‹ Roland & Marie PhliponChapitre 4 sur 68 · Marie Phlipon à Roland, s. d. (ms. 6238, fol · texte numérisé non relu

Marie Phlipon à Roland, s. d. (ms. 6238, fol

Adresse : « A Monsieur Roland de la Platière, au collège de Clugny, place Sorbonne, à Paris. »

On voit que la lettre est adressée à Roland par l'entremise du prieur, le voyageur n'étant pas encore de retour à Paris.

Je n'ai jugé de convenable que le temps absolument nécessaire à la lecture rapide de ces notes sur lesquelles j'espère revenir. La nature et la variété des objets qu'elles présentent m'ont inspiré beaucoup d'intérêt ; mais, soit humeur ou raison, les réflexions qu'elles font naître ajoutent à ma misanthropie. Aucun des peuples de cette belle Italie ne me paraît fort estimable. Partout, le général des hommes ne fait voir que des sots ou des trompeurs. Il faut se sauver au fond de la Suisse ou sur les bords de la Tamise pour se réconcilier avec l'espèce.

Je suis très aise que vous ayez essuyé... une tempête, et je vous en félicite de bon cœur. Il me semble que chaque épreuve, en exerçant les forces de l'âme, doit contribuer à les augmenter ; dans ce sens, le malheur devient un avantage

(1) Lettre inédite, collection Edouard Le Corbeiller.

(2) Voir mon édition des Lettres de M^" Roland, aux trente endroits marqués à l'index.

pour ceux qui savent le supporter. Aussi je n'ai garde de vous plaindre (ù présent).

Les numéros indiquent Tordre des cahiers ; les lettres désignent les renvois.

Roland arriva à Paris vers le milieu de février 1778, car, dès le 18, il écrivait à Cousin-Dcspréaux : « Arrivé ici, mon très cher, j'y ai trouvé des affaires par dessus les yeux... » (1)

Puis, presque aussitôt, il revoit son amie, et ils ont dû vite se réconcilier, comme on va le voir.

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