‹ Roger Bacon, sa vie, ses ouvrages, ses doctrines, d'après des textes inéditsChapitre 49 sur 53 · S90 A6(^BA BACON · texte numérisé non relu

S90 A6(^BA BACON

traitail : De ctÉlestibns. Pois, dans le ebapitre ni, 3 critiqué la définition de la nature par Boèce. Enfin, la distinction cinqnième traite de tontes les espèces de causes ; de la fameuse division en causes formelle, matérielle, eflSciente et finale, et des huit modes de ces causes; puis des causes accidentelles ou du hasard, et se termine par une comparaison entre la cause finale dans la nature et dans la science : c Finis imponit necessitatem rébus quae snnt in fine; non tamen sic est in doctrinis et scientialibus; nam conclu* sio quœ est finis non imponit necessitatem principio. >

La troisième partie a pour objet le mouvement, le temps, le vide, le lieu; c'est en un mot de la pure physique scolastique : c Postquam in prima parte hujus libri primi de communibns naturalium, determinatum est de efficiente naturali, et in secunda parte de materia et universaliter de causis naturalibus; nunc in bac parte tertia dicenddfn de motu et bis quae pertinent ad ipsum. » Bacon s'évertue alors à éclaircir la définition d^Aristote : c Motus est actus imperfectus; » ou bien cette autre : < Motus est actus exis-* tentis in potentia secmidum quod hujus modi, id est secundum quod est in potentia ad aliud, non secundum quod aliquid est in actu proprie. » Il s'aperçoit de Tobscurité de cette définition, place le mouvement dans la catégorie de la qualité, malgré Aristote, qui Ta mis dans celle de la quantité, et surtout s^emporte contre Averroès, qui a confondu le mouvement avec la nature du mobile. Il passé ensuite au temps, et distingue l'éternité créée, qu'il appelle cBvum, de l'éternité incréée. Il signale, chemin faisant, qu'il ne s'astreint pas à suivre Aristote : t Aristoteles propter modum prosequendi positiones philosophorum tenuit alium ordinem ; sed quia multa fùerunt rationabilia in temporibus suis propter nobilitatem positionum et pr^sentiam auctorum illarum, et modo absurda sunt, ideo non oportet nos quserentes mentis sôliditatem imitari Aristotelem in omnibus. ^Puis il relève une seconde erreur d'Averroès : c Mirum est valde quo Averroes cecidit in errore de tempore, quod sit in anima, quum ipse fuerit multum litteratus homo ; sed aut mala tl*anslatio et vitium translationis fuit causa hujus errons apparentai*, Àut ipse hic erratit, sieut fn aliis multis locis. > Il nous

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révèle aussi que Tidée d'une àme du monde avait encore des adep v tes à cette époque : % Phantastici dicunt quod hi articuli (une opinion d^Aristote opposée à celle d^Âverroès) procédant de anima hominis vel bruti, sed non de anima inundi. Sed primo non habent ab Âristotele animam mundi, sed a Platonicis quos impugnat Âristetelés ; secundo secundum veritatem non est anima mundi, etc. * n continue ensuite en expliquant ce qu?il £aut entendre par Punité du temps, et revient à chaque instant sur cette idée qu'Âristote n'a pas tout dit, ni tout su. Tel est le résumé de la première distinction. La deuxième traite du lieu et du vide, et achève la troisième partie du livre.

La quatrième a pour titre : De productione rerum in generaii. Il y est question de la génération, des degrés de la forme substautieUe ; on examine si cette forme s'engendre instantanément ou dans un temps mesurable, etc.; puis on passe en revue tous les objets soumis à la génération ; d'abord les éléments, ensuite les mixtes, puis les animaux, et enfin les hommes. Au milieu de questions oiseuses, on trouve dans cette partie d'intéressants renseignements sur quelques problèmes de psychologie, dont on a vu Texposition dans la troisième partie de cet essai.

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