CHAPITRE II
MYTHOtOGIE IT BÊVÉLinOS
Le premier acte du christianiime pc^ir 4 -u-^ à la critique de la raison, est de p'i,-:.- ■-,::. -.r^ii* sous l'égide de la révélation.
L'Ancien et le Nouveau T=rr-^:L^- :. ■î.*^ . vju> science, de toute loi divine cti i :::^i.:,> i.- ■. ^i^. nés de Dieu lui-même, i'£^j.-.>-i.^ >^i l • -u-^,, aux hommes.
La prétention n'est pas s.iv /.-^ :.', ',., -^''^.^ romains se sont bornés à in:.; :r ',.::::.-::.: :•. .i--^ plementleuraprédécess'îiirîi'frx."' ■.■-;. '.'■.;ii...^i'j<' et de ITnde... et à copier ietiri :<■,.-.:,-..-: = ,
D'épaisses ténèbres cr^nvr--;!!: ..i ,-„ir„,--- ■ , et l'histoire des doçxoes "Jie •* .......j >-.. • , .„ ^,
très ont enseignés : impo^t^ -^p ^ - -, ,f . ^^ rite, inculqués par r^fiii.;,-iri,T, . ,.■.■..'.'.-= ,,. rois afin d'en >^lrî pr-,i.r,-é3, ;r,;.-:.r .r.-.i^ .,„p ■ pie, ilîîe;r.n:per-,^raé--= r;.é T, ,..^ „, , . , .
iOO LES ROIS, LES PUËTRES
affermi leur empire par l'habitude, et l'indifférent respect que l'on professe en général pour les choses du passé.
Mais dès que l'homme éclairé par l'étude, la réflexion et l'expérience , veut revoir avec un mûr examen les préjugés de son enfance, il y découvre bientôt des choses si disparates, de telles contradictions, de telles impossibilités, (Je telles niaiseries même, que, peu à peu la raison reprenant ses droits, il se dépouille de l'enseignement sacerdotal, et traduit toutes les croyances à la barre du sens commun.
D'abord, remarquant la diversité et ropposition des croyances qui partagent les nations, Vhomme s'enhardit contre Vinfaillthilité que toutes s'arrogent, et s'armant de leurs prétentions réciproques, il conçoit que les sens et la raison émanés immédiatement de Dieu sont une loi plus sainte, un guide plus sûr que tous les livres prétendus sacrés et toutes les conceptions nuageuses des prophètes. S'il examine ensuite le tissu de ces livres eux-mêmes, il observe que leurs prétendues lois divines, c'est-à-dire immuables et éternelles, sont nées par circonstances de temps, de lieux et de personnes, qu'elles dérivent les unes des autres dans une espèce d'ordre généalogique, puisqu'elles s'empruntent mutuellement un fonds commun de spéculations identiques que chacune modifie à son gré.
ET LES C±5Tî:5-
Si on remonte à la s-zir:^ ff :*--.: — - :
qu'elle se perd dar^ Is n::::: if-?î-nT-;*-.. dans renfan?e des t^-t'^î t: i^i ^ .' -
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accompagnées az.zi 4:l: îe !:i''-'^ =^ ••
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les métamorphoses,!^ ijvu"*.!:
tions de Dieu aye.:î les :z.:r"tL* .•*^: '-•::"
autres miracles relatés iizji It-i v-v^
Indous, des Chaldéens, des E-':c-'iz
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venir que les lois de la nat-re :..f 'ri.-*:* i • *• •
époque de celles d'aujourd'hui, et 4^:e 1:- .. :.::♦'»
actuels n'ayant rien de commun ave*: -e -x 1 - - • • '-.
ils auraient tort de continuer à s'en o:-:-- -r.
Si, dit Volney, à qui nous en-.rrirAcr.^ * \'s** ment, tous les faits miraculeux en^eir.i's - .r \ ^ prêtres n'ont pas réellement exi-î^; dtr. ? physique, on doit croire qu'ils ^'nnt i--.- tl'entendement, et la nature de y liv.ri ;r.;*-
encore aujourd'hui des '^orr-pc-^ri'' •'-»
tastiques, explique Tapparitioii de tous ces monstres^ dans THistoire.
Mais quelle est l'origine de toutes ces fables sacerdotales? En examinant attentivement les sujets de leurs tableaux, en analysant les idées qu'ils combinent et qu'ils associent, et pesant avec soin toutes les circonstances qu'ils allèguent. Ton parvient à découvrir, à ce premier état incroyable, une solution conforme aux lois de la nature. On s'aperçoit que ces récits d'un genre fabuleux ont un sens figuré autre que le sens apparent, que ces prétendus faits merveilleux sont des faits simples et physiques, mais qui, mal conçus ou mal dépeints, ont été dénaturés par des causes accidentelles dépendantes de l'esprit humain; par la confusion des signes employés, l'équivoque des mots, le vice du langage et l'imperfection de l'écriture... On trouve que ces dieux, par exemple, qui jouent des rôles si singuliers dans tous les systèmes, ne sont que les puissances physiques de la nature, les éléments, les vents, les astres, les météores qui ont été personnifiés par le mécanisme nécessaire du langage et de l'imagination ; que leur vie, leurs mœurs, leurs exploits, toute leur prétendue histoire, en un mot, ne sont que la description des phénomènes imparfaitement observés par les premiers hommes et souvent pris à contre-sens par eux. On arrive à reconnaître
enfin que tous les prétendus dogmes révélés sur l'origine du rnoode, la nature de Dieu et ses manifestations visibles, ne sont qu'un tissu de fables emblématiques sans consistance et qui font honte à la saine raison.
Il est certain que la grande idée de la Divinité n'a pas été conçue de la même manière par tous les peuples et à toutes les époques de la civilisation. Cette idée, sur laquelle on est loin d'être d'accord aujourd'hui, ne paraît être dans sa conception primitive que celle des forces physiques de l'Univers, considérées tantôt comme multiples à raison de leurs agents et de leurs phénomènes , et tantôt comme le produit d'un être unique renfermant en lui l'universalité des choses.
C'est ainsi que Dieu a été adoré dans le vent, le feu, l'eau, le soleil, les astres, les planètes, ou dans l'ensemble de l'Univers.
Les métaphysiciens l'ont enfermé dans des qualités abstraites, telles que l'espace, la durée, le mouvement, l'intelligence, la volonté. N'a-t-oa pas dit que tout ce qui existait
N'était que l'illusion continue de la volonté dii'i)ie !
Il résulte de la diversité de ces conceptions que
l'idée de la Divinité n'est pas un fait de révi'lation,
mais bien une production naturelle de l'eiiteade-
ment, une notion propre à l'esprit humain, dont
elle a suivi les progrès et subi les révolutions, ici étudiée par le philosophe, là exploitée par le prêtre.
C'est en vain que les peuples voudraient attribuer leur culte à des inspirations célestes, en vain que leurs dogmes chercheraient à établir un âge surnaturel pendant lequel se seraient accomplis des exploits divins ; tout cela n'est que mythologie pure, et les fables mosaïques et chrétiennes ne valent pas plus que les fables égyptiennes, chaldéennes et indoues, dont elles sont la continuation.
L'état d'enfance du genre humain, attesté par ses propres monuments, repousse de prime-saut toutes ces primitives révélations divines, mais de plus il est un fait de la nature même de l'homme, qui renverse victorieusement toutes les légendes merveilleuses du passé, c'est que toute créature vivante ne reçoit d'idées que par le moyen de ses sens :
NihH est in intellectu quoi non prius fuerit in sensu.
Il suit de là, évidemment, que toute idée qui s'attribue une autre origine que celle de l'expérience et l des sensations, est la supposition erronée, comme antérieure d'un raisonnement en réalité postérieur.
Il suffit en effet d'examiner toutes les légendes sacrées sur la création du monde, et les actes prêtés à Dieu ou aux Dieux, pour voir que tout cela est le produit postérieur d'inventions sacerdotales.
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