‹ Rois, prêtres et castesChapitre 6 sur 29 · II : , J-* - -ju: î · texte numérisé non relu

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et d'étendue ; et pourtant nul ne dira, en voyant cette abondance de débris végétaux et animaux, qui tous les jours s'amoncellent autour de nous et sur toute la terre que le sol s'appauvrisse.

S'il ne s'appauvrit pas, s'il ne s'affaisse, ni ne se réduit, si au contraire on voit partout Thumus s'épaissir, les vallées s'exhausser, des iles se former, et si l'on ne voit nulle part d'autres terres disparaître dans une proportion égale, on peut penser que le globe terrestre a crû depuis sa formation, qu'aujourd'hui il croît encore, et qu'il croîtra tant que conservant sa vertu attractive, tant qu'éclairé par le soleil, il sera habitable et habité.

On pourra nous répondre : que si le poids de la terre avait augmenté, l'équilibre étant détruit, sa position changerait, et que placée en dehors de l'ensemble ou de l'ordre général, sa chute, sa stagnation ou sa dissolution serait imminente.

Que la position de la terre ait changé, c'est possible et même vraisemblable ; car pourquoi ne changerait-elle pas? Pourquoi déjà cela n'aurait-il pas eu lieu? Qui peut nous assurer qu'elle fait sa révolution invariablement dans le même cercle? — Est-ce la distance où nous sommes des astres environnant'^ qui prouve l'identité de la voie? — Mais si eux-mêmes suivent le mouvement universel, si tout marche eu même temps? — Pour changer de route et de direc-

Mais si cette croissance des mondes est généraledans tous ceux d'un système; si chacan s accroît moins des fractions d'un autre globe que de vielles de l'immensité ; ou s'il reprend d'un astre éloigné ce qu'il cède à un astre voisin, enfin si la balance est dans l'ensemble avant d'être dans les parties isolées. Tordre que je présente ne rentre-t-il pas dans celui des possibilités?

Ensuite, comme nous l'avons déjà vu, n'existe-t-il pas entre les grands astres, entre les astres visibles de notre ciel, une foule de corps intermédiaires, inaperçus, astres secondaires qui journellement viennent se réunir aux plus forts et qui en accroissent ainsi le volume?

Des masses pierreuses, des bolides dont on ne peut calculer le nombre ni la grosseur *, ne sont-elles pas de nos jours tombées des espaces célestes? La tradition de tous les temps, de tous les pays, ne rappelle -t-elle pas de semblables pluies de matières solides? Si elles' ont eu lieu depuis la formation du globe, n'en ont-elles pas considérablement augmenté la pesanteur?

Peut-être même notre planète, qui a pu commencer dans les siècles passés par un assemblage de ces corpuscules, continue-t-elle à se constituer par le

1. On cite un de ces aréolithes du poids de vingt-cinq milliers.

mime effet ; et t^ii- ^-r formatioû ne seri^ - — z'- tière se serait Sin-r . -•^-. -.

terreuses ou t.. ."■■-:- ^.-r -:"ou bien périciii^jj.-, -.Ir fixes.

De cet aecrci^=-^zLr-.ii r -s unemodificaii:!! 1— :r * — ^ c'est à croire: 1-5 -.i^- l^ — la position da j'.^' -r ~ - -- gement; mais en :--i . - — anéantissenienî, :ii^i*:5 organisatioa et :r:^- -^ r-

Depuis cttte phaàe ir depuis même q^u't^ile r-: —

d'autres soleils n'ont- il.- ;.

ne se sont-ili pa:* lur::.— . , l'ensemble eu art-ell^^ «iit: -l.-

A tout instant ne aait-il : ^ lations nouyelles? Et n'en i éternité?

Ces productions aéritrn:: -.

parviennent sur la terre. :. ..

traversent ratmospiière i- — se forment dans cette aim. dans lequel s'étend sa for:;

60 ms ROIS, LES PRÊTRES

Tua de ces aérolithes surgissait dans une partie du ciel assez éloignée de tout globe, pour être hors de toute attraction, si aucun astre ne pouvait l'entraîner ou l'absorber, ce serait cet aérolithe qui devenu lui-même la partie la plus compacte de l'espace, la base de cette région, attirerait par son mouvement, par sa chaleur, ou par toute autre faculté centralisaDte, la matière qui se trouverait à sa portée : ce serait elle qui, s'enveloppant peu à peu de cette matière en la condensant, deviendrait ainsi le noyau d'un nouveau globe.

Si l'on pouvait pénétrer jusqu'au milieu de la terre, supposition faite que les matières n'y soient pas liquides, peut-être verrions-nous qu'un de ces bolides en est la base. Et en vérifiant toutes les couches concentriques qui le recouvrent et le temps que chaque couche a mis à s'étendre et à se durcir, l'on pourrait ainsi apprécier l'ancienneté de sa formation, comme on calcule Tàge d'un arbre par la superposition de l'aubier.

Il y a eu probablement dans le principe, et il existe peut-être aujourd'hui des points de la planète, offrant une force d'attraction plus ou moins active, ce qui a pu contribuer à la différence d'épaisseur des couches végétales. Mais en croyant même que les montagnes se sont formées de bas en haut, et comme

on Ta prétendu par le soalèvemecî i^s niaîfêres intérieures, leurs sommités tendant î ::n:'*:er et le» vallées à se combler, il est prihaMe .je la terre moins inégale aujourd'hui qu'elle neTéui: ^:réi '>es premières révolutions, s'unit et s'e^-all*^ encre: et que son enveloppe, qui am.în? dVp-ér/.é^ ^'/en*; n'en avait jadis, en aura mcin? enxre dsn* TaTenir, si pourtant les mêmes ac:îienis ne se ren'v-.veLent pas.

Les trdces de ces convulsion? i^n^ées ca a';::e:;-e^, de ces déchirements que nous ren?cn*.r:n- a civile pas, suite du déplacement des eaux, de l'en'.^ra*^ment, puis du resserrement d'ts n:a^s^«, pr^ ivent que cette croissance du g'obe a été souvent interrompue.

Ces ébranlements provenant evidenn-ient po::r la plupart de bouleversements interne^, p'.arr'^ient donner à penser, comme nous ven.njç de le remarquer, que la base de notre p!anet<e r/ét;ait pa« an seul aérolithé, mais bien une réunion de %ii <</ri,«, de toutes formes et grandeur», q ^i ne *e v^ot p'iif trouvés tellement assemblé*, qu'il ne re^*4t entre e-ux de yastes cavernes, et beaucoup de «^'v-t5ir*'yr¥ frn fermentation.

Ce sont ces matières peu à peu reco'ivert/;« d'une croûte solide, qui s'ourrant eaçuitè Uûi5 ^yjthUt'Àiii^:^

62 LES ROIS, LES PrIiTRES

tion avec l'atmosphère, ont produit postérieurement les crevasses qui sillonnent encore le sol.

Mais à mesure que ces aliments se consument, que les espaces restés vides se remplissent ou s'étayent par le rapprochement des corps" durs, ou par la pression des parties molles, la terre prend son assiette ; et sa surface cessant d'être tourmentée, se polit et s'engraisse des débris des corps végétaux et animaux.

Tout annonce aussi que dans les premiers âges du globe, les eaux étaient plus élevées qu'elles ne le sont aujourd'hui. Les empreintes marines qu'on trouve sur les plus hautes montagnes nous en donnent la preuve.

Quelques-unes de ces chaînes ont pu surgir delà mer, mais ce ne sont certainement pas toutes ; et Teau en a abandonné qu'elle couvrait entièrement, bien plus qu'elle n'en a vu sortir de son sein.

Il est croyable que sauf un petit nombre de circonstances et de révolutions locales, les eaux se sont retirées peu à peu, et d'une manière presque insensible.

Mais, élément composé comme le sont toutes les eaux, ont-elles subi une modification, une épuration, et se sont-elles trouvées réduites dans leur ensemble par le 'dégagement des substances étrangères? Ou

bien la piTLie mrn^ii^ zl-sil- ? -s solidiné? r-ir Zf^-^Lj :r**i-"i- Ii leur natcT^ f^ je=r n-^ .zi^r^. !:^ que chan^sr if ^ln:

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la fiicilité d'ati'rii.:ïr^ ir z*--iz : :. -îîLtîr ^jrr^^:r^^. y. 1: où cette lomifT^ iv^a iiJ-lc asa» ôvr^^. V:»!.^ -. r^* pour nom p-eci-rtie- fie It Brrfci: pM y:cT ^13:: '.;îi5 si la Tie est possfile dîc« Tzae cb&îsïrr.^ ^jm'^.-,-: fi ooitinue, œ qui cal î:rt rciL^fis^ille. ;I ett -r-r.^i^i. qu'elle ne peut s'y p^rp-érirr.

Si ces réservoirs ont «ne zcmiiuiû malien avr? n:» mers, il suffinîi d'un monTCDient d'oBciiiation dans

leur profondeur, pour agiter la masse entière des

eaux.

D'un autre côté, s'il existe, comme on l'annonce, une région intérieure où la matière est encore embrasée; si d'après des calculs sur la chaleur centrale, la terre, aune profondeur de vingt lieues, était en fusion, il est clair qu'il ne peut y avoir là de mers souterraines, car réduites en vapeur par la chaleur, si elles ne trouvaient pas de communication avec l'air libre, elles feraient faire explosion au globe.

Nous ne nous arrêterons pas davantage sur ces questions. Je n'ai pas d'ailleurs l'intention d'étendre bien loin cette dissertation géologique, qui n'entrant que très-secondairement dans mon plan, nous écarterait du sujet principal.

Puis, je pourrais me tromper gravement sur une question que je n'ai pas approfondie, et qui en réalité ne l'a été par personne. Comment aurait-elle pu l'être? Que savons-nous de la structure du globe? Il a deux mille huit cents lieues de diamètre ; et la plus grande profondeur à laquelle les hommes de notre époque sont parvenus, est à peine d'un tiers de lieue : nous n'en sommes donc qu'à la poussière de la surface.

Qui peut alors connaître avec certitude si la masse

ET LSS CA5TKS. O

interne est réellement en fusioo^ et à ?etre zfialenr gradnée qa'on troaTe pendant les mfTTe ■iEi«:j^ uba"^ ou deox mille pieds que noos ayons 3ccjiés, icniinue dans une proportion égale j:isqx'i La Mnfa^rition? Une ploie de matières en£amm.4ef* n'art-elle zn entourer d'une ceintore de fea aans -écaLiaeTir. 1-r globe déjà hab ité ; et ^rès lette Zii îie z rlljtz.:>? n'erit-u pas une zone tempérée ?

Qui nous dira si ces 3u-:!cessfo:i3 de xa^ries concentriques dlmmus, et de décris des races \ii L^.4 ont foulées, ne s'étendent pas à une p^':5:nie*^l^ inabordable poor notre inexpérience? Q'ii «ait fi :e passage des espèces grossières acn: :Iii3es r^jé* rieures, ne se présente pas en sens inrerse q":.ir. i on se rapproche d:i milieu^ et si les caiiTres les pl:is profondément enf::iis ne sont pas acissi les pI:L? complexes, oa -ireux des ra.5îs les pins perfei2t: oniiées? Qui nous assurera en£nq:ie n:as ne retr'::LTerijZ.'5 pas en descendant vers le centre, à une lieae, à dix ou à cent au-desso^Ls de nttre sol, des rentes de fermes et de mcniiments iniî^:Lmt îes in il viios autres que nous, pîus intelligents qne n^os, et tenant un rang bien plus éleyé dans lé^nelle?

Représentants de ces antiques Limitants, repr:,duction ou plut'jt réapparition d'eax-ni4nie3, non» serions leur type renaissant.

Ou peut-être enfa^nts d'un autre soleil, sortis des

leur eau.

une bra lai fus

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que.' litéi.

rêlre- Ilddc plus gr noire épi de lieue

iSTES. *'

I et animaui 5o::t feTÎ- :3 simples de la vie, C3 tderaaimlioa. ► at-iis pas encore îar la pas m-'léi à d-rs i- -jr-ia Ssous nV auri;:-il ^ue ■: granit dont li rr.i*'^ ,■ d'une inva-.oa exti~ se troDTçrai'.-il pii uiî belle analcja-i à c-j'le jrquoi earore i ;hiqu5 iiejes, la m'me proisante ne se pr-^ien*.*- ;r les effeU quand les :rtoot poser des causes

, rien de ce qui a éié puissance qui a créé la lu un résultat à la hauraisonnable n'élève pas un moucheroD. Il n'«u-

; vaste diamètre, quand devaient suffire à ceui as constitué cette masse urface.

i pu s'étendre sous les

régions éthérées, sommes-nous des êtres déchus exclus d'un monde supérieur et tombés sur la terre; malheureux exilés qui après un si long séjour sur ce globe infime, encore étiolés et flétris, nous relevant à peine d'une si lourde chute, serions bien loin de notre grandeur première.

Ou si ces restes enfouis si profondément, si ces souvenirs éloignés étaient ceux d'individus qui n'auraient qu'accidentellement vécu sur notre planète, ces êtres, étrangers aux créatures actuelles, quoique de même nature, car il n'est qu'une seule famille dans l'univers, auraient-ils repris leur vol vers un ciel plus pur et des astres plus lumineux?

Ce ne sont là que conjectures, et peut-être les regardera-t-on comme insensées; nous essayerons ailleurs de les appuyer de quelques données rationnelles. Mais ne considérant ici que la progression simple, telle qu'elle passe sous nos yeux, ne voyant que les figures présentes ou leurs analogues, n'interrogeant enfin que les débris animaux, en oubliant la présence des hommes si nouveaux encore dans la zone que nous foulons, si Ton réfléchit sur cette succession de races remontant de siècle en siècle, de génération en génération, du point intérieur oJi la brute a paru à celui où nous sommes, on pourra

ET LE? CAfT£S. «"

croire qu'A en est ce n 'zrr ie re !•::: iLir^n^f i m. plus profond; et r:n iie imer» ja? ii-Li^.xTî rne le sol actnel ne p:iîsse par la iiî'ii.e :*:i^-: ut£a?f e: par le dépît suz-CrSîif ie r'iiii.e? e: z^ rri.t!r*.ii:i faire partie à scntcTir ie> ertnJIlt-i i.. r----e t-: ?r trouver un jour ^ ta ég-^I el : î^rzirjL: îr 11 filti**.-? que du centre. Ca résultai e?t Ir ::zi:.riiîej-t L^ l'autre; et ce qui est, en s^r,::::Li.i :t : ^ h^ru. indique en mrme temps ?* ^:ii a îl *ire-

En toute chose, il fâ:i: iVv:ri ^2^^:l^2r fit ce que Ton touche. Si ncos ar:-!^ f::iir 11 IzTTz t deux mille pieds, et qae ne es j ^-.z^i i: :::"«- é de* végétaux, des animaux; four:::i:: n"^- i::--T^rI:x^ nous pas plus bas encore? Pc urcu:: si li îiirii» a été là, n'auraît-ellepaséîéaa-def$.::is? Je -e i-s pas que cela soit, mais je crois seulrzien: ::.;':- -e pri* point assurer que ce n'est pas ; e: y. zr . '-e fût, il ne faudrait pas encore une anl. v-.:é 'i.ia culée.

Qu'à vingt lieues de la superficie tout sci: en xrnbustion, ce n'est point chose prour-ée, vencn5-n-::is de voir, et une zone brûlante à cette pr:f:ciear ne démontrerait pas que tout brûle jasqu'aa :enrre.

Je ne m'explique même pas comment un fo jer si considérable, n'étant séparé de Tatino^pLère q'^e par une enveloppe proportionnellement aussi faîole que celle que nous lui supposons, qui ne représente

pas sa quatorze centième partie, le feu intérieur ne se manifesterait point par des irruptions ignées beaucoup plus fréquentes ; ni pourquoi la masse entière du globe ayant été embrasée à une époque aussi peu reculée, des traces volcaniques, des scories et des cendres ne couvriraient pas sa surface entière, ou du moins ne se rencontreraient pas à .une petite profondeur .

Passant sur cette difficulté et admettant que tout est en feu, depuis le milieu de la planète jusqu'à vingt lieues de la superficie, ne reste-t-il pas ces vingt lieues pour toutes les hypothèses, toutes les possibilités?

Qu'on ne m'objecte pas qu'à douze cents pieds, il n'y a plus que les roches plutoniennes, des granits et autres substances sur lesquelles nulles traces de vie n'ont jamais été aperçues; je répondrai par l'argument que j'opposais à l'incendie du centre : cet incendie est-il celui de la masse ou d'une fraction ? De même, cet entassement de granit est-il de vingt lieues, ou n'est-il que de cent toises? Alors, pourquoi sous cette ceinture de roche stérile, ne retrouverions nous pas la terre végétale? Ne rencontrons-nous pas aussi le roc natif à la surface, et sous ce roc n'est-il pas d'humus?

« Mais l'échelle décroissante des êtres est épuisée ; et à la limite du point interne qu'a vérifié la

denmiriiî 1^ if çrfe Iss j^":ii sînrz-lfs i^ it -riî:- I'E les débîiîâ de 1a xéréiEliicL 5* 5* Z'aizmsiiDi. t-

surfa,3e a.:!!t:i^r? Xr si-rl-Jlf pat xi^u*^ â i-rf i-^rét pliiséîrTé£?Pi'::zrr:iLÎ iZi-ÎAhhirui x'j fcuru:v-Z ri*t des êtres eoitairléf * Après j*: çtez^ iiir. It Hiii^H: peut-être r'isi z"âe ^ blj^^ f i:ir5: jx'^fc-.'.'L ^7r*-b- TÎeure, jar çi^i:Zj: nihzrL i& st trDrT"^rcj:-". pfct m.*: aatre série- iziis: zrjzr^lit é!iLf:Le isiii^'ri*^ fc %lt*:

lieue eu "r.arae i:-?:?.'!*^ ie Leu^ri, li il'h.^ i*"*-^

raiî-eZe pis ? Zj^c^-'ji. \rjruff: â^ e-L-r-t v ut i^i >^ causfô re Is si^n pî;i. *?t B:irt:n:t pv*>cr 'i.trk '^cj.h^ sans e5rts ?

Ou ue perf tnp > r^^z^r^. r>.i i*: 'vî: '^ :.. it C**^ fiut ce Ta étié pi»'::^' rJ^x. Li p:^î--vîs;^>^ vv. ît 'r éi ^ terre, a i:é32fô£Îre::rxei.l Tji^i t". r^?.^ u^ i l^i. r.i.;*teur de sa sréa.iâii« TTr 4;:ri ri.lo'v^:.i.v.> i -i^^ri: pi^f

rait pa.? fijî ^iL rli've iè % tj^v^ ^^.xz'.^'^ih. 'r^^'^A six pieds de Bi:r ^jv^isv^rz: syrjiu'r.t t-.v.r^ i^ >^ys c|iu j r»tKt^»^iin. z .^ z* xznL-t. ^^^ ^^^zAm^-^a*^ ../^««y? /«'>'

Cette surîaK a:^^ i'.:u5 p.. ^i^^J:.J^ i^r^% fe#

pas des générations, elle pied de l'être aurait foulé le globe sinon jusqu'à son centre, du moins à ua point bien éloigné de celui où nous sommes.

Lorsqu'on a une immensité devant soi , quand tout ce qui est annonce la vie, il est difficile de croire que la vie aussi n'a pas touché ce qui a été et ce qui porte les traces évidentes d'une pensée, d'une organisation, d'une combinaison.

Et quand Dieu ou la nature qu'il dirige, prennent partout les voies les plus simples, quand les grandes choses sortent des plus petites en apparence, je concevrais peu qu'un foyer aussi énorme eût été donné à la terre, pour en réchauffer seulement la surface , but qui ne serait pas même atteint, puisqu'une partie du globe est couverte de glaces étemelles. Il y a donclà un mystère que nous n'avons pas encore approfondi.

Ces secrets intérieurs de notre planète seront-ils pénétrés un jour? Oui, parce qu'il n'est pas de secrets impénétrables. Oui encore, parce que dans ma conviction, ils l'ont déjà été.

Ah 1 ne mesurons pas la force de l'être agissant dans l'immensité par celle de l'homme encore attaché à la terre. L'homme terrestre, si puissant d'intelligence, quand on le rapproche des animaui, n'est qu'un atome de faiblesse, comparativement à d'autres créatures; j'ajouterai comparativement à

ET LES CASTES. 7t

rhomme même. A quelle prodigieuse di?tan2e darla science du raisonnement, comme dan? cel!e d'ei^ outîon, les hommes d'aujourd'hui ne sont-i!^ pas àr ceux des siècles barbares, et avec quelle ft.'ilîîé nfaisons-nous pas ce que nos pèref* n'o>a:ent j - même entreprendre?

Il en sera ainsi de nos fils. No? œurres les picgigantesques, et celles que nous ne pouvons y*.même essayer, seront pour eux d'une facilité journalière. Ces excavations de deux mîlie r:ei-, -i laborieusement tentées, si péniblement eiénté-?*, les étonneront seulement par la fai^le?«e ou'rlîedémontrent, car alors des routes souterraine-, creusées par de prodigieuses machines, ou par Tapplication puissante de la vapeur, ou enfin par d'autremoyens d'une énergie plus prompte encore, en conduisant les hommes dans les entrailles du jrîobe, leur auront découvert des monuments, des sDovenirs, des trésors que nous ne soupçonnons pa«f.

La science géologique est donc encore dans 9on enfance et à ses premiers essais ; ses résultats possibles ont été simplement indiqués. Mais pour ceindications mêmes, nous n'en devons pas moins d^la reconnaissance aux hommes de génie qui nous leont données, car elles sont la suite de longueréflexions et déplus longs travaux.

Si oe qu'ils ont fait est peu auprès de ce qui reste à faire, c'est beaucoup en considérant lé point d'où ils sont partis. Ce qu'ils nous ont appris depuis un demi-siècle, a peut-être ouvert plus de voies, et indiqué plus de chemins que les siècles qui vont suivre n'en pourront parcourir. Honneur donc à leur mémoire.

Quant au mouvement extérieur de la terre et sa marche dans l'espace, elle est beaucoup plus connue que sa conformation interne, et plusieurs points d'astronomie sont mathématiquement prouvés.

Mais ils ne le sont pas tous et ne peuvent pas encore l'être. A toute théorie, à toute démonstration même, il faut le complément de l'expérience et la garantie du temps. Un fait s'est renouvelé deux fois, dix fois même, on n'en doit pas conclure qu'il se renouvellera toujours, et encore moins qu'il sera toujours égal.

Les observations que conservent les archives des peuples sont donc trop récentes et ne sont pas assez nombreuses pour qu'on puisse établir un système bien complet sur les mouvements de la terre, sur sa constitution intérieure et extérieure et sur les modifications de croissance ou de décroissance que les siècles peuvent y apporter.

S'il est des choses, même invisibles, que la réflexion et le raisonnement ont rendues palpables

pour touSy il en est d'autres qui ne sont que des jalons delà science, des points de conTenti:n q:2e l'on admet comme yrais, mais que nul pourtant c*a réellement et irrévocablement reconnus tels, par^e que nul ne les a conçus entièrement. Les op iL:s2« nouvelles ont contredit les anciennes. C-elies de l'arenir modifieront les opinions actuelles. De ces Ciontradictions apparentes, un jour sortira la vérité.

Pour ce qui concerne les autres r'c'/^ , It?

systèmes varieront plus encore. Bien dr? aj'er;*^^ peuvent naître, sans que nous arrivions à des :^:nclusions précises, car nous basons nos raison nemer.: s sur les éléments qui nous environnent et qui frappent nos sens, tandis que la mati«^re des n. ondes comme celle des êtres, peut varier â YîLÛrxi : ca-s ceci rentre dans le chapitre des formes. Xous résumons celui-ci :

La masse totale de la matière n'au^ect? pa?, mais elle peut dans ses parties changer de place, de forme et de nature.

La matière habitable s'étend ; le nombre drs globes se multiplie, et chacun de ces globes est susceptible d'acquérir en volume et en étendue.

Le globe terrestre croit effectivement en attirant à lui, soit par sa propre attraction, soit par celle

des êtres qui le couvrent des matières extra-terrestres.

La chaleur et la lumière portent avec elles, et déposent sur la terre, des substances qui contribuent ainsi à la croissance du globe et à celle des corps qui l'habitent.

Si la chaleur et la lumière cessaient, la terre cesserait de croître ; elle serait bientôt glacée, et par conséquent sans habitants.

Avec la cessation de la chaleur et de la lumière, arriverait probablement celle du mouvement, et les globes plongés dans une obscurité complète deviendraient à jamais immobiles.

La formation de la terre remonte-t-elle à une époque très-reculée? Il faudrait croire le contraire, si l'on calculait son âge d'après celui de la race humaine. Mais tout annonce que ce globe a existé un grand nombre d'années avant de devenir habitable par des créatures quelconques, et que les hommes n'y ont paru que longtemps après les animaux.

Cette opinion est d'accord avec le témoignage de nos sens et aussi avec les expériences faites par les savants de tous les pays : ce que la tradition a dit, la géologie le prouve. Si la terre dans sa base n'est pas de formation nouvelle, si les ani-

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nous le saTon?, et la TÎe j"*5î l'i-LTiiL A ziT?zrf que les cires se s^cn* dêxelrpzé?- £ & iiLz i ^r ir^ globes se ecnstima^Sriiî ; c:: t'-i': li ni L Ît l'-f^ a posé les meniez p::ir fi ri: i^r :'rTT l irf rerzirr. leur croissante et Ir:ir an!:::: i^ttr T:»:-r : ^It t1-=: pût agir, il était iriispeiisatir zz^'^l r rr::-^: rir un plan S'^-Iiie : il nV a pis d'iriiTiî:; =.inf nar^rr en eux et hors deux.

La masse terrestre. s:»îî c-e rrr^i-vêim: d*-!i atome, d'une simr-e miiéroie, elle se s-::: a^.r^e peu à peu, et par des couches sui-t^essive?: s::: ^-:e corps composé, son 5.:iae;ette eu son premier plan d'attraction ait été le firagmenî cêiaché d un autre globe ; soit enfin qu'elle provienne d'une n .''•: uleu>e dont les rayons se sont condensés, la terre, dis-je, a dû, dans le principe de sa fermentation et jusqu'à une époque assez peu éloignée de nous, être en proie à des conyulsions yiolentes, transition du chaos

à l'ordre et suite de la formation des matières qui se séparaient et cherchaient leur centre et leur aplomb.

Les masses granitiques, ossements du globe, roches composées d'autres roches, écrasées, broyées, pulvérisées, nous offrent à chaque pas des preuves de ce choc terrible.

Ces grandes commotions ont été accompagnées d'une conflagration presque générale, et suivies, à mesure que le refroidissement s'opérait, d'une inondation ou premier déluge, déluge partiel, résultat des vapeurs que le feu avait dégagées de la masse, et qui retombant sur elles ne pouvaient pénétrer dans le sol vitrifié et endurci. Ces eaux ainsi retenues dans les excavations de la surface, ont formé les mers, les lacs, les fleuves, et ces immenses réservoirs intérieurs, aussi vastes que les océans et plus profonds peut-être.

Pendant cette période de désordre, la terre ou du moins les parties que nous en connaissons, n'ont pu être habitées ; en effet, les roches dites primitives, n'offrent aucuns détritus végétaux ou animaux.

Quand les matières en combustion, restées en dehors de l'inondation, ont commencé à se rasseoir et à se refroidir, le globe n'a dû présenter encore

qu'une masse pierreuse, couverte de cendres, de scories, et sans apparence d'un sol propre à la végétation.

A cette époque, il n'y existait et n'y pouvait exister aucun être. De quoi aurait-il vécu T Les végétaux n'étaient pas encore, et les océans nouveaux ne contenaient qu'une eau limoneuse et brûlante; la mer, comme la terre, était donc déserte.

Quel est le premier symptôme de vie qui y ait paru T Quel est l'aîné des êtres î Y a-t-il eu une première espèce et un premier-né de cette espèce, ou les mêmes causes ont-elles amené des effets analogues sur des points divers?

Lorsqu'un globe est constitué, le nombre d'individus qu'il doit recevoir est-il déterminé ? Le germe de cbacun y est-il préexistant? et le principe de vie, principe toujours individuel, y est-il mêlé à la matière ?

Ou cette matière dépourvue de toute présence vitale, au moment de sa fermentation, reçoit-elle successivement avec les substances qu'elle attire, cette influence du dehors ?

Est-ce-un germe échappé d'une autre région, et emporté à travers l'espace qui vient frapper ce globe et y apporter la vie?

Ou faut-il croire que partout où les quatre élé-

ments, l'air, le fea, la terre et l'eau sont ea contact,

il y nalL des créatures?

Alors, il pourrait en naître aussi, quand il n'y aurait que trois ou même deux de ces éléments, et l'on en déduirait qu'elles ont pu, dans l'origine, vivre dans un seul élément, ou dans ce mélange de toute substance qui fut le chaos.

Si l'on veut que ceci soit possible, si l'on peut supposer des êtres organisés dans la matière sans organisation, et admettre la vie, principe de l'ordre, au milieu de la confusion, il est plus probable et tout annonce que lorsqu'un astre commence à se peupler, c'est qu'il est assis, et que ses éléments ont pris, au moins sur quelques points, la place qu'ils doivent conserver. Les volcans, les torrents, les avalanches ne présentent jamais de principes vivants. Quand on les y rencontre, c'est accidentellement, et bientôt ils s'en éloignent ou cessent d'agir. Les astres eu révolution ou qui commencent à se constituer, ne sont donc pas habités.

Il y a, je pense, une chaîne de globes comme il y a une échelle de créatures, c'est-à-dire qu^l est des mondes inégaux dans leur âge, leur organisation et leur croissance, et qui, composés d'^éments plus ou moins bien harmonies dans leurs proportions et aussi plus ou moins épars ou moins mélan-

orés dans IBUTh Ili.Cr^l':Li^-- lirTiS:

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