‹ Rois et serfsChapitre 25 sur 87 · III, p. 10 suiv · texte numérisé non relu

III, p. 10 suiv

2. (A. outre Mignon, à la table, Lemaire, Archives anciennes de la ville de Saint- Quentin, I, p. 136, n« 145.

3. Bernardus Jacobi. C'était un Florentin, cf. Journaux du Trésor de Charles 7 V, c. 9101.

des manuinissiuns ou franchises accordées dans le bailliai^e ^. Cinq ans plus tard, en février 1296, Bernardo Jacopo remplit de nouveau le même ofïlce ; la double source des recettes est la même ^. Ainsi deux lois au moins, parmi les expédients divers dont Biche et Mouche se firent les receveurs, figurèrent les affranchissements de serfs.

Ces banquiers étaient-ils personnellement munis des pouvoirs nécessaires pour traiter avec les hommes de corps, et leur octroyer la liberté ? Ce n'est pas probable. Nous ne connaissons leur rôle dans les manumissions du Vermandois que par deux mentions, très brèves et très sèches, dans un inventaire. Mais nous suivons mieux une opération analogue, qui s'accomplit au même moment dans la même circonscription et à laquelle ils furent également mêlés. Elle peut nous servir de point de comparaison. En 1295-1296 le roi, pour tirer de l'argent des communautés rurales du pays laonnois, imagina de leur vendre l'exemption d'une obhgation judiciaire assez onéreuse, l'appel volage ^. Il chargea des négociations nécessaires deux délégués, qui furent deux fonctionnaires de carrière, l'archidiacre de Bruges Etienne de Suisi et maître Gilles Camehn *. Mais les sommes versées furent encaissées par Biche et Mouche et transmises par eux au trésor. Les comptes fournis à l'administration centrale furent présentés par eux ; ils paraissent seuls chez Robert Mignon. On procéda sans doute de la même façon pour le rachat de la servitude. Le roi désigna des commissaires ; nous ignorons leurs noms, comme nous ignorerions ceux d'Etienne de Suisi et de Gilles Camelin, si nous n'avions pour nous renseigner sur l'aiïaire des appels volages que la compila-

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