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native ? Ces globe? seTilrz.z e:i zz^l .-r: f.: --i-r 1 .-ri^ -^ des créatures, lein* zézlzln^^ :cl I^cr TTr^L-rr rliz. d'action : là s'essiv^nl-:!: i li n-r 1t-? ^r^ir-iz.* devant se déTeîoT:>er aUlrTir?.
La terre aurait étr iiz^ If Tr-nij-r -r* p':i''*i.*
être encore un de ces ïr:«î^ i'r^.?.ii: .e : i. .>-. i &
certain point, eTpli^iLeriî: !^-n:z.f-t î'j "ir^, i^r .r"r foule de créatures de? derriirr? 'r-ir-rt.
Bien que ce? e«prr?e5 ?.:.I-ri.t pri'i Ici:i-:l: .-r* :,-r«^mières ébauches de t:a:rî ?^lle^ -:-: ir: •..* '^it peuplé notre p!aL.è:e. :a i':::rriit 3:»r:i— r '--^ l-*r multitude excède la totalité ie« r*!:e^ is.- :-•!:.,., Mais ceci ne démcn*rer'i:t nei. x!i:re '.r '. ^e ::'--» venons d'avancer. Parce que le g' /ve *^rre-.r'r - t rempli d'une masse in-3al:-uii^le d'ar.ir::il;^le4, ce plantes ou d'êtres des é2Kelon? inférieur?, ce i.'e*t pas un motif de croire qu'il en ?o:t aÎL?! daL^i u j.* ; et si des récrions célestes ne conviée r.er.t o l'aux premiers mouvements des germe?, à leurs premiers pas sur la matière, il en est aaj??i qui ne comfx^rtent que des indiyidus développés et forts.
Nous ferons l'observation que la quantité de créatures terrestres, végétales et animales, en y comprenant les animaux microscopiques, n'est peut-être pas aussi étendue qu'on l'estime généralement : nous prenons souvent pour des êtres des parties d'êtres, et même leurs actes et leurs œuvres.
Par exemple : un animal imperceptible pourra produire des milliers de points ou de bulles gazeuses, et leur donner un mouvement; et nous verrons un millier de créatures où il n'en existe réellement qu'une.
Nous pourrions aussi considérer comme autant d'individus chaque doigt d'un géant dont nous n'apercevrions que les extrémités, et même chacun de ses cheveux ; et encore chaque grain de poussière auquel ces cheveux, par leur attraction, pourraient imprimer une vibration.
Quand il s'agit du mouvement, nous sommes portés à embrasser deux opinions qui, toutes contradictoires qu'elles sont, s'écartent peut-être également de la vérité ; et ceci, parce que uqus ne voulons pas voir la vie dans ce qui est plus fort que notre vie, et dans l'œuvre dont nous ne serions pas capables. i.
Ainsi nous attribuons toujours à la matière les très-fortes impulsions, celles qui s'étendent au loin, celles dont notre intelligence, n'embrassant pas les bornes, ne peut saisir la cause entière.
Les effets des grands corps et d'une vaste volonté, toutes les phases de la création, la marche des éléments, les révolutions des astres deviennent ainsi à nos yeux les rouages d'une machine et un résultat purement mécanique.
Tandis que par un préjugé opposé, nous croyons toujours reconnaître la vie et la volonté dans ce qui est très-minime, et dans le mouvement qui se fait sentir sur une très-petite échelle. Et partout où. notre perception nous indique un balancement, une vibration, un simple frémissement, nous disons : il y a là une créature et par conséquent une âme.
Assurément cela peut être, mais le contraire est non moins probable.
Je pense donc qu'ici nous prenons souvent les effets pour la cause ou la partie pour le tout. Ce que nous appelons un être, ne sera qu'un de ses organes, un de ses membres ou moins encore.
En vain dans leur marche ou leurs convulsions, ces parties nous semblent des corps indépendants et isolés ; notre œil nous trompe : elles sont liées à un centre par des fils invisibles et qui les font se mouvoir, sans que nous puissions en apprécier le moteur.
Alors ce qui, dans notre croyance, était un peuple d'animaux n'est de fait qu'un seul individu dont chaque point mouvant est une fibre.
Cet être se dilate, se resserre, prend mille et mille formes, mais ces formes sont toujours dirigées par une action unique ; et nous en acquéronssinon la preuve, du n^oins une très-forte présomption, en examinant attentivement les mouvements de cns
atomes réputés intelligents. Remarquez que leur volonté ou ce que vous considérez comme tel, est toujours collective : qu'on les sépare, ils se réunissent; qu'on les écarte encore, ils se joignent de nouveau, et toujours dans un même cercle, avec des circonstances semblables ou peu différentes. Leur séparation n^a donc été qu'un prestige. Mais telle est la ténuité ou l'élasticité des nerfs de l'animal, ou la force d'attraction d'une de ses parties vers l'autre, qu'aucune ne se rompt; ou, si la rupture a lieu, qu'elle se répare aussitôt.
Si Ton ne veut pas que ces milliers de points agissants soient un seul corps et un corps tout formé, pourquoi n'en serait-ce pas un qui se forme et s'harmonie à la localité ? Pourquoi ce mouvement que nous attribuons à des myriades de créatures, ne serait-il point la vibration des fractions ou d^s innombrables molécules qui vont composer la charpente d'une seule? Pourquoi enfin ne serait-ce pas le bouillonnement de la substance dont l'âme s'empare ?
Si un corps humain ou tout autre animal, avant d'être concentré dans un petit espace, celui de sa taille actuelle, était étendu dans un très-grand, il n'est pas douteux que le naturaliste qui ne pourrait, même avec les instruments les plus énergiques, saisir qu'une coupure ou qu'une ligne de l'ensemble, en voyant de place en place et sur des points qu'il
ET LES CASTES. 13i
<îroirait isolés, la pulsation des artères de cet être aux membres distendus, ou bien la circulation de ses humeurs et les effets de sa respiration, prendrait chacune de ces conséquences d'un organe pour l'organe même ; pour plus encore : pour une action complète suite d'une volonté propre; et chaque vibration lui paraîtrait un animal entier, ou une légion dianimaux.
Or, parce que, depuis leur origine terrestre, ou plutôt pendant une période de leur vie sur la terre, les corps en gagnant en solidité ont été réduits dans leur étendue, cela ne dit pas qu'il en a été ainsi à toutes les époques de la création. Gela même, si nous en jugeons par analogie, annoncerait le contraire.
Les corps s'étendent ou se resserrent selon la dilatation des éléments, et de manière à pouvoir toujours agir dans ces éléments; car il faut un rapport de poids et de densité de la forme vivante à la matière sur laquelle elle vit et s'imprime, à la matière qui sert à sa subsistance, à sa volonté et à ses œuvres. Je ne vois donc pas pourquoi tout être, à un point de son développement, avant la formation de ses organes présents, n'aurait pu être dilaté et répandu dans un vague immense.
Peut-être n'est-il pas un seul corps dur qui n'ait
été éthéré, puis fluide, puis semi-liquide, enfin compact et solide.
Ce qui a lieu dans là nature morte, ne peut-il être dans la nature animée? La portée immense qu'acquiert Tàme à l'aide de la pensée qui n'en est qu'une extension ou une dilatation, ne nous indiquet-elle pas que la substance locale et corporelle, quand elle n'était pas serrée et condensée par oette âme, a dû être vague comme elle?
L'àme ou la vie ne va-t-elle pas chercher au loin les matériaux dont elle compose ses organes; et avant de les réunir en elle, ne doit-elle pas. leur imprimer un mouvement?
C'est donc, nous insistons suf ce point, cette agitation des parties vues isolément, qui a pu nous les faire considérer comme des corps organisés ; et faire admettre, au rang des êtres, de simples molécules, des parcelles de matières soulevées par la vie : tandis que l'individualité ou l'àme qu effectivement ce mouvement annonçait n'était pas là, qu'elle pouvait même en être fort éloignée. Bref, si cet atome qui s'agite n'a pas en lui tous les organes qui constituent l'existence, ou si, les possédant, ces organes ne comportent pas la pensée et la volonté, s'ils n'y sont pas aptes, ce point agité n'est pas un être, il n'en est au plus que la fraction ou l'instrument.
Il sera même l'instrument d'un tiers : et ces mo-
Iécales,ce3piirt:t!ç. îmnî'.'f ;■?■* rir ca -s'jj ■;;. que celui ioj-i.;L 'fn'is ArTir::eaDont, se Ir ,' ainsi rêuai'ês i Tijûja de ce plus f>,rt. C ■■' arrive joara^I'iaent parlout où iJi-;--;- . de puissaDce et de volonté inv^i; :î - ■■ • contact; lesorganesde l'un,, t..* ■.■ ; l'autre, ne sont plus que ttA ■■■.- ••
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comme il peut en être très-proche. Et le point oà est la vie semblera immobile, tandis que celui qui n'en est qu'une dérivation, présentera une mobilité extrême.
J'ai dit ailleurs, ce qui pourra paraître en contradiction avec ceci, que certaines productions que nous prenions pour un corps unique, étaient réellement la réunion de plusieurs; et que telle plante, tel arbre, telle végétation zoophite ou conferve, pouvait contenir un amas de ruches, de cellules et une peuplade entière. Que faut-il conclure de cette double assertion? C'est que les deux cas doivent se présenter; et qu'au premier aspect et même après une longue étude, la faiblesse de notre vue ou l'insuffisance de l'art qui y aide, ne nous permet pas toujours de les distinguer et de séparer l'un de l'autre. Si un rameau de corail peut renfermer un groupe d'animaux, il arrivera aussi qu'une réunion de tiges, de plantes et d'arbres, et même tous ceux d'une forêt, ne seront réellement que le développement d'un seul et les accessoires de sa vie.
Ajoutons qu'il ne faut pas compter un germe dans chaque racine, dans chaque bourgeon, ni même dans chaque fruit, pas plus qu'on ne doit voir un oiseau> dans tous les œufs dont certainement la plupart resteront stériles. Le fruit, comme le bourgeon ou>
ET LES CA5T15- li
Tœuf, devient le point qui sertie i':z z i ..i -r. mais n'est pas la vie, ni iVtre, ni m! 21^ le ^tri: ?.
Beaucoup de fossiles, qui semblent des :c rrs ly in: vécu, ne sont aussi, comme nous Tavons «l'/i iaiique, qu'un effet, et un témoignage de rindividuahté, mais non le cadavre de l'individu. C'est sa ru:he ou son nid, c'est son enveloppe ou sa dépouille, cest la peau que le serpent rejette chaque année, le te<t ou le fourreau que quittent tous les crustacés, toutes les araignées, tous les êtres qui de l'état de larves passent à celui d'insectes. Enfouis dans le sol ou on les rencontre, chacun de ces débris pa?-e pour un individu, et souvent n'en est que Tapparc-n:-?. L:même animal, s'il a vécu longtemps, a pu lil-^-r maintes traces de cette sorte, avant que «a f^jr::.-: réelle ne soit effectivement tcmbee ^z H-- ,1^ .,z.. Telle empreinte sur les siLisies h^ r-; ::-:r* a,:.-: cent fois et plus, et comme les épreuve* de zraTurT* et de lithographies ne représentera qu'un veu; sujet.
La masse numérique des créatures terre- trrrç e-t prodigieuse, nous ne prétendons pas le n:*^T^ mais c'est pour cela qu'il ne faut pas la porter plus haut qu'elle ne l'est, ni voir des individus où il n'y en a pas.
Ne nous exagérons point surtout le nombre deêtres secondaires ou des classes primitiv*rs. Mai<
13« LES BOIS. LSS PRËTBES
quelque grand qu'il soit encore, nous devons peu nous étonner de la différence comparative de celui des races supérieures. Cette diversité est dans la nature, elle est indispensable. Partout, pour donner ouverture à l'action, il faut l'inégalité des tailles et des formes, comme l'inégalité des intelligences. Des proportions invariablement semblables en n'offrant plus de contrastes, ni de résistance, ne permettraient pas l'œuvre et laisseraient à peine la faculté du mouvement,
D'un autre côté, si les grands êtres multipliaient autant que les petits, ils ne pourraient vivre sur la terre et la place leur manquerait.
Ici ne confondons pas chaque globe pris isolément, avec l'ensemble on l'union de tous : dans chacun l'espace est défini et susceptible d'être comblé, parce que cbacun a ses bornes et son horizon ; tandis que l'immensité ou l'univers n'en a pas et ne peut en avoir. La matière étant partout, partout aussi un nouveau globe peut se constituer.
Mais ce globe, ancien ou nouveau, quelque vaste qu'on le suppose, si, d'un côté restreint dans sa croissance et son étendue, il reçoit d'un autre des êires dont la force et la taille ne le soient pas, finira par ne plus leur suffire.
Ee ceci on peut donc iaduire qu'il viendra aussi
sur la îarre ni: ifzr-- ". > -- ■--■= • ■
plîéî, OQ bl^E eZ-TT' T- — -: -- T-'i-IIIV.'!!!
surface, trot re=5^T7~ t it .^^irs vn;..:r,'actes et leurïni?L":-e=.~:r:=. i-ivr-irX yvit :■ à croître et t ar- k y.r.ir a;..-;ufs.
On se rappî:^^^ -.-- — ^''^=^^ P^'î ^j-'"ici de la taCr r-'irr-ir^'-Ie qui, i la \ot.j: toujours en Lar=:TLi-e avec la localiti^;. -v ji . compte pourri?ndaasl'inteIlij:;':r.-^. V^ de raison peut se trouver dar.î ^t ■-■ ■ un pygmée ; et la dimensioa '. : ■.
fortuitement, ou en peu d% ;;-' ■ -'- -■ constances les plus vul^aiiîrt ; ■-■ ou le déplacemept d'un •".■^::.-:: .- ; de la base ou du pciul 't'-c:-: '^ diminution de la nourr:!-.-- ■.•. ;■ ficaiion.
Il y a eu ainsi, et yy:. --■:.•■■ ■■.•
parmi les anixa'jx '2 ui ;: -■
types de fonLee e*. '>. \ - . -. ■
opéré de rév''=.'i:ii;' ','■:.. -.
avec des fonr-^t ':f.-.--r. -
égaux de tI; h\ t' -.v:.-'. . ■ ■ On vc;'. ôii- ';ti-:r-. . - '. .
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après lit n'jr. "---■■, - -
étaient abondantes en individus, sans quoi elles les eussent anéantis et ne trouvant plus elles-mêmes à vivre, elles auraient péri à leur tour.
Ainsi les lions dont l'estomac exige une pâture copieuse, n'ont pu naître qu'après les animaux qui leur en servent. Les carnivores n'ont donc vécu qu'après les ruminants. De même que les êtres qui se nourrissent de végétaux, n'ont dû paraître qu'après ces végétaux. •
Mais sans nous arrêter à ceci qui rentre dans une autre question, nous voyons que l'instinct relatif des êtres de chaque classe n'a point perdu depuis qu'ils ont paru sur la terre, du moins rien ne le donne à penser; et pourtant nous avons journellement la preuve, que les individus des temps primitifs étaient dans beaucoup d'espèces d'une taille supérieure à celle d'aujourd'hui. On rencontre dans les houillères des débris de ces mousses, de ces lycopodes, dont les tiges pouvaient s'élever à vingt et trente toises et couvrir une plaine entière; et qui pourtant sont les analogues de ces mêmes espèces, de ces mousses si humbles, si peu au-dessus du sol que nous les foulons aux pieds, sans presque les apercevoir.
Or, les mousses actuelles dans leur petitesse n'en sont pas moins douées des mêmes facultés vitales
ixie ces plantes gigantesques; et il est à présumer, L^uisqu'elles continuent à vivre sous la même forme, qu'elles ne résistent pas moins aux efforts de leurs rnnemis et aux convulsions des éléments.
Nous pouvons également appliquer ceci aux anicaaux. Des reptiles, des sauriens de trois pouces de L:»ng, représentent des individus d'un m*'me degré, "|ui, dans l'origine, avaient une taille de soixante pieds, et qui pourtant n'avaient pas plus d'intelli» gence que leurs petits successeurs, ni peut-ttre plus d'énergie réelle, ou de cette volonté persévérante qui seule, à la longue, fait la force.
Par un dernier rapprochement de ces êtres ave:: les végétaux, nous dirons qu'un grand animal n*e-t pas exposé à moins de dangers qu'un petit. S'il a peu à craindre des autres créatures, il donne bien plus de prise à la matière, aux maux et aux besoins qu'elle engendre.
Si une objection contre la possibilité de l'analogie ou de la transition s'élève encore de cette différence de corpulence, et qu'on refuse de croire qu'une àb eille, ou qu'une fourmi, soit au même degré qu'un jiKis quadrupède, et que l'un puisse devenir l'autre, îious rappellerons que l'homme ou toute créature d'un Tolume et d'un poids dix fois plus considél'ables, a corporellement commencé par un point, un ^tome qui, en attirant à lui une masse plus ou moins
m LES ROIS, LES PRÊTRES
considérable de substance, a successivement varié dans son volume. Si le poids faisait la puissance réelle ou Tintelligence , un bœuf, un éléphant, devrait en avoir bien plus que l'homme.
Mais nous l'affirmons de nouveau, la taille ou l'enveloppe, qui n'est rien qu'un peu de terre, ne constitue pas rêtre, pas plus que le ventre ne fait la force et la beauté. Ne nous laissons donc jamais abuser par la superficie ou l'extérieur des corps, ni par leur faiblesse ou leur exiguïté comparative. Parce qu'un être est impalpable pour nos sens, ou que son âme agit dans un cercle étroit relativement à calui où nous pouvons nous étendre, n'en concluons pas qu'il soit inintelligent, ni même au plus bas de l'échelle. Il est des associations d'animaux chétifs en apparence qui, si nous pouvions les étudier, ne nous offriraient pas moins d'exemples de prudence et de raisonnement que les créatures les plus rapprochées de l'homme. Et peut-être ces insectes déjà cités, ces fourmis, ces abeilles, malgré la petitesse de leur corps, ne seront pas pour la volonté, la poursuite d'un plan et l'entente d'un labeur, audessous des castors ou de tout autre animal d une taille bien supérieure.
Ces classes sont-elles les seules? N'en est-il pas d'autres moins connues, moins en évidence, imper-
ET LES CASTES. lit
ceptibles même, et qui pourtant nous étonnent pir les résultats de leur présence sur la terre et les édifices presque cyclopéens qu'elles en font sortir? travaux qui en changent pour ainsi dire la s::rfi?e, et dont nous connaissons à peine les auteurs ?
J'ai la conviction que sous toutes les fermes, m ! ne celles que rend invisibles pour ncus leur tén:i::é li leur dilatation immense, il est des e-p-tr>rs ingénieuses et calculatrices, des esr-ê^es xninssées d'êtres capables individuellement, ou pir Ie:irs efforts réunis, de concevoir et de créer de izrinie^ choses, grandes au moins comparativement à i-^Iles que nous leur attribuons. Ainsi en élevant â un nirnbre exagéré la généralité des 4lres, ncu? aT'.ns. Je crois, beaucoup trop restreint celui des Tré^t-re? raisonnables; et nous pourrions, sans crainte ce nous tromper, admettre que parmi les izllr'A.*^ >? plus petits de taille, et même tout à {\A :n*i.'l%sables, il v a des degrés d'instinct et de niton au^-i élevés et plus élevés peut-être qae parmi i-eui ^::e nous admirons, seulement parce qu'ils sont mle-.x pourvusde matière et plus rapprochés de nos m'^j:* et de nos sens.
Malgré ces raisons, quelque y\dnsWj:^ c .'e**e% puissent être, ce défaut de proportion de nombre entre les êtres intelligents et forts et ceux qui •cnt
aux derniers degrés de faiblesse, pourra toujours nous être opposé, si au lieu de la question d'ensemble on ne prend que celle de localité, ou bien si l'on ne croit qu'à une progression limitée dans l'espace terrestre, tandis que de fait elle s'étend à tous les globes et à l'immensité entière.
Mais précisément à cause de cet échange, de cette circulation, de ce roulement de germes de tous les globes et d'individus de toutes les tailles, échange qui s'effectue à travers toutes les régions du ciel, il est impossible de rien établir, quant au nombre, sur la population ou la dépopulation d'un monde pris isolément. Un jour il peut être couvert de créatures, et le lendemain en être entièrement dépourvu; ou bien n'en renfermer qu'une catégorie, et bientôt en présenter vingt ou mille; et ceci, sans qu'on puisse en rien inférer sur la quantité effective, ou les qualités intellectuelles de ces individus, ni assurer qu'ils sont à leur premier degré de croissance ou qu'ils en ont parcouru plusieurs ; ni qu'ils représentent divers jalons d'intelligence, ou n'en offrent qu'un seul sous des figures variées.
Sans contrediti dans cette série de transitions et de corps, il peut y avoir croissance ou transformation réelle; mais peut-être n'y a-t-il que modification extérieure.
Il pourrait n'y avoir aussi que déplacement. J'ai
déjà avancé d'après quelques probabilités, que des germes, et même des êtres complets, sont isolément, ou par races et familles, transportés d'un globe à l'autre avec les fragments ou les émanations de ces globes. Les effets de la vie, et même ceux de la matière sont bien plus vastes, plus généraux que nous ne le pensons ; et c'est erreur de dire qu'il existe un ordre de choses, seulement pour notre petit globe. Certainement il a des effets et des mouvements qui lui sont propres, mais il en est beaucoup plus auxquels il n'est soumis que comme partie de l'ensemble, et qu'il partage avec des milliers de soleils.
Ensuite quelle est la proportion du nombre et de Tespèce des éléments, au nombre et à la diversité des êtres qui les habitent? Cette [proportion est-elle déterminée? Tel élément comporte-t-il une plus grande variété de races que tel autre ? Y a-t-il plus d'éléments et des éléments plus tranchés, plus énergiques dans les régions où demeurent les êtres les plus forts et les plus développés? ^Ceci n'est pas d'une solution plus facile pour nous, que les autres questions que nous venons de soulever.
Quant à la masse des substances, quôiqu'évidemment elle ne puisse pas plus croître qu'elle ne peut diminuer, il est à présumer qu'elle n'a point de bornes ; car si la matière, avons-nous dit, n'était
iU LES R013, LES PRÊTRES
pas inépuisable, si elle n'était pas infinie et que le nombre des créatures le fût, quelqu'étendue qu'on lui accorde, il arriverait une époque où elle manquerait aux individus et à leur développement; par conséquent, il viendrait un jour où la création serait arrêtée, et l'action de Dieu éteinte avec la vie des êtres, parce que Tune comme l'autre, n'est et ne peut être qu'une progression.
Ensuite, cette matière étant limitée, une partie des êtres, un seul même pourrait l'envahir tout entière, et il resterait des germes qui en manque^ raient ; ce qui peut arriver sans doute, mais sur un point et non dans l'ensemble ni d'une manière absolue.
Si la matière étant infinie, la masse des êtres rétait aussi, leur action pourrait encore se trouver localement entravée , puisqu'il n'y aurait qu'une matière infinie pour une multitude d'êtres ayant un pouvoir infini.
Dans mon opinion, la substance est intarissable ; comme l'espace elle est sans terme, mais le chiffre des êtres ue l'est pas ; leur nombre est fixe et l'a toujours été. Tous les germes sont incréés, ils existaient de toute l'éternité : ils ne sont pas nés, ils ne peuvent pas finir, et leur multitude ne peut ni augmenter, ni diminuer.
D'après ceci, la foule qui possède vie et actioD, quoique immense, quoique incalculable, sauf pour Dieu, étant cependant limitée quant au nombre, tandis que la matière ne l'est pas quant à la masse et à l'étendue, rien ne peut arrêter la croissance d'un être fort ou faible, ni restreindre le déploiement de sa puissance de vouloir.
Alors d'efforts en efforts, de volonté en volonté, lorsque cette volonté est basée sur la raison et la justice, la créature aujourd'hui la dernière de toutes, pourra aussi arriver à créer des mondes, des systèmes de mondes et des milliers de systèmes ; car la matière ouvrable dont chaque être dispose étant aussi vaste que son imagination, si le désir persévérant suivait toutes les phases de cette imagination, si toujours il était d'accord avec le sens droit ou l'équité, la force physique de l'individu, croissant dans la même proportion, il pourrait agir dans une mesure égale h son vouloir.
Qu'on ne perde pas de vue que par force physique, je n'entends pas spécialement le poids des formes et leur dimension : nous venons de faire observer que l'énergie d'ensemble, c'est-à-dire la puissance d'exécution jointe à celle d'intention, peuvent se trouver dans un corps tenant très-peu de place, quoiqu'il puisse en embrasser une très-grande. Nous estimons d'ailleurs que la vigueur corpo-
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relie consiste dans la perfection des rouages, dans la prompte obéissance de leurs mouvements à Tîmpulsion de Tâme, dans la faculté qu'ils ont de 's'étendre, de se resserrer, de se modifier suivant le temps etle lieu, et dans le pouvoir que l'être acquiert ainsi d'agir dans tous ses éléments et sur la portion matérielle d'autres êtres plus faibles d'organes et d'intelligence ou au moins de volonté.
Quoi qu'il en soit, nous reconnaissons que le nombre "des créatures n'est limité dans un globe que par l'horizon de ce globe, et que jusqu'au moment où la vie et le mouvement s'y trouvent gênés, ce nombre peut s'accroître toujours, même aux dépens de la taille de ses habitants ou de leur mesure corporelle.
Néanmoins l'action de la vie et l'exercice de la volonté, exigeant une fibre proportionnée à la résistance de ces éléments, il est à croire que cette décroissance des membres ou de l'instrument des sens, qui eux-mêmes ne sont que ceux de l'âme, s'arrête dès que la puissance locale et matérielle de ces organes se trouve au-dessous de celle de l'intelligence. Alors l'âme entravée en môme temps dans son action présente, dans sa croissance ou son avenir, va dans un autre globe chercher l'espace et la matière qui lui manquent pour constituer un autre corps à la hauteur de l'intelligence qu'elle a acquise.
Ou si elle ne change pas de localité, elle reste assoupie dans son germe jusqu'à ce que les circonstances nécessaires à son développement se représentent sur le globe où sa volonté l'arrête.
Mais il est évident que cette augmentation de la quantité d'êtres sur un point n'est réelle que sur ce point, qu'elle demeure purement locale et n'est de fait qu'un déplacement. Ainsi, lorsque la population d'un monde s'accroît, celle d'un autre diminue ; à moins que des germes qui auraient sommeillé jusqu'à cet instant ne se réveillent et ne surgissent de la matière où ils étaient enfouis. Alors se confondant avec les anciens habitants, c'est-à-dire avec les germes précédemment éveillés, ils doivent en accroître la multitude et peupler les espaces qui étaient déserts.
Mais ces germes qui surgissent les derniers, ayant toujours eu la vie en eux, avaient toujours aussi, comme les premiers, la faculté d'agir; peut-être même en avaient-ils déjà usé ; on ne peut ainsi les considérer comme des individus nouveaux, ni en faire une classe à part.
Si donc l'on réunit les germes qui sommeillent aux germes éveillés , si l'on n'en fait qu'une famille composée d'individus croissants, décroissants ou stagnants, mais toujours existant dans Tune de ces
positions, le chiffre total des habitants de l'univers est à jamais fixé, et il a été tel dès le principe. Par conséquent, et ainsi que nous l'avons avancé, quelque immense que soit la masse totale des individus dont les myriades sont pour nous aussi incalculables que l'éternité, un seul, fût-il le plus faible de tous, ne saurait disparaître ; car ce dernier aussi peut s'élever jusqu'à Dieu même.
Résumant ce passage, les conclusions que nous en tirons sont celles-ci :
Nous connaissons ce qui constitue un être, lorsque par ses éléments et sa forme il se rapproche de notre propre organisation ; mais nous ignorons presque entièrement en quoi consiste celui qui s'en éloigne. Nous pouvons donc prendre pour un seul être ce qui en est réellement un groupe. Mais il est plus probable que, notamment dans les espèces végétales, nous considérerons comme un individu complet ce qui n'en est qu'une fraction, ou môme ce qui n'est que son œuvre, et l'impression communiquée à la matière.
Ainsi, quand un mouvement se manifeste sur plusieurs points, si surtout il s'y répète d'une manière uniforme, il ne faut jamais, sans un examen approfondi, en induire que chaque partie vibrante, et même sensible, soit un être à part, ni même Tor-
gane d'un être présent; car en recoanaissaot que ces corps ont un mouTement, nous ne savons pas bien positivement si indÎTidueUement il est à eux, et s'il vient d'une impulsion reçue ou de leur propre volonté.
Ce qai fait l'être n'est donc pas le mouvemenl même, mais la faculté qui l'imprime.
Dans le dénombrement des créatures, nous comprenons les germes, car le germe, comme l'être développé, est capable de mouvements ou d'action.
Les germes sont des individus stagnants depuis l'éternité, ou des êtres assoupis qui déjà ont agi ou vécu, et qui attendent le moment de vivre encore. Mais bien qu'inactifs, ils représentent toujours la vie et l'individualité. Chacun est un être, et le plus faible a en lui les facultés du plus puissant, avec des degrés diËFérents de volonté.
Ce qui constitue la puissance intellectuelle et détermine la place d'un être dans l'échelle de la création, n'est ni sa forme extérieure, ni sa taille, ni son mouvement, ni même la base première des facultés qui dans tout est égale, c'est sa volonté et l'emploi qu'il en fait.
La multitude des créatures peutvarier itidi'ilîuiment dans un globe, néanmoins elle y est bornée par les limites mêmes de ce globe; mais comme l'immeu-
site n'estrien pour l'àme, comme toutes les régions de l'espace sont abordables pour elle, ce qu'un monde a de trop en population retombe sur l'autre.
Arrivé à un certain point de décroissance, l'être des globes secondaires doit nécessairement changer de lieu ; car notamment dans notre planète si restreinte dans le nombre et l'espèce de ses éléments, si resserrée dans son ensemble, l'être ne pourrait acquérir tout son développement.
L'essence vitale ou la vie, essence toujours individuelle, allant partout et venant de partout, circule continuellement d'un monde à un autre.
La multitude des êtres est ainsi variable dans chacune des régions de l'espace ou dans les astres qui les remplissent, mais elle est toujours la même dans l'ensemble de l'univers. Un individu peut s'éveiller, se rendormir, s'élever indéfiniment du petit au grand ou retomber du grand au petit, puis à l'état de germe même ; mais aucun ne doit réellement ni naître ni mourir ; et la liste des créatures qui peuplent l'immensité ne peut ni s'accroître ni diminuer d'une seule.
Le corps n'est qu'un instrumient, ne l'oublions pas: l'âme c'est l'être. Si par formation ou création on entend éveil, impulsion, sans doute l'âme e^t la création de Dieu, bien que son principe soit inné comme le sien propre. Mais s'il ne s'agit que du
corps, la main de Dieu n'est pas là. Ce corps n'est que l'emprunt fait à la matière ; il est la suite du contact de l'esprit avec les éléments, il en est la dérivation. L'on se trompe donc probablement en attribuant à une volonté céleste, à une action et à une intervention directe de la divinité, la constitution des membres, des organes, ou de la partie charnelle et périssable des êtres.
L'âme ou la vie est l'impulsion ou l'émanation de Dieu...
Telle est cette magnifique théorie de la genèse scientifique dont nous ne sommes pour ainsi dire que l'éditeur, et en nous en déclarant le disciple convaincu, nous en restituons tout l'honneur à l'illustre savant B. de Perthes, qui a ouvert au monde des horizons inconnus dans le passé, en découvrant l'homme tertiaire et quaternaire, en le prouvant par ses œuvres enfouies dans les dépôts diluviens du
globe.
Cet admirable système, d'accord avec toutes les données de la raison et de la science, a le mérite de ne point noyer l'âme dans la matière, de ne point noyer Dieu dans l'orgueil humain... Là est toute la philosophie de l'avenir.
Voilà où est arrivé le courant scientifique, réunissant dans une synthèse générale toutes les conquêtes de l'esprit humain. Après les philosophes
indous, qui croyaient à la réincarnation, jusqu'aux philosophes actuels, qui croient à l'incessante et progressive transformation de la vie, tous les penseurs ont leur part de découvertes dans l'exposé de ce système du monde; pas un siècle ne peut dire à l'autre : « Ton œuvre a été inutile ; » pas une idée ne s'est échappée de l'intellect humain sans être fécondée. Au rebours de cet état essentiellement perfectible de l'esprit scientifique, l'esprit religieux s'est endormi dans la fiction, dans les conceptions grossières, dans l'immobilité de la révélation. Nous allons le voir naître» assister à ses premiers pas, se former de superstitions naïves, de mensonges habiles, d'odieuses folies, et s'arrêter tout d'un coup dès que le prêtre et le roi, se regardant en face, ont pu se dire : L'instrument est bon, inutile de rien inventer de mieux; nous avons tout ce qu'il nous faut pour abêtir les peuples... De ce jour-là les prêtres et les rois se liguèrent contre l'humanité... la formule du trône et de l'autel était trouvée, les castes étaient nées, et c'est grâce à ce concert immoral qu'au xix® siècle, siècle de la vapeur et de l'électricité, on enseigne encore officiellement la création de Jéhovah et la divinité du Christ.