COTON
L'amélioration est lente, mais régulière; on ne change rien au traitement, il reçoit tous les 10 jours une aspiration avec instillation d'huile goménolée jusqu’au 20 juin (9° aspiration).
Il reprend son travail à la mi-juillet, n’ayant plus de fièvre depuis 2 mois, ne crachant plus et ayant repris six kilos.
Une radiographie en septembre confirme la guérison. Il reste un voile pleural qui permet cependant d’apprécier l’excellent état du parenchyme sous-jacent.
Actuellement, il est toujours en parfaite santé.
OBs. IV. — Gicq... Françocis, 46 ans, docker.
Entre à l’Hôtel-Dieu le 3 mai 1933 avec le diagnostic d’abcès du poumon, secondaire à une pneumonie. La température oscille entre 38° et 39°; il crache quotidiennement 200 grammes de pus depuis 15 jours. L’examen radiographique montre un voile très dense, homogène, de la partie moyenne du poumon gauche, la base est un peu plus transparente, le diaphrame indistinct. On ne trouve pas d’aspect franchement cavitaire, le côté droit est normal.
Le 8 mai, la première aspiration ramène : pus épais, 20 gr. environ; toute la muqueuse trachéo-bronchique est rouge, congestionnée. Après adrénalino-cocaïnisation, on injecte 10 cc. d’huile eucalyptolée.
2° aspiration le 16 mai.
3° aspiration le 29 mai.
4 aspiration le 7 juin.
Dès la 3° aspiration, la température est normale et l’expectoration a disparu. Peu à peu l’image radiographique s’est nettoyée. Fin juin, on pouvait considérer ce malade comme guéri.
RES Lt
Revu en novembre 1933; il avait pu reprendre son travail sur les quais.
OBs. V. — Fich.. Louis, 38 ans.
Entre à l’hôpital le 3 avril 1935.
Au début de mars, il fait une grippe avec température à 40° ; après 10 jours de guérison apparente, brusquement il fait une légère hémoptysie, le lendemain, au cours d’une quinte de toux particulièrement violente, c’est une vomique abondante (500 gr.). Le diagnostic est signé. Depuis, son expectoration reste très importante, la température oscille entre 37° le matin et 39° le soir; son amaigrissement est très marqué.
Le 4 avril, une radiographie montre une image hydroaérique dans la partie médiane du lobe supérieur droit, au-dessous reste une opacité assez diffuse de volume d’une petite mandarine, intéressant la partie moyenne du poumon et la région hilaire. À gauche, rien à signaler.
Le 5 avril, première aspiration bronchique : on retire 20 gr. de pus fétide; les jours suivants, chute de la température, peu à peu elle atteindra la normale pour s’y maintenir, en même temps l’état général s’améliore, l’appétit renaît, il crache de moins en moins.
Le 10 avril, nouvelle aspiration et ainsi le 19 et le 26 avril. À cette dernière, on ne retire pas de pus. Le 3 mai 1935, à l’examen radiographique, on ne retrouve plus d’image cavitaire et les plages pulmonaires sont claires. Un mois après la guérison se maintient, le malade n’a jamais été revu depuis.
Ogs. VI. — Madame Frag... Marie-Rose, 61 ans, ménagère.
Entre le 27 janvier à l’Hôtel-Dieu parce qu’à la suite