Max Gracia et Jules David
ET LES CASTES. I7i
Sonséjonr est dans !? rel, ciis s:-n enipire e^t aussi bien sur !a terre qse diss I-rs air?, dir:? les e-paces qu'il remplit, da^s la nature ^-"il é-'Iair?. é.-hiu.'f-* et féconde. Les anizia^x 3-: diive:;: Ut-? :--'jr se diriger, les hommes î'iniflZirt"?? j:-zit li^ '^ymprendre : il donne a::i z:::::sg-i?; It-it -':.--1:'C^mie, à la plaine sa f imr?, sa £t-Te tra f-.-.-:'.'.'.^ment, à la fleor =aî>ii:::é, s t;:;i= I^ '.'^a :i z/j.': i-.-t caractérise et oe ç:i: U; i-frrtz?;?. Srs i.---i-n.-'f efface toutes les co'iI;:Lrï. nr^î; r'l:..-j:pr. ;':-^l: '..lU' les veux, confond t-;-; !t^ r?:.- :a, i^'i-^:: '■ut: ;:.dÎTidualité, et reE::Iî:-.f r^ir "zll 'JLh.if i-.v.-.'-.Tz.i'i l'harmonie des mQ:ii^ :yzl z-'rn i-.-.ri ■■: -^ :i:i;i: les hommes primitifs qae li '.i~.tTt. !'i- >: .j^l !■* se contente pas de briller et if i-rrifr.- ;i:-* :; i; les efflures inépoisables de sa s-'I^ai-rur. ;; r .-::■; :.-e chaque corps organisé, il prodigue î-a ei.ai-eur à la création entière, dote la sève de son anivité, le sang de sa tiédeur, la terre de sa f-.-:ondi:--, Timagination de ses brillantes couleurs; il er.'r-'i^r.t l'existence de tous, et imprime au m:)i]7--rr.i -:-.t -j.T!versel sa vertu de croissance ^t d'-y.xni ;;:.;. I.e -i..!.'!! enfin crée la joie, le bonheur; la du;: ;s[ trist.'. :,.
ciel Toilé par la temn-'-ta mt f.-.îri' u . i .^ - :.,
sont la mon, la Uiarinj i»;ui-; fl-si ja vi,^.
Ces propriétés bienfaisantes du *iUil, I^ at^hi ks saisissent et lea expriment par le» au
du soleil qu'ils appellent tour à tour Sourya le resplendissant et Savitri le créateur, Pouchou le nourricier et Mitra l'ami de tous, Bhaga le fortuné et Aryaman le puissant.
Enfin, sous le nom de Vischnou, le voyageur céleste, ils se le figurent d'abord comme un nain qui apparaît avec sa grosse tâte à l'horizon, croît avec la rapidité vertigineuse d'un dieu, projette ses feux dans l'infini, s'empare du ciel et le traverse en trois pas : le lever, le zénith et le coucher.
Pour eux, Vischnou, c'est le soleil dans sa force, dans sa puissance, dans sa domination, indépendamment de ses bienfaits et de ses œuvres.
On dirait que tous les grands dieux védiques viennent se revoir dans une seule personnalité, celle du soleil. »
M. Eugène Burnouf regarde Indra comme n'étant, lui aussi, qu'une figure symbolique du soleil, et représentant spécialement l'énergie atmosphérique de cet astre.
Voici la page remarquable où le regretté maître explique le mythe védique du soleil et de l'aurore :
« J'appelle Indra la puissance météorique du soleil ; Ahi, Sushna, Vritra, le nuage sous ses différents aspects; Marouts, les vents déchaînés. Indra ne va-t-il pas jouer dans les airs le même rôle qu'un roi puissant à la tête de son armée -, c'est le dieu
de la lutte par eîc-i'-ri.-i : :i :i.:.:-.:i 1; r
racine /«a, re^-— -» -^.^^ --- — •-- -• temps, Sousipraaîi cii::-rz, pcurLr,:ir.:: .
par ce signe de noblesse, des ei-eziî^ v: i : que l'on appelait Dasyous, et n:z::n? ^.:i-:: le Rig, Dônavas; on le nomxe K:l.::r;i, les princes féodaux; on lenorr.T.; Ri i, •.
vraiment le roi des cieux; il e-t Vr • • •paré de vêtements briihnts: il m ^ :r., dire puissant. Voici ma:i:::ia::t -■■: • • œuvre comme le Veda:i':ii. !:^ ;: •:.: .
Qiand la nuit tci::.^ i -' z ' ■— se répand d'en Laut, tt • t.... ■ les silhoueUes des arhr '.^ -■ veille le premier et L i:..
que le roi ii :îel e- : •::
C'est cereb:^^ .i -/ .
et dont la -1 J^ -i' -" lion, qie 1^ -^"T--- - •
ce urrier* rLi:.^--;-! i ." ,
.ft
i"> £.-*-• ♦ iTi-'*
ne]
ç.ir • -"'c. "^^ri ^ ^
votre protection, auteur de tout bien. » (Canîvau, i, 241.)
« Avec vos coursiers aux ailes d'or, rapides, doux, innocents, s'éveillant avec l'aurore humides de rosée, heureux et disposés à faire des heureux, venez à nos sacrifices, comme les abeilles au miel.
« Vos rayons avec le jour repoussent les ténèbres et projettent au loin dans l'air des lueurs brillantes. Le soleil attelle ses coursiers. » (Vamadéna, i, 191.)
Le char des Acwins a trois sièges sur un desquels est placée la fille du soleil, Ardjouni, cette charmante lumière que le regard des dieux suit avec un pur amour ; la jeune et aimable fille est emportée par eux dans leur course circulaire.
Alors apparaît Taurore, sœur de la nuit ; elle est sur un char éclatant, rougeàtre; elle ouvre les portes de l'Orient, elle s'avance, elle s'étend, elle remplit le monde de clarté.
« Ousha se dévoile comme une femme couverte de parure, elle semble se lever et se montrer à la vue comme une femme qui sort du bain. Elle a tissé la plus belle des toiles ; et toujours jeune, elle précède à l'Orient la grande lumière. » (Satyasravas, II, 375.)
En effet, T:ici i£ roJ jilj-e.-il:-- "t 2 .1 .:-. • ■ n'est plus TZLL^iwzri.. i^> ^"{"^nj*- :•:.: :,:::> ! vers ro^cidr:!:, -unrort cli?:iLr:^; :î:rL-.f t-i, .-*:-: le cortège roval c ni t-û xei^ir.
Indra est monté snmi: ci^ d*or traîné par (]•■.'* coursiers jauiies: il en Izi-nizne tout resplendi>-a:it d'or, il porte la tiare éii:::^elante, il tient dani? t;:,* main Tare d'or ; dans l'autre, la foudre qui fï-î -a ' che; sur son ciar est le disque d'or aux I ,\r »< r 1 .chants, il a pour cocher l'habile et prj J ■:::• :,î.:\i •
Uescorte d'Indra est composée 'i-î.'.iir -/ , ■ sont au nombre de soixante4r:i.^: if.i'..:chien de Màtalé, est leur chef: il t,\: . • .. soixante-quatre, quiestceliiid-» : - .
des vents. Les Marouts 3<>:;t ':-.. : - :
lopes, les plus rapides rl^<? 1.:. r.:-. .:.
qui est la terre nioatU'"^î;.-e, rr^ :rindus, ils vont aveahrii: \ :' .
prêts à le soutenir dans ...
mômes sont tou5 dos ':^'-.; -- -d'Arias et de Kchaiîr; x> •-' suzerain et leur Vn»if 1»; :\. -
Tout ce cortt^cT'^ '-^jW- * dont les armes ?e :..-.
quent au milieu i'.^ .
d'Aprni, aV air^rî -j.; . . -.
du prêtre et par / <.:. -
liqueur ardente des guerriers, et les aliments solides de Toffrande. Indra et la brillante armée des rapides Marouts sont prêts désormais à engager le combat. Déjà, en effet, en présence d'Indra qui s'avance, Ahi, le serpent, fait glisser son corps vaporeux dans les airs et rassemble des montagnes de nuages. Sushna, l'aride, tient les eaux suspendues dans l'atmosphère, les refuse à la terre, dessèche les plaines et les collines, tarit les fleuves, fait périr de faim et de maladie les troupeaux et les hommes. Le sacrifice languit, l'œuvre de la production et de la vie semble près de s'arrêter, les Asouras ne recevront plus d'aliments dont ils ont besoin pour accomplir sans fatigue leurs fonctions divines. Tous les êtres sont intéressés dans la lutte. Vritra, celui qui couvre de nuages l'atmosphère, s'est emparé des régions dont Indra est le maître ; il y commande, il a voilé la face du resplendissant, et a dérobé à la terre la vue de sa majesté. Mais voici Indra qui s'avance armé de la foudre.