S III
Manuscrits anglais. — Depuis que Jebb a écrit sa Préface, des catalogues nouveaux out été publiés; les bibliothèques anglaises se sont augmentées de nouvelles acquisitions ; leurs richesses, mieux classées, sont devenues plus accessibles, et on peut consulter beaucoup de manuscrits inconnus au savant éditeur. Le Musée britannique et les bibliothèques d'Oxford offrent surtout de précieuses ressources.
La bibliothèque Cottonienne renferme quatre manuscrits de R. Bacon.
Julius d. V. De utilitate scientiarum. C'est une partie de YOpus maJMs; le manuscrit a plusieurs feuillets à demi brûlés; il serait à consulter pour une nouvelle édition de YOpus majus. On y trouve joints quelques fragments, à savoir: Epistola de pende» ribus, qui est une des trois lettres à Jean de Paris ; de Colore fa» ciendo, recette pour faire de Tencre verte; de Modo projectionis, une autre lettre à Jean de Paris déjà citée à propos du Thésaurus chemicus, et qui ailleurs est intitulée de Separatione ignis ab oleo,
Tiberius c. V. Ce manuscrit renferme trois ouvrages principaux, dont récriture parait remonter au xv® siècle. Ce sont: 1® VOpus tertium, tel qu'il existe à Douai, sauf quelques chapitres en plus; ^0 isi lye partie de VOptis majus, sur les mathématiques; 3^ un «H autre écrit intitulé Opus minus, et qui jusqu'à présent n'a jamais
été étudié. Ce fragment très-important, du folio 120 à 150, n'a rien de commun avec VOpus minus. Nous lui assignerons plus tard sa place.
Vespasianus a. II. C'est un calendrier extrait, dit ce manuscrit, des Tables de Tolède, avec cette date 1297 et des figures arabes. On ne sait trop pourquoi cette œuvre peu importante est attribuée