Au-dessus d'Aix-la-Chapelle, est une
(i) Ayant ce derokr membre de phrase^ il y a un vers: < Ben $tmt malez, par jugement des alires : » dont il.m^a été impossible de trouver le sens. Ce vers paraît renfermer une réflexion placée en incise.
LA GHAUSOlî DE ROLAND. 143
vaste prairie; c est là que doivent Qoad>attre les deux barons. Us sont prud'hommes et de haute valeur; tous deux sont montés sur 4e3 chevaux courants. Us les piquent, leur lâchent les rênes, et Tun et Taut^e «âgalemeat couragi^ux se heurtent avec force. Tqut à la fois, leurs écus sont brisés, leurs hauberts se rompent,! les. ^angles tournent, et les selles tombent à terre. Cent mille hommes pleurent en se regardant.
284. — I^s deux chevaliers sont renversés , mais tous deux se relèvent avec promptitude et adresse, et remis sur ses pieds, chacun des chevaliers court sur Tautre. De leurs épées à poignée d'or pur ils frappent et brisent leurs casques d'acier. Terribles sont les coups qu'Us se portent, et les deux chevaliers, proclamant chacun le droit qu'il soutient, laissent échapgper des plaintes; « O.Dieu, disent-ils, rendez manifeste le droit de Charles! »
285. — Pinabel dit: « thierryl je suis près de te vaincre ; eh bien, je serai ton homme-lige par amour et par foi, je te donnerai tout ce que je possède; mais fais que le roi accorde grâce à Guéne- Ion! >> Thierry ri^pond: « Je n'^n donnerai jamais le conseil; que je. sois réputé l^on si je le fais. Il faut que I^u décide aujourd'hui quel est celui de nous deu^ qui a le bon droit. » .A<h.