Ib., 11 et
6. Le vidimus royal de l'acte d'aflranchissement, App. III, c. 12, portant la date de décembre 13U), a pour mention extra sigillam: J'cr dominos Ph. Conversi et Micimel Mauconduit. Philij)pe et Michel sont signalés comme siégeant à la Grand (Chambre du Parlement dans une liste qui date de la fin de décembre 1316 ou du début do janvier 1317. Aubert, Nouvelles recherches, p. 239. Le vidimus de lacle d'aflranchissement, c. 11, daté de janvier 1317, est accordé ad relacionem domini M. Mauconduit.
7. Ainsi qu'en témoignent les mentions e.vtra sii/illum suivantes : Affr. de Gilles de Bony et sa femme par Philijjpe V, Paris, juillet 1320, .JJ 59, fol. 212 v» (cf. plus haut, p. 15(3, n. 2). Prr dominuni regcm ad rclarioncm domini M. Mauconduit ; confirmalion par le même roi. Longcliani|), déc. 1321, d'afïranchissemenls accordés par l'abbesse de l'aremoutiers et ]jar Guillaume de (^hàteauvillain : ,JJ fiO, fol. 134, Fer dominum Miclutcl Maucond\uil] ; alTr. par Charles IV en juin 1325, de Simonet et Jeannette, Mulinclum, juin 1325, .1.) <')2, fol. 212, l'er domiiuim rcgem pre.sentibus M. Mauconduit et domino de Bovilla ; confirmation d'un affr. accordé par l'abbè de Saint-Pierre d'Orbais. Paris, janvier 1.327, JJ (U. fol. 173 v° (cf. JJ (15 h. fol. 35 V"). l'eu- le Roij a la relacion Mess. Michicl Mauconduit et le chantre de Clermont.
L'acte le plus ancien que nous ajons d'eux est de février 1318 ; le plus récent du mois de mai de la même année ^.
Somme toute, de part et d'autre, les commissaires chargés de vendre aux hommes du roi la liberté paraissent n'avoir pas prolongé leur activité au delà d'un petit nombre de mois. La matière qui s'offrait à eux s'épuisait vite. Ils négociaient rapidement avec les serfs les plus désireux de secouer le joug et les plus riches. Au bout de quelque temps, ils n'avaient plus devant eux que les récalcitrants ou les pauvres.
Parmi les diverses obligations qui incombaient aux commissaires, l'une des plus délicates était assurément de déterminer dans chaque cas particulier le prix de la liberté. L'enquête de 1321 sur les aliénations du domaine, dans le Vermandois, nous permet de nous représenter sans trop de difficultés leur façon de procéder.
Deux éléments entraient en ligne de compte : la fortune du candidat à la maimmission, et les « conditions de sa servitude )>, c'est-à-dire les charges que lui imposaient les modalités spéciales de la coutume locale 2. Il s'agissait en effet avant tout de connaître les bénéfices, certains ou possibles, auxquels renonçait le roi ; ils étaient forts ou faibles, selon que le serf était riche ou non, et le droit en vigueur plus ou moins dur. En fait la fortune surtout pesait dans la balance ^.
On sait que depuis la première tentative de Philippe le Bel en Toulousain, le gouvernement central avait cessé d'exiger par avance un taux universellement applicable à tous les affranchissements. Les commissaires examinaient les différentes espèces les unes après les autres, et fixaient eux-mêmes chaciue fois le rapport entre la valeur totale des biens possédés par le serf et la somme versée au roi. Tout arbitraire, ce rapport était forcément très changeant. Sur neuf cas pour lesquels nous