‹ Rois, prêtres et castesChapitre 15 sur 29 · Hymne à T Aurore et aux Aswins · texte numérisé non relu

Hymne à T Aurore et aux Aswins

Les rayons en flammes s'élancent sans obstacle, et attellent (au char du matin) ces vacKes rougeâtres et dociles. Les Aurores remplissent leur antique fonction, et bientôt les teintes vermeilles (de leurs coursiers) se fondent dans les teintes dorées de la lumière.

Ouvrières diligentes, elles couvrent au loin (le monde) d'un même réseau lumineux, et apportent l'abondance à l'homme pieux et libéral qui n'épargne ni les sacrifices ni les libations.

Comme la danseuse, l'Aurore révèle toutes les formes \ elle découvre son sein, comme la vache découvre sa mamelle féconde, et de même que celle-ci donne son lait, l'Aurore distribue au monde entier Sâ lumière en dissipant les ténèbres.

Les lueurs éclata^ntes se distinguent ; elle s'avance par degrés, et met en fuite l'obscurité. Elle illumine sa forme, comme (les prêtres), au moment du sacrifice, illuminent le bûcher; et la fille du ciel donne à se& clartés des teintes variées.

Nous venons de traverser l'océan de cette nuit. L'Aurore se lève, elle ramène la vie. Telle qu'un

seigneur puissant, elle brille et sourit, belle, bienveillante, ennemie (des ténèbres), pour notre bonheur.

Fille du ciel, elle resplendit et inspire l'hymne sacré. Elle est, pour les fils de Gotama, un objet de louanges. Aurore, tu donnes une opulence qui peut s'enorgueillir de ses enfants, de ses serviteurs, de ses chevaux, de ses vaches I

Aurore, puis-je obtenir cette abondante richesse que relèvent la gloire et le nombre des enfants, des serviteurs, des chevaux I O (déesse) éclatante et fortunée, qui produis la fertilité, et qui brilles d'une gloire merveilleuse !

La déesse poursuivant, sa marche, et d'un large regard embrassant tous les mondes, luit et fait lever tout ce qui respire. Vers elle monte la voix de tous les êtres intelligents.

Antique, renaissant chaque jour, elle brille constamment des mêmes couleurs ; mais aussi telle qu'une chasseresse qui frappe et abat les habitants de Tair, l'aurore attaque la vie des mortels.

La voilà qui ouvre les'portes du ciel et force (la

O Aswins, TOUS c'vii pour le genre rnrnaîn amenz la lumière au ciel et doanex le signal de l'hTmi: sacré, apportez-coas Faboadan^îe !

Dienx secoaratles et bienfaisants, montés sur u cfaar d'or, que vos coursiers', éveillés par TAurcrf TOUS amènent â nos libations !

PAR COCTSA.

La plu? dcu^e des lumières se lève ; elle vient de s s rayons colorer partout la natare. Fille du jour, la nuit a préparé le sein de l'Aurore, qui doit être le berceau du soleil.

Belle de l'éclat de son nourrisson, la blanche Aurore s'avance ; la noire déesse a disposé son trône. Toutes deux alliées au soleil (l'une comme sa fille, l'antre comme samère\ toutes deux immortelles, se suivant l'une l'autre, elles parcourent le ciel l'une et l'autre, s'effaçant tour à tour leurs couleurs.

Ce sont deux sœurs qui poursuivent sans fin la

des Aurores futures, des Aurores éternelles. Viens ranimertout.ee qui est vivant. Aurore, viens vivifier ce qui est mort I

Aurore, c'est toi qui allumes le feu du sacrifice, toi qui révèles (au monde) la lumière du soleil, toi qui éveilles les hommes pour l'œuvre sainte. Telle est la noble fonction que tu exerces parmi les dieux.

Depuis combien de temps l'Aurore vient-elle nous visiter? Celle qui arrive aujourd'hui invite les anciennes qui nous ont lui déjà, comme elle sera imitée de celles qui nous luiront encore ; elle vient, à la suite des autres, briller pour notre bonheur.

Ils sont morts les humains qui voyaient l'éclat de l'antique Aurore ; nous aurons leur sort, nous qui voyons celle d'aujourd'hui; ils mourront aussi, ceux qui verront les Aurores futures.

Toi qui repousses nos ennemis, qui favorises les sacrifices^, née au moment môme du sacrifice ; toi qui inspires l'hymne et encourage la prière; toi qui amènes les heureux augures et les rites agréables aux dieux, bonne Aurore, sois-nous aujourd'hui fa^ vorable.

t» LES BOIS, LES PBÉTBES

bénis, en les éclairant de tes rayons, le père de famille et ses enfants.

Le mortel qui l'honore voit briller poor loi des Aurores qui multiplient ses vaches et lui donnent des enfants vigoureux. Fuisse celui qui f offre ces libations accompagnées de la prière qui (résoniie\. comme un vent (favorable), puisse-t-il obtenir de? Aurores fécondes en beaux coursiers.

Mère des dieux, œil de la terre, messagère du sacrifice, noble Aurore, brille pour nous; approuve nos vœux, et répands sur nous ta lumière. Toi qui fais la joie de tous, rendâ-nous fameux parmi les nutres.

Les biens divers qu'apportent les Aurores sont le partage de celui qui les honore et qui les chante. Qu'ils nous protègent ^également, Mitra, Varouna, Aditi, la Mer, la Terre et le Ciel!

PAR GAKCHiyAN

Le large char de l'heureuse déesse est attelé; les dieux immortels sont placés sur le char.) La noble

qui étincellent. Les rayons de l'Aurore nous décoi vrent d'enviables trésors, couverts par les ténèbre.

Par des retours successifs vont et reviennent 1 jour et la nuit sous des formes différentes. Celle-* est (comme) une caverne qui enveloppe le monc d'obscurité. L'Aurore brille sur son char resplendi sant.

Toujours semblables à elles-mêmes, aujourd'h' et demain (les Aurores) embrassent la longue régie de Varouna. Exemptes de reproches, (placées) quarante jorf/a»a5 (de distance du soleil), elles accoE plissent l'une après l'autre leur révolution.

L'Aurore sait quel hommage lui est réservé s point du jour, et elle naît, blanchissant de ses rayoi la noirceur (de la nuit) (comme) la femme vient ! son époux) ; elle arrive constamment chaque jour a lieu du sacrifice près de celui qui l'honore.

Telle qu'une vierge aux formes légères, ô déesse tu accours vers le lieu du sacrifice. Jeune et riante tu devances (le soleil) et dévoiles ton sein brillant.

Semblable à la jeune fille q[ue sa mère vient de purifier, tu révèles à l'œil l'éclatante beauté de ton

semblable aux (Aurores) passées, aux (Aurores) éternelles.

Cette fille du ciel apparaît vêtue de rayons lumineux, semblable (à l'astre) qu'elle précède. Elle suit le chemin du sacrifice comme si elle le connaissait déjà, sans s'égarer dans les régions célestes.

Son sein brille comme des feux éclatants. Semblable à Nodhas, elle nous montre des trésors précieux. Pourvoyeuse (vigilante), elle éveille les (hommes) endormis ; ainsi se présente la plus ancienne des (Aurores) futures.

Dans la moitié orientale du vaste ciel, cette mère de vaches (lumineuses) élève son étendard. Elle s'étend, elle s'avance, placée entre les deux (grands) parents (de la nature) qu'elle charme également.

Ainsi grandissant à la vue, elle ne fait acception de personne ; sa forme élégante et légère brille également pour le petit comme pour le grand.

Telle que l'homme qui n'a pas djB frère, elle semble monter sur son char pour semer ses bienfaits sur sa route. L'Aurore richement vêtue est comme l'épouse amoureuse qui étale en riant aux regards de son époux les trésors de sa beauté.

El LES CASTE?. m:

Sœur (prévoyante), elle a préparé à s* sœar aînée un (nouveau} berceui, et en partant elle semble l'appeler de son regard. A soa lever, les rayons du soleil ornent son cortège, telles qne les compagnes (d'une jeune mariée).

A la suite de ces sœurs /jui sont néesj dans les anciens jours, une autre arrive suivant son aînée. Que ces Aurores nouvelles, comme leurs devaudères, se lèvent heurensement pour nous!

Opulente Aurore, éveille ceuT qui t'honorent; que le^ avares, qui marchandent ton culte, restent dans leur sommeil. Riche et pieuse Aurore, lève-loi favorablement pour ceux qui t'adressent leurs offrandes et leurs chants, toi qui vieillis les choses humaines.

La jeune (Aurore) vient à l'Orient et attelle (à son char} la troupe des vaches rosées. A ton lever apparaît aussitôt le (divin) étendard, et .\gni briïle dans les demeures (des hommes].

A. l'apparition de (ladéesse) qui apporte leur nourriture, les oiseaux et les hommes sortent de leurs demeures. Aurore divine, aux mortels assemlil">^ pouf ton culte tu dispenses de nombreuses riches-^e^.

brées. V::l5 aT?z '-.riséinz-a oSujiie et ea ave: £:é. O déesse, qae par Torre secours noas o bte des biens imicmbrables !

Pia 'SSTâ'

Aurore, forte, saqe et opulente, reçois nos od'raii des et les chants da poète. Déesse antique et • : : u^ jours) jeune, prévoyante et ornée de tous les bien-, tu aimes à suivre nos sacrifices.

Aurore, déesse immortelle, brille sur ton char magnifique et provoque la prière. Tu as la couleur de l'or. Que tes coursiers robustes et soumis t'amènent vers (nous).

Aurore, tu te dresses au-dessus de tous les mondes et tu annonces l'^astre immortel). Sans cesse nouvelle, viens d'une marche uniforme, faisant pour ainsi dire rouler ta roue dans la même ornière.

La riche épouse du soleil, l'Aurore, s'en va, telle

qu'une femme qui déploie son voile. Elle produit la clarté; bonne et fortunée dans ses œuvres, elle s'étend de Textrémité du ciel à l'extrémité de la terre.

A vos yeux brille la divine Aurore ; portez-lui vos offrandes •et vos hymnes. Honorée avec le miel (de vos libations), elle élève dans le ciel ses heureuses lumières et charme nos regards par ses brillantes clartés.

Les rayons de la pieuse (déesse) se font sentir du haut des airs. De ses riches splendeurs elle colore le ciel et la terre. Agni, tu reçois les dons de l'holocauste, et accueille honorablement l'Aurore, qui s'avance avec pompe.

Dans le foyer (lumineux) où siège Rita, ce dieu qui féconde les Aurores, essaye ses rayons et s'empare de l'immensité du ciel et de la terre, la sublime magie de Mitra et de Varouna séduit les yeux et resplendit de toute part.

PAR SATYA? RAYAS, FILS d'aTRI

Ainsi c^ue tu nous as déjà éveillés, ô brillante Aurore, éveille -nous aujourd'hui pour nous combler de biens, à la voix du Vayya, Satyasravas, ô (déesse) illustre par ta naissance et célébrée pour tes coursiers (rapides) .

fille du ciel, ô toi qui t'es levée à la voix de Somitha, au char étincelant, lève-toi aussi à la voix du puissant Satyasravas, ô (déesse) illustre par ta naissance et célébrée pour tes coursiers (rapides).

fille du ciel, riche en présent, lève-toi pour nous aujourd'hui, toi qui t'es déjà levée à la voix du puissant Satyasravas, ô (déesse) illustre par ta naissance, et célébrée pour tes coursiers (rapides).

riche et brillante (Aurore), ceux qui apportent (leur holocauste) et te chantent dans leurs hymnes, deviennent fameux, opulents, et capables d'être bienfaisants, ô déesse illustre par ta naissance et célébrée pour tes coursiers (rapides).

ET LES CASTES. lU

Tes serviteurs, réanis pour te chanter et jaloux d'obtenir tes bienfaits, apportent de tous cdtés de riches offrandes dont ils prétendent t'honorer, ô (déesse) illustre par ta naissance et célébrée pour tes coursiers (rapides).

Opulente Aurore, accorde une màle abondance à ces nobles seigneurs qui nous ont comblés de présents, ô [déesse) illustre par ta naissance et célébrée pour tes coursiers (rapides).

Opulente Aurore, donne la force et la prospérité à ces seigneurs qui nous ont distribué des vaches et des chevaux, 6 (déesse) illustre par ta naissance et célébrée pour tes coursiers (rapides).

fille du ciel, fais-nous riches en troupeaux de vaches, et apporte-nous ces biens avec les rayons purs et brillants du soleil, 6 (déesse) illustre par ta naissance et célébrée pour tes coursiers irapidesj.

fille du ciel, lève-toi; ne fais pas attendre les libations. (Crains) que le soleil ne te traite comme lia voleur, comme un ennemi, et ne te bn\le de son éclat, ô (déesse) illustre par ta naissance et célébrée pour tes coursiers (rapides).

iii LES RZiSr LES paèraEs

O ri:he Aurcre, d : rLiLne^-noiLS toat ce qa'xl m-f fâut, ca m 'me plu?. Ne te lèTes-tu pas ipcur leb:-- Leur de cein qc;i te chanreat, •! ^ié€S5e' illasîre iir ta naîssaii:!e et célébrée pjor tes •x^orsîers ^ra^ii^ *

PAE. 5ATT^=3ATAS

. Les sa^es célèbrent dans leurs hvmnes la diTi:ir- Aurore au char éclatant, aux formes rougeàtres. grandissant aux feux de Bita, juste, brillante e: amenant avec elle la clarté.

La lueur éveille les nations^ L'Aurore ouvre les voies et s'avance à l'Orient. Elle s'étend, elle remplit le monde, et poussant son large char, elle amène Tastre lumineux au commencement des jours.

EUe attelle ses vaches rougeâtres, et, déesse bienfEÛsante, elle consolide notre fortune. Elle nous montre le chemin pour arriver au bonheur, et brille, louée par tous, et source de toute richesse.

Elle lance ses blanches clartés, et placée entre le

ciel et Tair, elle découvre son corps à TOrient. Elle suit la voie du sacrifice, comme si elle l'avait senti d'avance, et embellit les régions célestes.

Elle se dévoile ainsi (qu'une beauté) couverte de parures. Elle semble se lever et se montrer à la vue comme la femme qui sort du bain. L'Aurore, fille du ciel, repousse les ténèbres ennemies et arrive avec l'astre lumineux.

Telle qu'une femme (jalouse de plaire), l'heureuse fille du ciel déploie ses formes devant les hommes. Elle a tissu pour son serviteur la plus belle des toiles, et, toujours ferme, elle précède à l'Orient la lumière du soleil .

PAR BHÀRADWADJA

Les Aurores se lèvent pour l'ornement (du monde) et apparaissent telles que des vagues brillantes. Riche, opulente et fortunée, (la déesse) ouvre toutes les voies qu'elle rend faciles.

Ta te montres pleine de félicité ; ta étends aa loin tes splendears; tes rayons éclatants se sont emparés du ciel. O divine et brillante Âarore, ta dévoiles ton sein et révèles (à nos yeax) ta pompease magnificence.

Des génisses aa poil rougeàtre transportent Tliearease (déesse) qai développe sa grandeur. Telle que le vaillant archer qui repousse ses ennemis, ou telle qu'un rapide écuyer, elle frappe et (poursuit) les ténèbres.

Tu traces facilement ta voie sur les montagnes, dans les lieux inaccessibles ; tu traverses les airs, parée de tes rayons. O fille du ciel» sur ton large et beau char apporte-nous la richesse et fais-nous jouir de tes dons.

Puissante Aurore, tes coursiers nous amènent le bonheur. Fais-nous part de tes biens, toi, fille du ciel, que nous honorons de nos invocations du matin et dont nous désirons la vue.

A ton lever, les oiseaux quittent leur demeure, ainsi que les hommes qui répandent la libation. divine Aurore, tu prodigues tes dons au mortel qui s'approche pour te servir.

PAU BHARADWAJA

La fille du ciel vient avec gloire visiter la race de ManoQ. Les rayons brillants percent le sein des nuits et dispersent au loin les vapeurs ténébreuses.

A cette heure les Aurores arrivent sur leur beau char traîné par des coursiers rougeâtres et se parant d'éclatantes couleurs. Elles annoncent le moment de Tofirande et du sacrifice, et chassent l'obscurité de la nuit.

Les Aurores apportent au mortel qui les honore la gloire, la force, l'abondance, la fécondité. Magnifiques (déesses), venez et accordez à votre serviteur des richesses, une race vigoureuse, une protection (puissante).

(Divines) Aurores, voici le moment de combler de vos dons (rhomme) pieux qui vous aime, le serviteur qui vous adore, le sage qui vous chante ainsi qu'autrefois, apportez (aujourd'hui vos richesses) au (prêtre) qui, comme moi, a des louanges pour vous.

2i6 LES ROIS, LES PRÊTRES

Aurore qui règnes au sommet de la montagne (céleste), en ce moment les Angiras chantent (pour obtenir) que le pâturage de tes vaches (soit ouvert). Par la prière et l'hymne, ils fendent (la caverne ténébreuse). Que l'invocation que les hommes adressent aux dieux leur soit prospère.

Fille magnifique du ciel, brille pour celui d'entre nous qui t'honore, comme jadis en faveur de l'ancien Bharadwâya. Donne à celui qui te chante une famille opulente et forte. Accorde-nous une abondance que célèbre la renommée.

T>AR VASICIITA

L'Aurore, fille du ciel, se lève. Elle vient avec le sacrifice et révèle sa grandeur. Elle repousse les té* nèbres odieuses de notre ennemi. Elle vient à la voix de nos hymnes, elle qui tient le premier rang parmi les Angiras.

divine Aurore, favorable aux mortels, enfants de Manou, éveille-toi aujourd'hui pour notre bon-

heur. Répaz.i=:r^ '-.-: — '-■ ~ "-

félicité. Dc":i^~ -- i^r ■ — :: '■ ji rr^ii-j, sn^.

abondante.

Les rayera tr-l-iriTi .-- z:::: r- ■.- . liij-tr-» iarore ont af lin. Z^ i. :;n- ::; :i:i...--:t:] im hittt* divines et r^nirL-s^n^: le- i.r?.

Et elle, attrlj-n:; ■■?c:ï cour?; -r-;, ■ -. .' - J- Wa dans sa course le? ^îaq e-;>i:i?i il'":r >' ;. • I » •!«!. amante du monde, elle a Iv? vv^i .-.-■< jtfiiir > bonheur des peuples.

Femme du soleil, elle ';-:t ri .* -*• *

amène l'abondance et pr';-. i ■ \ .ri . ^ ^

chantée par les riches, -..^ '.■••.': • - -' «

magnifique Aurore a-ï '.■:"i ■■ - ■ - ^. ,, portent (les oïïr^nd.i> .

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ns LES &0I5, LES PILÉT&ES

doEJie naK^ar. ze à zes ra^Les (liizûnensesj qui forment scn zcrtége.

Aurore, accorde-nciis la forîoae arec mille jouissances, arec une mT^Iuiaie de racaes, de cheTaux et d'enfants. Xe permets pas qae^panni leshommes. le gazon de notre 'sacrifice; soit im objet de blâme. Et TOUS, secondez-nous toiijours de tos tiens.

PAS TAS:CHTHA.

Le flambeau immortel qui éclaire tous les êtres, le diyin Sivitri, l'ami de tous les hommes, Tient de se leyer. L'œil (du monde) est né par l'œuvre du Dévas; l'Aurore avait déjà dévoilé toute la nature.

Mes yeux ont vu les voies suivies par les Dévas, (voies) innocentes et ornées par les (feux des) Vasous. L'étendard de l'Aurore apparaît; la (déesse) est sortie à l'orient de son palais (divin).

Les Jours se rendent en foule à l'Orient, au lever

du soleil. Ils Tenviroiinent tels que des amants. Aurore, tu t'avances comme décidée à ne pas reculer.

Nos pères, ces sages antiques et justes, se sont, avec les Dévas , livrés aux joies du sacrifice. Ils ont été à la recherche de la lumière cachée, et par leurs saintes prières ils ont enfanté TAurore.

Au sein de la vaste et obscure caverne ils se sont assemblés, et, s'eïitendant ensemble dans leurs mutuels efforts, ils ont consolidé l'œuvre des Dévas, et marché avec les Vasous.

Aurore noble et fortunée, les Vasichthas s'éveillent avec le jour, s'empressent de te célébrer et te chantent dans leurs hymnes. toi qui diriges les vaches (lumineuses) et qui es la maîtresse de l'abondance, lève-toi et accueille nos premiers accents.

L'Aurore se lève, amenant l'opulence et la prière. Elle est célébrée par les Vasichthas et répand sur nous une richesse, au loin renommée. Et vous, secondez-nous de vos bénédictions.

PAR VASICHTHA

Telle qtfune jeune femme (l'Aurore) a brillé, et met sur pied tous les êtres vivants. Agni est alimenté par les enfants de Manou; il fait la lumière qui chasse les ténèbres.

Elle s'avance; elle s'étend et, vôtue de sa robe resplendissante, elle éclaire le monde. Elle apparaît, belle et dorée, mère des vaches (lumineuses) et guide des Jours.

La fortunée (déesse) amène l'œil brillant des dieux; elle conduit le beau cheval (du ciel). L'Aurore développe à nos yeux ses rayons, féconde en présents variés, et dominant tous les êtres.

toi qui nous apportes le bonheur et repousses nos adversaires, lève-toi, donne-nous la sécurité, agrandis notre habitation. riche (déesse), chasse l'ennemi, amène l'opulence, envoie la fortune à ton chantre.

ET LES CASTES. tSl

O divine Aurore , fais briller pour nous tes plus beaux rayons. Prolonge notre existence. Tu possèdes tous les biens. Donne-nous rabondance ; (donne-nous) une opulence remarquable en vaches, en chevaux, en chars.

Fille du ciel , noble Aurore, les Vasichthas, par leurs prières, font ta grandeur. Accorde-nous une noble et large fortune. Et vous, secondez-nous toujours de vos bénédictions.

PAR YASICHTHA

. Les premières lueurs du matin ont apparu ! les rayons de l'Aurore se sont développés. (0 déesse), viens sur ton char large et lumineux et apportenous le bonheur.

Agni s'enflamme et résonne. Les prêtres lui répondent par leurs chants et leurs prières. La divine Aurore arrive avec la lumière, et pousse au loin les ténèbres et les maux.

Nos yeux ont aperçu à rOrîent les brillantes Aurores qui s'avancent, enfantant le soleil, le sacrifice, Agni. Les odieuses ténèbres ont fui à l'Occident.

L'opulente fille du ciel est arrivée. Tous les regards sont fixés sur l'éclatante Aurore. Elle monte sur son char que vient d'atteler la Swadhâ, et que traînent de dociles coursiers.

Nos riches seigneurs et nous , aujourd'hui animés d'un pieux esprit, nous voulons t'éveiller. brillantes Aurores, répandez (sur la terre) votre rosée onctueuse. Et vous, secondez-nous toujours de vos bénédictions.

PAR VASICHTHA

L'Aurore a ouvert les voies des mortels ; elle éveille les cinq espèces d'êtres, enfants de Manou. Le soleil, avec ses rayons magnifiques et féconds, a répandu la lumière, et il a de son œil dévoilé le ciel et la terre.

Les Aurores, telles que des ouTriers qui unissent leurs eflforts, poussent leurs lueurs jusqu'aux confins du ciel. (déesse), tes vaches (lumineuses) ont détruit les ténèbres ; tes bras, comme (ceux de) Savitri, répandent la clarté.

L'opulente et loyale Aurore apparaît; pour le bonheur (des mortels) elle donne le jour à l'Abondance ; fille divine du ciel, elle prend le premier rang parmi les Angiras, et accorde ses trésors à (rhomme) pieux.

Aurore, favorise-nous de ^tes présents comme tu as déjà, pour prix de leurs hymnes, favorise tes chantres. Aux bruits du sacrifice ils t'ont enfantée, et tu as ouvert les portes de la montagne (ténébreuse).

Tu viens à nous ; tu engages les dieux à nous combler de leurs biens; tu encourages la prière. Lève-toi pour notre bonheur, et exauce nos vœux. Et vous, secondez-nous toujours de vos bénédictions.

rA LES ROIS, LES PRÊTRES

PAB TASICHTHA

Les sages, enfants de Vasiehta, ont les premiers éveillé l'Aurore par leurs hymnes et lemrs chants. Et (la déesse) fait rouler ensemble le ciel et la terre, qui ont des frontières communes ; elle découvre tous les mondes.

L'Aurore s'éveille , donnant (à la nature) une vie nouvelle, et avec la lumière repoussant les ténèbres. Elle s'avance jeune et intrépide ; elle appelle le soleil, le sacrifice, Agni.

Que les Aurores se lèvent toujours pour nous heureuses et fécondes en chevaux, en vaches, en enfants. Qu'elles soient chargées de biens et répandent sur nous le beurre (de l'abondance). Et vous, secondez-nous toujours de vos bénédictions.

ET LE? CASTES. j^y;

PAU XASirHTHA

La fille du del se lère; elle approche, elle fse montre. Elle chasse les ténèbres que l'on Toit fuir ; elle crée et amène heureusement la lumière.

En même temps le soleil fait sortir ses vaches (lumineuses). L'astre radieux monte à l'Orient, A ton lever. Aurore, au lever du soleil, puissions-nous obtenir l'abondance.

Aurore, fille du ciel, nous nous empressons de f éveiller, ô toi, bienfaisante (déesse) qui apportes à ton serviteur, ainsi qu'un trésor précieux, la fortune la plus désirable !

magnifique déesse, toi qui, à ton lever, nous appelles au spectacle du ciel, nous venons pour prendre part aux biens que tu répands. Puissionsnous être comme les enfants d'une mère telle que toi.

Aurore, apporte-nous une opulence tellement

e« LES KOlS. l|

griade. que la rcoommé do ciel, ftiXorde-Dous t peux nous procurer U ju\

Qae l'Aarore ("donne' à .

iaimortelle, accompagné* Doos Tabondance de \iv] Que [cette déesse' quie coara^e U prière, éloigne d

Viens avec splendeur ; !

versé sur ton char île lait deM

[Attirée) par nos riches p

gniGcence, et répanda tea dâf néreux.

Nous avons libéralement pro Nous avons étendu la trame du :-

en grondant la semence (lumineuse), oui, en grondant la semence (lumineuse). Le dieu ouvre ses cent yeux, et se jette sur le bois du bûcher; et Agni, peu à peu gagnant les places voisines, s'étend aux places plus éloignées.

Pontife diligent, Agni dans toutes les demeures accomplit le sacrifice ; oui, par sa vertu, il accomplit le sacrifice. Par sa vertu, ce (dieu) sage donne à celui qui l'alimente la connaissance de toute la nature. Ainsi, hôte (de l'homme) nourri du beurre sacré, chargé (de nos offrandes), il naît, oui, il naît pour s'appeler Védhds.

Lorsque, dans les rayons du puissant Agni, viennent à tomber, avec un bruit comparable à celui des Marouts, les aliments, oui, les aliments destinés à (ce dieu) rapide; alors, il vient, par sa munificence, récompenser la piété. Invoqué par nous, il nous sauve du mal ; oui, invoqué par nous (il nous sauve) de la méchanceté et du péché.

(Dieu) universel, immense, infatigable et protecteur, il tient (tous les biens) dans sa main droite. Qu'il les répande sur nous comme en passant; oui, qu'il les répande en quelque sorte au gré de nos bei^43ins. Tu portes l'holocauste à celui d'entre les dieux

qui le désire. Pour rhomme pieux, Agni ouvre la voie du bonheur; oui, il ouvre les portes du trésor.

Le fortuné Agni, placé dans sa demeure humaine, est au milieu des sacrifices comme un monarque désirable ; oui, il est au milieu des sacrifices comme un monarque chéri. Il règne sur les holocaustes que reçoit le (foyer) de terre, il nous protège contre la maligne influence de Varouna ; oui, contre la maligne influence du grand dieu.

Ils chantent Agni, sacrificateur maître de la richesse. Ainsi bienveillant; ils célèbrent (le dieu) infatigable ; oui, ils célèbrent (le dieu) qui porte les holocaustes. Ame de tous les êtres, connaissant la nature entière, sacrificateur digne lui-même de sacrifices, (dieu) aimable et sage, les Dévas (mortels) l'appellent ià leur secours, et l'honorent par leurs riches oflrandes, oui, par leurs riches offrandes et par leurs chants.

PAR PATOU, FiLS DE BHâBADWADJA

La forme (d'Àgni) apparaît telle qu'an nuage ; c'est comme une cuirasse au moment du combat. Sois triomphant, et que ton corps se trouve à Tabri du trait. Que la grandeur de la cuirasse te protège.

Puissions-nous, avec Tare (d'Agni), obtenir la victoire et conquérir les vaches (de nos ennemis) ! Cet arc rend impuissants les vœux (de nos adversaires^ Puissions-nous avec lui triompher du monde entier I

Telle qu'une femme qui, embrassant son ami, semble s'approcher pour lui parler à l'oreille, la corde de l'arc (d'Agni) s'allonge et résonne pour la victoire.

Aussi (l'arc et sa corde) viennent se toucher ; telle l'épouse s'unit à son époux, telle la mère presse son enfant. Que les deux extrémités de l'arc, en se rapprochant, repoussent et tuent nos ennemis !

Le carquois (d'Agni) est le père d'un grand nombre de flèches ; ses enfants résonnent en se heurtant contre leurs frères. Le carquois attaché sur le dos (d'Agni) produit une troupe retentissante qui lui assure le triomphe.

Assis sur son char, l'excellent écuyer pousse en avant ses coursiers dans la direction qui lui convient; ses enfants résonnent en se heurtant contre leurs frères. Le carquois attaché sur le dos (d'Agni) produit une troupe retentissante qui lui assure le triomphe.

Assis sur son char, l'excellent écuyer pousse en avant ses coursiers dans la direction qui lui convient. Sa pensée mesure la longueur des rênes, qui modèrent leur ardeur.

Les coursiers s'élancent avec les chars ; de leurs sabots féconds jaillit la lumière ; ils rendent mille bruits sourds, et de leurs pieds de devant foulent et terrassent leurs ennemis.

L'holocauste est porté sur son char; là où nous apercevons son arc et sa cuirasse, venons chaque jour nous asseoir, et près de ce char fortuné déployons notre zèle.

Les Pi tris (ou pères d'Agni) sont assemblés pour recevoir roflfrande et la douce (libation), entourés des mortifications de la pénitence et de la puissance des rites, grands et profonds, vainqueurs et invulnérables, doués d'une force parfaite, environnés d'une troupe (de rayons) et fameux par la vigueur de leurs traits.

Ces Pitris sont enfants de prêtres et honorés par le 8oma. O ciel et terre, (dieux) bienfaisants, soyeznous propices I Que grandi par le sacrifice, Pouchan nous protège contre le mal I Que le méchant ne devienne jamais notre maître I .

La flèche (d'Agni), garnie d'une plume éclatante, (ressemble) à l'animal des bois qui menace de sa corne. La flamme qui enfante (les flèches) est comme la vache attelée avec ses veaux. Dans le lieu où s'empressent à la fois les divers ministres (du sacrifice), que les flèches (d'Agni) s'élancent pour notre protection.

flèche aiguë , protège - nous de tout côté , et couvre nos corps ; (l'arc) avec sa corde entoure la flèche, et appuyé sur le bras, il porte des coups sûrs. Que les flèches intelligentes s'unissent en un faisceau vigoureux et protecteur.

La flèche a une tête de fer et sa pointe arrache des soupirs. Honneur et adoration à la flèche divine qui va semer les nuages I

O (flèche) meurtrière, aiguisée par la prière sainte, pars avec vigueur. Va attaquer nos ennemis et ne nous livre pas à leur haine.

Dans l'endroit où ces flèches se pressent toutes à la fois, que de jeunes héros à l'aigrette (éclatante) I Que Brahmanaspati , qu'Aditi nous accorde son secours; oui, qu'elle nous accorde chaque jour son secours I

(O Agni), je couvre tes lîerfs d'une cuirasse ; que le royal Soma vienne te ré vêtir de son ambroisie. Que Varouna augmente ta grandeur ; que les Dévas 6 (dieu) vainqueur, te j ettent dans une (sainte) ivresse.

Que notre ennemi, qu'il soit notre parent ou uk. étranger, soit poursuivi par tous les dieux. Que la prière sainte soit pour moi une cuirasse.

PAR YASICHTHA.

Les prêtres ont enfanté l'illustre Agni ; leurs mains ont extrait du sein de TÂrani ce (dieu) nouveau venu, ce maître de maison qui fait briller au loin ses rayons.

(Les ministres du sacrifice, appelés) Vasous, ont dans sa demeure établi le resplendissant Âgni pour le salut de tous ; il réside dans chaque maison, toujours nouveau, toujours digne de nos hommages.

Agni toujours jeune, brille pour nous et allume ta flamme étemelle. D'innombrables coursiers s'approchent de toi.

Dans le lieu où sont assis les nobles ministres (du sacrifice) , les feux célestes ont uni leurs belles et vigoureuses clartés à celles de nos feux (terrestres).

puissant Agni, accorde à nos prières une opulence honorable, que soutienne une belle race d'en-

fants et de serviteurs, et que le génie du mal ne vienne point renverser.

Le sacrificateur généreux qui, le matin et le soir, lève la coupe remplie de la libation, est accueilli par la femme (d'Agni) riche en trésors.

O Agni, brûle nos ennemis de ces traits dévorants dont tu as brûlé Djaroûthai Repousse la maladie gémissante.

O Agni, (dieu) bon et pur, brillant et lumineux, (touché) de nos louanges, protège celui qui allume, tes feux.

O Agni, touché de nos louanges, protège les mortels pieux et attachés aux Pitris, qui souvent allument tes feux.

Qu'ils triomphent de toute la magie des Asouras dans les combats livrés à Vritra, ces nobles héros qui applaudissent à mon œuvre sainte.

Agni, nous sommes tes serviteurs. Puissionsnous ignorer la pauvreté. Puissions-nous être environnés d'une race vigoureuse, ô (dieu) domestique, et voir dans nos maisons une heureuse famille I

Quand (Agni), doué de rapides coursiers, daigne visiter notre sacrifice, il nous accorde une maison habitée par une nombreuse famille et par une lignée de nobles et vertueux enfants.

Garde-nous, ô Agni, contre l'horrible Rakchasa; garde -nous contre le méchant, impie et pécheur. Qu'avec ton secours je puisse vaincre lés armées (de mes ennemis) I

Dans ce lieu où (Agni), notre enfant, entouré de mets et de libations, se pare de rayons vigoureux et se complaît dans l'hommage de Thymne immortel, qu'il triomphe de tou3 les autres feux.

Agni nous garde contre le méchant. Qu'il délivre du mal celui qui allume son foyer. De nobles et généreux (sacrificateurs) l'environnent.

Agni est celui que nous. avons invoqué tant de fois, dont un maître de (maison), l'holocauste à la main, allume les feux qu'entoure de ses hommages le sacrificateur.

Chefs de famille, nous t'invoquons sans cesse, ô Agni, et avec instance. Nous te présentons dans le sacrifice les deux genres d'offrandes.

Invincible Agni, charge-toi de porter aux dieux ces magnifiques holocaustes que nous offrons en leur honneur. Que nos (présents' arrivent jusqu'à eux ot soient agréés.

O Agni, ne nous livre pas au malheur d'<Hre priv^'î» d'enfants ; ne nous livre pas à la pauvreté mal v^tue, à la faim, au Rakchasa, Préserve-nous du danger dans nos maisons et dan? la for^t,

O divin Agni, exauce me» pri^-res, ac^x^rde l'abondance à tes riches (adorateur- . 'Vr^-insH et per^*H de tamille), comble-nous éga!err-'rr;t de ten dons. (O dieux), couvrez-nous te jj ours de vos b<$nédîctionH.

O Agni, objet de nos invo?at:ons, enfant de la force, charme de notre yue, Irille d'une heureuse clarté. Tu es à jamais notre ei::fant. Ne nous brûle pas. Qu'un héros ausvi généreux 'que i/Aj ne se sépare pas de nous.

Agni, ne nous invit-e pas à allumer les feux que préparent les Dévas, pour nous abandonner seuls au poids de la peine. Pour l'ouLli d'un dieu tel que toi, ô enfant de la Force, que nos ennemis ne nous accablent pas.

O ciTin Agni, eiaa2e ne? prières; *xrorie Far r: dan.c>er à tes riches ^adoraîeirrs;. -Prêtres et père-? : faimllr\ oomble-n^os éga!en:ent de tes gdtis. z TOUS, se^ondez-EOus îcu'iurs de tos béaé-iijifrr:

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HYMNE A AGXI

PAS TAMADÉTA

Un flot aussi doux que le miel sort du yase [de libatioDs), et Tient avec Soma remplir la fonction d'Amrita. Le titre mystérieux de Ghrita, c'est d'être la langue des dieux et le réservoir de l'ambroisie.

^ Surnommé Ghrita.

Proclamons la gloire de Ghrita et dans notre sacrifice retenons-le par nos holocaustes. Qae le (dieu) prêtre nous entende, et, pareil à un cerf blanc à quatre cornes, produise l'œuvre (sainte).

Oui, il a quatre cornes, trois pieds, deux cols et sept bras. Le dieu, comme un taureau attaché par trois liens, mugit et apparaît aux mortels.

Ghrita a trois formes, et caché par les Panis, les Dévas Tout retrouvé dans la vache (céleste) . Indra a produit Tune de ces formes, Soury a l'autre. L'ami (des hommes, Vâssou) a donné la troisième aux (Dévas), qui en ont fait le Swadha.

Les (Ondes) sortent du vase profond (de libation) ; leur foule est immense et l'œil de Vritra lui-même ne saurait les distinguer. Je les vois, ces ondes de Ghrita; au milieu d'elles brille Vétasa aux rayons d'or.

Purifiées par la prière et l'adoration, ces ondes coulent ainsi que des torrents. Ces ondes de Ghrita sont aussi légères que la bête qui fuit devant le chasseur.

Les fleuves coulent rapidement vers la mer non

i7j LES ROIS, LES PRÊTRES

moins prompte que le Tent : ainsi font les onies Ir Ghrita. Et lui, grossissant de leurs Cots, feni 'f^ airs ainsi qu'un superbe coursier.

Telles que de charmantes épouses, comme si e.'f^ n'avaient qu'un cœur, les onies de Ghrita s'arrr:chent en riant d'Agni et Tenilamment. Et Je ciri possesseur de tous les biens les accueille àv:. amour.

Je les vois, ainsi que des vierges qui vont ve:> leur époux, se parer de tous les ornements. Dans 1: lieu où se font les libations du SomOy où s'aooonip'i: le sacrifice, là sont présentes les ondes de Ghn.i.

Venez vers l'endroit où se distribuent la loua::^:et le beurre de la libation. Donnez-nous vos précieux trésors. déesses, dirigez notre sacrifice. Les ondes de Ghrita sont ici présentes aussi douces qur le miel.

Le monde entier existe par toi. Le flot suave df tes splendeurs coule au vase des libations, dans If cœur de (l'homme), dans toute la vie, dans les ondes (célestes) comme dans le foyer (solaire). Puissionsnous en jouir pleinement.

ET LES CASTES. 27i

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