‹ Rois et serfsChapitre 70 sur 87 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p

déterminés, paraissaient néanmoins par k'nr imjiortancc et leur caractère exceptionnel dépasser de trop loin les frais de revient eonrants pour ne pas devoir être notées à part : c'étaient par exemple les sommes engagées dans un i)roces ou le prix d'un voyage anormalement lointain. Après le total des dépenses, la balance des deux chapitres termine chaque compte, étaljlie avec le soin cpii dans ces documents est un trait si frappant ^.

Malgré ce soin, les coiuptes de ce type renseignent mal. Ils dissimulent en règle générale les frais de perception ; ils nous empêchent ainsi d'apprécier exactement la valeur de rapport des droits serviles. Mais il y a les pièces auxiliaires.

Autant que nous, bien que pour de tout autres raisons, les gens du roi tenaient à ne rien ignorer des sommes déboursées comme on disait à « cueillir » les « exploits » des mainmortes et formariages. Par un besoin de simplification et de clarté, on excluait de ces élégantes écritures qui formaient le tableau financier de chaque exercice la foule des menus versements. Mais, à côté des comptes proprement dits les collecteurs remettaient à titre de pièces auxiliaires des rôles sur lesquels ils portaient le détail (partes) de ces dépenses légères qui, déduites du produit brut de chaque article, leur servaient à établir les bénéfices nets seuls inscrits dans le compte. Ces rôles étaient-ils fournis chaque fois ? ou le plus souvent ? ou seulement par exception ? Nous n'en savons rien. On jugeait sans doute inutile de les conserver longtemps dans les archives. Robert ]\Iignon n'en a — en 1328 — inventorié qu'un seul, provenant du collecteur Thomas de Cernay ^. D'autre part le fragment de l'un d'entre eux est parvenu jusqu'à nous : fragment anonyme et sans date dont nous ne pouvons déterminer s'il a été arraché à la pièce cataloguée par Mignon, ou à tout autre rôle perdu ^. Tel quel, il est précieux, étant détaillé.

Robert Mignon a rédigé son Inventaire au début du règne de Philippe de Valois. Or les derniers «. écrits des mainmortes et formariages » qu'il a retenus sont de 1307 *. Pourtant nous savons par d'autres

1. Dans certains comptes au moins, elle paraît d'une autre écriture que l'ensemble du document ; elle était sans doute établie, après remise de la pièce, par un clerc des comptes.

Page 1