BARON
HU Le
d’une pneumonie et au cours de la convalescence qui s’annonçait normale, elle a présenté une nouvelle poussée fébrile, son état général s’est aggravé.
Une radioscopie montre une infiltration importante de la moitié de son poumon droit; immédiatement on pense à une suppuration pulmonaire et on commence un traitement intraveineux de novarsénobenzol .qui semble d’abord donner un résultat. Le 7 février, la courbe de température esquisse une chute, mais l’état général reste très précaire, la malade tousse et crache du pus très fétide, il n’est pas fait d’examen bactériologique.
Le 12, une radiographie confirme le diagnostic d’abcès; on constate en effet une condensation parenchymateuse non homogène de la partie moyenne du poumon droit et surtout deux niveaux liquide superposés, le supérieur intéresse les deux tiers externes du poumon, entre la 3° et la 6° côte, l’autre cavité est plus petite, entre la 6° et la 7°, toutes deux sont centrales et plutôt postérieures.
Le 20, première broncho-aspiration : la muqueuse trachéo-bronchique est recouverte de pus abondant non fétide; après nettoyage avec un écouvillon adrénaliné, on découvre une muqueuse rouge, œdématiée, très saignante, le calibre des bronches en est considérablement réduit, l’orifice de la bronche moyenne est très fongueux et presque entièrement sténosé par des bourgeons très saignants. Après cocaïnisation et adrénalisation, le calibre n’est pas très augmenté, nitratage avec une solution au 1/20° et injection de 10 cc. d’huile goménolée.
Aucune amélioration ne se manifeste, au contraire, la fièvre semble en progression, la malade reste très choquée. Le 2 février, aspiration : exactement le même aspect; on les répète le 1° et le 5 mars. Jamais on ne constate la moindre amélioration. Elle refuse d’être opérée,