Ç8 ROGER BACON
à R. Bacon, mort avant cette année. Oudin en avait déjà fait justice (*).
Julias f. VII. Vieux manuscrit d*un format trës-étroit. Au folio 175 commencent plusieurs fragments d'une très-courte étendue. Le premier est intitulé: De Diversitate linguarum Rogeri Baco ordinis Sancti-Francisci a(2 Papam clementem. Le second (folio 178), Déclaratio effectifs verœ mathematicœ in quarta parte operis majoris Rogeri Baconi, est un extrait de TO/ifix majus. Le troisième (folio iSO)^ de Moribus hominum secundum complexionem et cùnstellationeSf appartient à la même partie du même ouvrage. Enfin, au folio 186, un autre fragment sans titre n'est rien autre que la I'^ partie du même Opus. Il n'y a donc à rendre compte que du premier: « Manifesta laude et declarata utilitate cognitionis grammaticse et linguarum hebreae, gracœ et arabicae, etc. » C'est le début de la Grammaire grecque signalée à Douai et que nous retrouverons à Oxford.
La bibliothèque royale nous a offert aussi quatre manuscrits (*). 7 f. VII. Magnifique volume en vélin, à deux colonnes, d'une écriture gothique très-ancienne. On y trouve plusieurs fragments de notre auteur: 1<^ la IV® partie de VOpus majus sous ce fauxtitre : Pars quarta eompendii studii theologiœ; ^^ Descriptiones iocorun (folio 82 à 125), c'est la suite de cette IV® partie; 3^ de Visu et speculis, c'est la Perspective, sauf quelques changements (125 à 131) ; 4^ de utilitate astronomiœ^ c'est toujours la suite de YOpus (page 237) avec cet autre titre : Tractatus de corporihus ccelestibus (133 à 140); b"" de laudibus mathematicœ (141 à 152), mêmes idées que dans la IV® partie de VOpus; c'est une autre rédaction du même sujet ; 6® Compendium studii theologiœ ( folio 153) : c Incipit compendium studii theologiœ et philosophiœ et habet duas partes principales. > C'est le dernier ouvrage de Bacon ; il porte une date certaine. Au folio 154, on lit : c Pauci igitur fue- » runt qui digni habiti sunt in philosophia prima Aristotelis, res-
(^) Tome m, p. 196.
(*) Coiley'i Catalogue,
» pectu multitudinis latinorum, imo pancissimi, et fere nulli, usque > in hune annum domini 129^. » La première partie manque presque en entier. Il y a évidemment entre les folios 154 et 155 une longue lacune qui a échappé à la personne chargée de la pagination. La seconde finit brusquement au folio 161, sans être complète (^). Au folio %1 se trouve un court fragment de dnq colonnes intitulé : Quintapars compendii theologiœ, fausse attribution, comme on le verra bientôt. Enfin, au folio 165, débute un ouvrage intitulé: Liber naturalium R. Bacon, c Hoc est volumen naturalis philosophiae, in quo traditur scientia rerum naturalium secundum potestatem octo scientiarum naturalium quse enumerantur in se-^ cundo capitulo et habet hoc volumen quatuor libres principales, etc. » Cet incipit diffère de celui du manuscrit de la Mazarine, mais le texte est le même, à quelques variantes près, et nous reconnaissons ici le traité de Communibus naturalium. Seulement, il n'y a qu'un livre qui se termine à la troisième partie, tandis que le manuscrit parisien possède deux livres, dont le premier a quatre parties.
Royal library 8 f . 11. Au folio 167 de ce manuscrit à deux colonnes, d'une écriture fort ancienne et chargée d'abréviations, se trouve ce titre : De Morali philosophia Rogeri Bacon; c'est la septième partie de VOptts majus. Malheureusement, des six livres qu'elle avait, on n'en retrouve que trois dans ce manuscrit, et l'ouvrage finit au folio 179.
Royal library. 11b. XII. Manuscrit in-4<> sur vélîn, écriture gothique. En titre : « Compendium legis christianœ canonis sacri super quarium sententiarum doctoris résolut! Baconis. » Ce titre de c doctor resolutus > nous avait déjà mis en défiance; le texte de ce long ouvrage, qui n'a pas moins de 231 feuillets, a achevé de nous convaincre que le catalogue l'avait faussement attribué à Roger; et il est probable qu'il appartient à Jean Baconthorpe, souvent nommé Bacon. Cependant, il faut dire qu'en comparant le texte à celui du commentaire du Prince des Averroîstes sur ce
(^) Il s'en retroave une copie toate semblable an collège de l'Uniferiité, k Oxford.
même livre, nous n'avons pu reconnaître Tidentité des deux ouvrages (*).
Royal library 7 f. VIII, in-folio. Au feuilleta, se trouve De mul" tiplicationœ specierum tractains, et plus bas : Parsquinta de cornpendio studii theologiœ. Ces deux titres sont également exacts : c Acto prologo istius quinte partis hujus voluminis quam voco corn- » pendium studii theologise, in quo quidem comprehendo in summa » intentionem totius operis, extra partem ejus signans omnia im- ^ pedimenta totius studii, et remédia, nunc accedo ad tractatum
> exponens ea quae sunt necessaria theologiae de perspectiva et de
> visu. » Au folio 13, commence le traité même que Jebb a intercalé dans YOpus majus, page 358; il renferme quelques lignes de plus. Au folio 47 : < Perspectiva quœdam singularisa hictractatus sequatur tractatum demultiplicatione specierum >, et plus bas : c Perspectiva R. Bacon, liber secundus. > C'est la cinquième partie de YOpus. On voit quelle variété de titres désigne un seul et même ouvrage. Au folio 99, commence un livre important et complet, Tun de ceux qu'il serait le plus facile de publier : Compotus fratris Rogeri (le 9om de Bacon se trouve gratté, comme en presque tous les anciens manuscrits). « Omnia tempus habent, et suis spatiis transeunt
> universa sub sole, ut Salomon testatur, etc. > L'ouvrage se divise en trois parties, qui finissent au folio 191 ; c'est un traité astronomique sur le comput, dont la date certaine est l'année 1263 (^).
Collection Hans Sloane (^] . Cette collection contient une douzaine de manuscrits de Bacon, la plupart sans importance, quelques-uns pleins d'intétêt.
Le n° 2156 renferme (folio 1) un traité intitulé : Perspectiva. C'est la perspective de YOpus; la date de la copie est consignée : anno christi 1428 (folio 40); le Tractatus de multiplicatione,
. (^) Johanneê Baeonui, Averroùiarum principe, t. Il, p. 69. Veoetiis, 1536.
(*) Les bibliographes anglais attribuent à Jean Basingestokes un traité intitulé : De eoncordia evangeliorum, et citent le débat : t Omnia tempus habent et suis spatiis. » C'est précisément celui dé Bacon. 11 y a ici quelque confusiou, comme on en rencontre tant chez ces auteurs. (V. Balée, p. 301; Pits, p. 3S5.)
C) Aiicough'ê manmeripu. ...
SA VIE ET SES OUVRAGES. 7t
tel que Jebb Ta pablié. On lit à la fin : < Finis despeciebusR. Bacon, anno 1438, die 27 martii qui tune erat vigilia Pascse. » Au folio 74, commence un fragment plus important détaché d'un grand ouvrage aux parties duquel Tauteur renvoie fréquemment : c Hic incipit volumen verœ mathematicœ habens sex libres. Primus est de communibm mathematieœ et habet très partes principales. » C'est ce premier livre seulement qui se trouve reproduit, et encore finit-il incomplet au milieu de la seconde partie (folio 97.) Ce seul ouvrage de mathématiques de Bacon qui nous soit connu n'est pas à dédaigner ; nous lui assignerons sa place dans les œuvres de notre auteur. Au folio 117, se trouve le De potestate artis et naturœ. Sloane, 276, grand in-4<^, sur papier. « Incipit liber fratris Rogeri
> Bachonis, iie naturis metallorum et ipsorum transmutatûme ;
> potest etiam dici, incipit brève breviarium et breviloquium al- » chimiœ. Ars alchimiae duo principaliter considérât. » C'est l'ouvrage reproduit dans le manuscrit de Saint-Germain, 1 153, et imprimé dans le recueil sanioris medicinœ, etc., p. 136 (78 feuillets.)
Sloane, 3506 : Spéculum alchetniœ; c'est une traduction anglaise de cet ouvrage.
Sloane, 2629, petit in-32. Malgré les titres pompeux, ce sont quelques extraits, des réflexions sur Bacon, parfois même en anglais. On lit, par exemple, au folio 21 : Moralis philosophia, et à peine dix lignes de texte; plus loin : Traetatus de scientia expe^ ritnentali, quelques passages de la sixième partie de VOpus fnajus; à la page 478, quelques lignes d'alchimie : De lapide philosophorum, c'est-à-dire les cmq derniers chapitres du De mirabili potestate. Il en est de même du n° 2170, simples extraits en anglais; du n" 3884, qui contient un liber necromanticœ, qui semble apocryphe ; du n^ 3833, qui n'est pas de Bacon, et renferme un thésaurus spirituum secundum Rogerum Baconem. Le n» 2320 contient un traité intitulé De famulatu philosophiœ , également apocryphe, comme on le verra bientôt; le n**3744, un traité : Errores medicih rum, dont il sera question plus tard; le n<^1734 : Mendacium primum et secundum et tertium. Ce sont les trois lettres- à Jean de Paris, a^ 513. Idber secretorum^ dernière partie du Demirabili;
is9 692, un fragment d*alchimie très-contestable, intitulé : Finalis eanclusio; le n® 342 (page 518), renferme des extraits des Boge- Tina major et minor, qui n'appartiennent pas à R. Bacon.
Le catalogue de la bibliothèque Harléienne ne signale que deux manuscrits de notre auteur : les n^* 2269 et 2528, et ils ne renferment rien dMmportant ni même d'inédit. Le n® 8528 (art. 111] nous présente les trois lettres sous ce titre : Bogerus Bacon Johannâ Parisiensi salutem (folio 174). Au folio 185, il y a encore un Speeulum cUchemiœ^ qui commence en ces mots : c Spéculum alchemiœ quod in corde meo figuravi, • et qui ne ressemble en rien à celui qui est publié; il est difiScile de décider s'il appartient réellement à Bacon. On trouve, à côté, plusieurs pièces d'Àrnauld de Villeneuve, et peut-être le Spéculum est-il l'œuvre de ce dernier. Le n» 2269 (art. 1) est une collection de thèmes astrologiques sur différents sujets. Le nom de Bacon se trouve en tête de ces ridicules éiucubrations, dont le texte est en anglais, et qui sont, d'après le catalogue lui-même, faussement attribuées à ce grand homme.
Additional manuscripts, 8786 (^), in-12^, format très-large, sur parchemin, portant en titre : Rogeri Baconis, Opuscula physica. En réalité, ce manuscrit renferme plusieurs fragments. Le premier est le même que celui dont nous avons vu le commencement dans le 7 f. VII de la bibliothèque royale, page 221, sous ce titre : Pars quifUa compendii tkeologiœ. Au folio 21, autre fragment; c'est le même que celui du manuscrit de la bibliothèque impériale, 2595, « postquam habitum est de principiis, etc. > Puis viennent le Spéculum alehemiœ, et un extrait sans titres sur les sens (folio 62), Au folio 84 : c Inàpit tractatus de modis videndi. Quum pi^œcipuadclectatio vitae est in visu et coloribus, etc. » C'est un quatrième début de la Perspective de VOpus mqfus (page ^55) et un titre nouveau.
Additional manuscripts, n^ 15549 (']. C'est encore une copie du spéculum alchemiœ.
(t) Indea to thé additional manmcripti acquired in the years, 1783 1835. Manoscrit.
(*) Ann9X€$ îo the additUmcil manuietipti. Idem.
Dans la bibliothèque du palais de Lambefh, le catalogoe indique, sous les n^ 436 et 331, des opuscules de Bacon désignés sous ces mots : Bacon De arte mathematica, quatrième partie de VOpus majus, et De laude Sanetœ Scripturœ ad elemerUem papam, fragment do VOpus tertium.
La Bodléienne, le musée Ashmole et différents collèges d'Oxford possèdent ua 'assez grand nombre de manuscrits de notre auteur. Le plus précieux de ceux que nous y avons rencontrés porte la n®1819(Digb7,218), etestdésignéaussiau catalogue: Fragmenta ad clemerUem papam de laudibus matkemaiieœ. Au milieu de morceaux étrangers à notre auteur et de quelques fragments de VOpus majuSy il ne nous a pas été difficile de découvrir une bonne partie de VOpus minus. Ce manuscrit sur papier, dont récriture incorrecte est à moitié effacée et souvent illisible, est tout ce que nous connaissions de ce grand ouvrage de Roger Bacon , et renferme deux traités d'alcbimie, une exposition de VOpus majus et un opuscule curieux qui a pour objet les sept défauts de Tétude de la théologie, septem peccata studii theologiœ. C'est là à peu près tout VOpus minus (^]. Le n"* 1671 aurait aussi beaucoup d'intérêt si nous ne possédions le manuscrit de la Mazarine; c'est le traité intitulé : Communia naturalium. Le n"* 3705, folio 335, porte en titre : Operis minons pars tertia, seu potius preambulaiorium ad opus suum majus et minus. On y reconnaît un exemplaire de YOpus tertium en soixante-quinze chapitres, comme dans les manuscrits de Londres et de Douai; seulement, cette copie est plus ancienne, plus correcte, et en tons points meilleure que les deux antres. Au folio 185, on lit : « Fars quarta in qua ostendit potes- » tatem mathematicaB in sdentiis et rébus et occupationibus hujos > mundi. » C'est encore la quatrième partie de VOpus majus. Quelle confusion perpétuelle de titres et d'attributions 1
La Bodléienne conserve encore un traité considérable et jusqu'à présent inconnu, sous le n* 1751, avec ce simple titre : Summa Baconis. C'est, en effet, une somme élémentaire de physique sco-
<>) V. ei-dessoos, § IV.
lastique assez claire et assez précise; Faotear divise la philosophie en logique éthique, et philosophie rationnelle, morale et naturelle; mais il déclare s'arrêter de préférence à la philosophie naturelle, et examine le mouvement, le temps, le lieu, Téternité, le corps mobile, la couleur, le son. Tins, et enfin les facultés de Tâme.  la rigueur, il n'est pas impossible que ce traité soit de Roger Bacon; mais en tout cas aucune indication précise n'éclaire le lecteur et ne le rassure contre une erreur d'attribution. Les mêmes scrupules, encore mieux fondés, font aussi suspecter le n^ 1668 : liber uUimus summœ magisfrif Rogeri Baconis, insignifiant d^aiileurs; et même le n^ 1805 (mieux Digby,204), qui contient en quelques pages très-sëches iinesnmmula dialectices : € Introductio » est brevis et aperta demonstratio in aliquam artem vel scien- » tiam. Ârs est collectio multorum principiorum ad unum finem » intendentium. » C'est une nomenclature assez brève de définitions et de divisions. 11 faut dire pourtant que Léland, Balée et Pits s'accordent à reconnaître, parmi les œuvres de Bacon, un traité de logique en un livre, et en citent les premiers motsy qui sont ceux de ce manuscrit; en tout cas, ce traité, purement élémentaire et destiné à l'enseignement, ne parait pas précieux pour l'histoire des doctrines de Bacon. Le n^" 1677 (Digby, 76), acheté de la bibliothèque de Léland, offre dès la première page un assez long fragment de Bacon, sous ce titre : Compendii philosophiœ fraginentum de Bâchants opère. C^est ce même ouvrage qui, dans Je manuscrit de la Mazarine, fait suite au Communia naturalium. Il est désigné à la fin sous ce nouveau nom : Finis tertiœ partis de cœlo et mundo Rogeri Baehoms. Quelques pages traitent ensuite des cercles colorés qui apparaissent autour de la lune; et une écriture (rès-ancieune ajoute avec raison, semble-t-il : c Haec videntur de- > bere adjici ad finem magni voluminis Bachonis, De communibus » naturalium; » enfin, au feuillet 47, nous trouvons un fragment sur les mathématiques, suite du Liber verœ mathematieœ signalé à Londres, collection Sloane, 2156. Ces deux manuscrits réunis nous donnent donc le Communia mathematieœ, les généralités sur les mathématiques. L^auteur finit en ces mqts : c Sic parsprimae
* mathematicae in qaa communia prseposita sunt partibus speciali- > bus finem habet. » Enfin, citons, pour être complets, de la même bibliothèque, des fragments intitulés : De intellectuet intelligibili, De nutrimentOy De meteoris, De somno et vigilia [n^ 1701 et 1656], qui paraissent authentiques; un autre, sous ce titre : De invenHone cogitationis {n9 1673; Digby, 72), traitant de la ques* tion des signes ; de nombreux exemplaires de la Perspective et du De multiplications [n"^ 1678 et 1692); un ouvrage théologique. De veritate theologiœ in septem partes distributum (n® 2764, page 193); quelques fragments de YOpus majus (n® 3467); des ouvrages médicaux, comme les deux Rogerine (*) (2626, 3538, 4028) ; un Index simplicivm attribué à Bacon, on ne saurait dire pourquoi, et sur la foi d'un titre (3349) ; le traité De retardandis senectutis accidentibusCidild)^ édité à Oxford, comme nous lavons dit; le De speculis, publié par Combach (6651, 1672); des opuscules d'alchimie déjà connus et édités, comme le Brève Brevarium ou les trois lettres à Jean de Paris (n^' 1720] ; tous ouvrages qui n'ont aucun intérêt et se retrouvent d'ailleurs en d'autres lieux, ou même ont eu les honneurs de l'impression .
Parmi les manuscrits dits canoniques^ la bibliothèque Bodléienue possède, sous le numéro 334, un recueil assez intéressant. On y trouve d'abord, au folio 1 : De conservatione sunitatis et juventutis prœservatione , autore Rogero Bacono, vel Bacpno. C'est, sous un autre nom, le livre pubUé à Oxford sous le titre De retardandis, etc., plus une longue dédicace, où Bacon adresse son œuvre au Saint-Père. Vient ensuite, folio 21, un traité appelé Antidotarius; l'auteur a voulu, après avoir parlé des moyens de conserver la santé, traiter des antidotes ; sous ce prétexte, il donne une multitude de remèdes, et jusqu'à une recette pour faire repousser les cheveux ; puis un petit traité hermétique : De Graduatione rerum compositarum, qui se retrouve au collège du Corps-du-Christ. Au
(^) Ces deux Rogerina, major et minor, appartiennent ^ deux auteurs» et non pas à. Roger de Parme, comme le pensait Freind. L'un d'eux est un médecin nomme Roger de Baron. On comprend la confusion. (V. OBuoren d'àmbroite Paré, Introd., p. xxfiii; par M. Malgaigne; Bi$t, liu., t. XX, p. 533.)
folio 41, commence : « Tractatus de erraribtis medicorum^ secundum Fratrem Bacun de ordine minorum. » L^auteur y maltraite fort les médecins et les apothicaires de son temps, et il y a dans le ton un pea âpre de ses reproches, une grande présomption en faveur de Tauthenticité de rœuvre, d'ailleurs peu importante et tout entière contenue en deux feuillets ; le folio 53 nous donne : Alius tractatus ejttsdem Fratris Eogeri, exsiractus desexta parte compendii studii theologiœ, et sous ce titre nous trouvons un fragment de la sixième partie de VOptis inajus. En dernier heu on lit, feuillet 59 : Jncipit liber de consideratione quintœ essentiœ omnium rerum tronsmutabilium; in nomine domini nostriJesu-Christi, incipit liber de famulatuphilosophiœ evangelio domini Jesu-Christi et pauperibus evangelicis viris. L'auteur, qui est un Francbcain> déclare être entré dans Tordre à Toulouse, et ne peut être Bacon.
Dans la bibhothèque du musée Âshmole se trouve un manuscrit inscrit au catalogue général sous le n® 7617 (Ashmole, 14^23), et qui porte en titre: « Opus Roger Bacon. » Ces mots ne répondent à rien qui eu vaille la peine; on ht en tète : « Incipit opus commune Rogeri Baconi, » et ensuite quelques recettes pour faire de Tor. Ce petit traité de sept pages est aussi désigné dans la table : Roger Bacon de conclusionibus.
Deux collèges d'Oxford, celui de TUaiversité et celui du Corpsdu-Christ, possèdent des manuscrits de Bacon, dont M. Coxe a donné les titres dans son Catalogue des manuscrits conservés à Oxford (^). Le collège de l'Université conserve sous le n^ 47 une Grammaire grecque qui est de tout point conforme à celle que renferme le manuscrit de Douai, avec les mêmes lacunes, les mêmes remarques du copiste, et a servi sans doute de modèle à cette dernière; un Compendium studii theologiœ, qui reproduit le manuscrit de Londres (7 f. VII R. hbrary) avec toutes ses imperfections; sous le n^ 48 le Communia naturalium, dont voici par conséquent une quatrième copie, plus imparfaite que celle de la Mazarine; un Computm naturaliumy moins complet que celui de Lon-
(^) Catalogu» Ubrorum manuscriptorum qui a899rvantur in <Mli9 H eoUegUi 0»0' nienâibuM» 2 ?ol.
SA VIE ET SES Otn'RAGES. 77
dres ; sons le n® 49, un traité intitulé Mathemaficay ou Ton reconnaît cette quatrième partie de V'Opus inajus si souvent reproduite, scientia experimentalis^ sixième partie de VOpus majus; de Cor^ porilms cœlestibus, traité qui se trouve à la Bodléienne sous le titre de Fragmentum compendii theologiœ (Bodléienne, 1679) et dans le manuscrit de la Mazarine; une copie de YOpus iertwniy les lettres à Jean de Paris, sous le nom de Separaiione ignis ab oleoy tractatus dé sphera, perspectiva. Le collège de FUniversité ne renferme que le petit opuscule de Erroribus medicomm^ traotalîis de graduatione rerum compositarum, etc. En somme, rien qu'on ne rencontre ailleurs.