. Il faut pénétrer plus avant, entrer dans l’intimité même de l’homme au moyen de ses lettres où il se livre tout entier. Ces lettres jusqu’ici conservées avec une sorte de vénération par la famille et les amis de Tôpffer nous les possédons maintenant.

Qu’il nous soit permis de lemercier chaleureusement M'ies q^opffer, üerpin, Chenevière-Munier, MM. William de la Rive, Pictet de Fernex, Adert, Étienne et André Duval, Ch. Le Fort et Roger de Bons, qui ont bien voulu nous confier ces trésors épistolaires. Ils ne s’en sont point tenus là ; estimant que chez Tôpffer l’écrivain ne saurait être séparé de l’artiste, il nous ont autorisé à reproduire quelques paysages de lui qu’ils avaient aussi soigneusement gardés dans leurs portefeuilles *. Ces dessins à la plume, ces lavis, et le beau portrait de Tôpffer par Massot ne seront pas les moindres attraits de ce volume.

C’est donc grâce aux amis de Tôpffer que notre ouvrage paraît. A peine avions-nous parcouru quelques pages de ces lettres inédites, que la figure de l’écrivain nous sembla revivre dans sa grâce malicieuse et souriante. 11 se défiait des biographes : « Tout cela est faux, disait-il, faux comme (( une épilaphe. Biogra[dies et peintres composent une « figure â plaisir, sur un modèle qu’ils se sont eux-mêmes a forgé, choisissant certains traits de la réalité, omettant

‘ M. le docteur 11. Gosse en particulier nous a permis de puiser dans sa riche collection.

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