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malgré notre insistance; aussi, en continuant le traitement médical, on procède à de nouveaux drainages les 10, 16 et 23 mars. Elle meurt le 9 avril.
O8s. VII. — L.. André, entre à l’Hôtel-Dieu, salle 2, le 28 novembre 1933, pour un abcès de la partie inférieure du poumon gauche. Le début remonte à mars 1933 où il présente une congestion pulmonaire; après 15 jours de convalescence traînante, il refait un syndrome aigu avec frissons, point de côté gauche, toux opiniâtre, expectoration muco-purulente, en même temps que la température oscille autour de 39°.
Une radiographie montre une obscurité de toute la moitié inférieure du poumon gauche.
Il est immédiatement soumis à un traitement médical varié et prolongé (vaccinothérapie, sérothérapie). Le 28 novembre, il entre à l’Hôtel-Dieu très fatigué, amaigri (66 kgs pour 1 m. 81); il crache abondamment du pus épais, fétide; la radiographie montre à peu près le même aspect qu’en mars 1933 : une masse opaque, sans niveau liquide; l’examen des crachats révèle la présence d’une flore microbienne complexe, avec de nombreux coccis.
Le 18 décembre, on commence le drainage bronchoscopique après anesthésie locale par pulvérisation de cocaïne au 1/10°, on introduit le bronchoscope : la trachée et la bronche gauche sont remplies de pus épais, très fétide, on en retire 150 gr., toute la muqueuse est rouge, très œdématiée, saignante au moindre contact, l’orifice de la bronche est recouvert de granulations baignant dans le pus; après un nettoyage cocaïné et adrénaliné, on injecte 10 ce. d’une solution d’huile goménolée au 1/10°.
Toutes les semaines, nous répétons les aspirations; le 7 février, nous sommes à la 6°. Le pus extrait est toujours très abondant, maïs la fétidité diminue considéra-