ROMAN BEDOUIN
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Parmi les productions de 1! ancienne littérature orientale, il en .est peu qui présente aux savants», ainsi qu aux simples curieux, plus d intérêt que le roman d'iàw^arl Cependant, malgré la traduction qui en à été publiée en Angleterre, de 1816 à 1820. ce livre est reste entièrement inconnu du public en< France, jûsqu en 1830.
M. Terrîck Hàmîltori, secrétaire de r.^ml;>ps^^^^ anglai^i^. a. ConsitaitfiqppW , dopna,.^ A316t, im^ traduction du oomméïicement' du • roman à'Àntar^ • dont on piiblïa uiie imita tîori frànç!iiéfe'€to 1819'.' En 1 820, M. T. ilpqnilton çnvoya à Loqdre^ latSuitê^ de son travail, le tout formant quatre volumes en anglais, (pA ne ctmtienncîrt guère que le tiei^s dé tout l'ouvrage arabe; et c'est de cettîéfïei^nièrjB édition que j'ai fait usage pour donner uaOi idée aux II. 18
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l^ ctewB français ds csMs 0sn6^is6~tyOiiipositioii orientale (1).
Ântar, ou Antarah , dont les romanciers ont retracé minutieusement la vie et,lps aventijç^jysjçi'à
sa wq^ljtfU *t ï>9i^l' W peçsqpi|a|ç)i|iatiiftir4 D figure dans les monuments historiques antérieurs à Mahomet, comme^ M. .Fulgenee Fresnel nous l'a appris par ses Lettres sur VHistmrk des Arabes, et il est connu encore dans tout l'Orient comme un guerrier très-célèbre, eUcomme l'auteur d'un des sept poèmes (Moallacat) suspendus à la Mecque, dans la Gàba, maison carrée bâtie, selon les Musulmans, par Abraham et son fils Ismaëh
« t'intrépîdïtéét'la yaîïiance d^^ ce, héros, dit TÊÏstoriçn Aboùifeda^én :park d'Ahiàr,, était le sujet TOVori de§ poètes anqiens. » Aucuji 4e leurs ctiàntiâ tfa é^e écrit. ^Cépendfàni on peiise qu'ils se sont cûnservéi^ aâns la mémoire de$ Arabes lusqu a 1 époque ou Aàmai le grammairien^ charge de ra-^
{\)J^p^^ al^^Quççp i-omai^çe, traa^^îed j^ofi^Jbeawbic, by Tèrrict ffaniîUon. 4 voirin-8o.,)i.ondon; Tofi. Jl^urray, 1320. — £;iiéltatibh' tiu p^mië^^^Wa ()UitM Wfàtà^Vété <%imée en
«^J^ïJPf^ifli'®^!^ W\^ ^^W^ ^^^ FWl^,^4ftH^'i^??P^'*
traduction anglaise^ été imprimé au mômçijt de H révqlution de jtiiïlfe(r#5Ô, dalis la Amte frtinçaièè, qui cessa? alJts dlé'îpaï'^ître. Qlttl4â黫iÉéittplxi]^éfifi}è cet «fslrâîil, tl^é&ÀpàrlJbMiSté offerts et dif^i^lfé$|a^t sf^afxt&.otieQtsdi&tes et '^.^(u^^lcfi^s Bf^is, ,eïi sorte qu^ la publicatiQn qjue j'eA fais dans ce livre sur la chevalerie, outfe'so'n oppôftuiilté, sera eàcofe nouvelle pour la plus grande partièiifes^teèUBdtfeii »> :' ' '• r^, ' •..•./ -■/» i.'; •
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conter destbistoires au eafife Aroim-^^Rafichid, eut ridée de ras^emblep toutes ces traditioDs orales peUT; «eut Êâreun corps d'oavr&gô eu prose n^Ié de Yi^rs, $ou8 le titre à^Aniar. Que ce soit Âsmai ou d'autres qui aient commencé ce recueil, il s'ensuit , en tous cas, que ce roman-poëme a éprouvé chez les Arabes les mêmes vicissitudes que Tllliade en Grèce; et, en effet, on y trouve un Achille, des rapsodes, un Homère et un Pisïstrate»
Su pl«^ij9urs eddroks du roman, le prétendu compilateur des traditions: iftrâal,- interrompe son réeil potfl* plirkr^ soâ B(nq;.iD»é parfois dés in*t^rruptîodu» Aeild^liihlessont&tték par dr4Ëàitres cornpilateuf^,! ponant d'autces nopisiEffoobre, r esprit qui a dirigé la rédaction de l'enséiÀblè du livre, tel qu'il est aujourd'hui, varie dans le.cours de la narration, ittans IjB premier volume, par exe^paple, on chercherait en vain la trape d'un culte religieux; et vers fà fin deT ouvrage U ^ est fait piention de lÈiâhômeVj'des chrétien^ et du culte du Soleil en ï^ers'ê. "' ' ■'' /' -r j ';'':.*.,...
Tout cela prpuvf, coii^me Iç disent If s Orientalistes^ , que rappantièn de ces différents rapsodes, Asniaî jet (f autres , dont Fautorité est successivement invoquée dans le mêipe livre, résulte de l'ignorance des conteurs de profession, qui chantent depuis des siècles les histoires d'Antar dans les cafés de YOvietA. fit- c'ek également par cet usage de chanter le héros arabe dans les lieux publics,
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que Ton peut expliquer les différences que l'on remarque dans Tordre et dans le nombre des récits, ainsi que dans le texte des nombreux manuscrits d'Ântar, que l'on fait journellement encore dans le Levant.
Le premier avertissement, à ma connaissance au moins, qui ait été donné de ce livre en Europe, se trouve dans le voL de juillet 1777, de la Bibliothèqtie des romans. D'après une note fournie sans doute par Cardone, interprète du roi pour les langues orientales, on signale comme romans de chevalerie arabe Antar, puis le poème de Firdousi, dans lequel figure Rastem^ et enfin Bathal^ personnage chevaleresque qui est mort Tan 121 de THegire (753 de J.-C). :
Ces notes sont brèves, mais fermes et précises, et Ton a lieu de s'étonner de ce que depuis qu'elles ont été publiées jusqu'à l'année 1802, lorsque l'on publia les Mines de V Orient ^ à Vienne, on ne se soit occupé ni d'iln^ar, ni des autres ouvrages de ce genre, dont on avait signalé l'existence.
Grâce à la traduction de M. Terrick Hamiltou, ce livre, aussi curieux qu'intéressant, put être lu en Europe, et, dès l'année 1830, je me suis empressé de le faire connaître en France, par l'extrait que je reproduis ici.
Cet extrait, et les traductions qui raccompagnent, n'oqt pas parutOut à fait indignas d'attration
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aux orientalistes , et ils se sont occupés du texte d'ilfilar et de Thistoire de ce Kvre (!)•
Le savant M. de Hammer, entre autres, est parvenu à découvrir Fépoque de la publication de ce livre, tel qu'il existe aujourd'hui dans les manuscrits les plus corrects, et, en 1838, il nous a appris qu'il avait découvert, dans l'ouvrage biographique d'Ebou-Ossaibé, un passage d'après lequel il est constaté que le roman d'Antar fut l'ouvrage d'un des médecins et des poètes les plus distingués de l'Irak, d'Etoul-Moyyed, ibn-ess-ssaigh , surnommé, à cause de son poëme, el Antari. D'après l'épître qu'il adressa au visir de Zengui, mort en 1145, on peut donc affirmer que le roman d'Antar a été écrit au plus tard, dans les premières années du douzième siècle (2).
On më pardonnera si j'ai insisté pour faire connaître et pour bien établir l'époque de la rédaction et de la publication du roman d'Antar. En accordant au poëte Moyyed quinze ans pour la compo-
(i) Voici les principaux morceaux publiés par les savants, au sujet du roman d'Jntar depuis i850 : —j4ntar, par M. Reynaud de la bibliothèque du roi, Encyclopédie des gens du inonde^ t. II. — Fragment d'Antar^ traduit par M. Caussin de Perceval; Journal asiati., août 18?5. — Id. par M. Cardin de Cardone; Journal asiat. , mars 1834. — Lettre sur Antar, par M. Â. Perron à M. Mohl. Journ. asiat., décembre 1840. On peut consulter aussi les Lettres sur l'histoire des Arabes avant t Islamisme^^v Fulgence Fresnel, Paris, 1836-1839.
(2) Journal asiatique, avril 1838.
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sition de son ouvrage, il n'en resterait plus que trente pour remonter jusqu'à la prise de Jérusalem par Godefroi de Bouillon, et ce serait pendant ces trente années de guerres acharnées contre les Sarrazins, que ceux-ci auraient empruntés aux croisés ce que la chevalerie a de plus raffiné dans ses lois, le culte de la femme, et ce qui caractérisé ses formes^ comme les défis, les trêves, les noms imposés aux chevaux et aux armes, et tant d'autres pratiquçç de ce genre? La chevalerie dans le roman d'Antar n'est, dit-on, qu'une imitation de celle des chrétiens d'Europe? Abordons brusquement la difficulté, et sans nous conformer à Tusage, qui veut que l'on fasse connaître la marche et la fable d'un poème, avant que de présenter quelqu'un de ses détails, examinons d'abord un épisode important, celui de Khaled et Djcdda ; car il en est des livres comme des gens, et un quart-d'heure dé conversation avec les hommes que Ton est curieuK de connaître, ou la lecture de dix pages d'un ouvra^ littéraire, nous en apprennent plus que les renseir gnements ou les analyses le plus impartialement transmis»
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KHJkXiED et IMAIDA.
■»■ tMoharifi cÉiZaUir étaîefk frètira éù nième paie et de la mène imère ; les Àraiafe;^ les appelaieîn les firwes ^rinsu Tous deux étaient devenus^ délabres par leur l)painroare et leur codragei MaîsMoharib était oheMè^bay etjZahir, sdulnk'à sies déciimKis, n'était qûe^eon piinietisé; M Isa daiplaitMli]^¥is et ses eoBseUsi/fiefiendatil;^}!! avrils qu'une viotente dispute s:'éleva entre jeux% Zahiraeiretira alors i^rs ses tentes,, pt ofondéinent affiigé et ne ^ohantique inrei «iQu'aTieiE-Tyopii3?t Im^deminda «a femme; pourquoi paraâssez-r'Tûus aiiisi iroublé î ' que tous estril arrivé? quelqu'un^ousaura^il&iii dépbisîr ouiÀÈuIte, à<votts le plus grand dès chefe arabes? -7-<^edoàs»*je,fiiîre9 répliqua ZaMr; ieelni qiilp'a fait ii^tire est un' hoiémeaur lequel je nepai&pprter la maifQ, auquel je ne puia:f«iiie tort ; nûonreompagnon dans le sein maiëi^nd-, npoii frèredans le monde; Ah Isi^eO' n-eùt pas 'été lui ^^^je lui àiïrais &it ^^ôir q^iel homme il aurftîi^eutàoonibattre^iet oe qu^il auraât'épro«t?é éût^été un eseriipie tenriUe parmi ^lès cMefs ées-trflDbal ^^Abà»deàDe4B9 kisséle dans' «es possc^stonsy s? éona/ »à imxèèàd y let ^oin* Tongageii %& prendre «é >p9irtl^ifeHe lUr-réditaideB vers d^untffoëte danten^e^t qui;red0mmaild6ntidë ue ^int ^MiuffiÂri:d'iHu}te/de lariîaotdeofii^s ipiHrente. •'• '■- ••. '.«...• .. >./ ^ r,\ ,; i» s-^i