‹ Roland & Marie PhliponChapitre 32 sur 68 · Roland à Coasin-Despréaux, 20 mai · texte numérisé non relu

Roland à Coasin-Despréaux, 20 mai

Il doit partir le lendemain pour Abbeville ; vers la fin de juin, il ira en Boulonnais et peut-être en Flandre.

t Au sujet de ma besogne (les Lettres d' Italie dont Gousin-Despréaux revoyait le manuscrit), voici ce que me disait une personne de beaucoup d'esprit et de goût, qui en a lu quelque chose, ou pour mieux dire qui a lu tout ce que vous en avez : « Surtout qu'on n'ôte pas ce vernis de prestesse qui annonce qu'on a jugé en voyageur, rapidement, des choses qui n'étaient pourtant pas neuves absolument pour lui. Si l'on voulait aussi ôter ce style rond et cru, comme dit Montaigne, qu'on y trouve quelquefois et qui plait dans ces sortes d'ouvrages, on gâterait tout. «(Marie Phlipon avait raison. Les Lettres d'Italie ont été trop corrigées par les frères Cousin).

Roland invite son ami à le venir voir à la fin de juillet : « Vous me trouverez dans une autre maison, grande, pour être logé comme un homme, mais comme un rat peut-être encore, entre quatre murs... »

Puis il esquisse encore une demi-confidence (Cf. sa lettre à Gousin- Despréaux du 6 mai, n» 50) : « J'ai un projet dont je ne puis vous rien dire que de vive voix, qu'on trouvera singulier, qui me gêne déjà en soi et plus encore par des arrangements pris sans le prévoir... J'ai fort bien entendu et pris le petit sermon (1)... »

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