LOUE
blement, l’état général s’améliore; le 7 février, il pèse 73 kgs. Entre les séances, il crache beaucoup moins; la température subit, elle aussi, une amélioration notable, les poussées fébriles sont moins fréquentes, plus courtes, et pendant les intervalles, elle ne dépasse pas 37°6.
7° aspiration le 22 février, la veille une nouvelle radiographie montre une légère diminution de l’opacité.
Le traitement est continué à un rythme plus lent : une aspiration toutes les trois semaines et l’amélioration est progressive, le malade continue à prendre du poids (76 kgs), sa température est plus régulière, les oscillations moins importantes. A partir d’avril, il ne dépasse plus jamais 38°. En juillet 1934, il devient complètement apyrétique et ne refera jamais plus de nouvelles poussées.
Le 2 octobre 1934, le jour de sa 18° aspiration, sa radiographie est très modifiée, la masse opaque s’est éclaircie et on aperçoit très aisément un niveau liquide dans la partie moyenne du poumon autrefois caché dans la condensation parenchymateuse. Son état général est excellent, il a pris 20 kgs depuis le début de sa maladie; il crache de moins en moins; les radiographies successives s’éclairent régulièrement; le drainage est excellent, on espace les aspirations. Le 6 décembre, on évacue 5 grammes de liquide mucoïde.
En septembre 1935, la radiographie permet d’affirmer la guérison complète (vérifiée en 1938) de ce malade qui n’a reçu aucun traitement depuis décembre 1934.
OBs. VIII. — Dau.… René, 29 ans, chaudronnier.
À la suite d’un état grippal, un examen de crachats révèle chez ce malade l'existence de bacilles de Koch. Par la suite, il fait de fréquentes hémoptysies, la température oscille entre 37°6 et 38°, et continue de cracher beaucoup;
DES à FRS
la radiographie (3 février 1932) contre une obscurité importante non homogène de toute la base droite; un essai de pneumothorax ne décolle pas la plèvre. En septembre 1932, une phrénicectomie n’améliore rien, il continue de cracher beaucoup, 250 gr. par jour de pus épais, mais jamais plus il ne fut retrouvé de bacilles de Koch, ni à examen direct, ni après homogénéisation; l’inoculation au cobaye a toujours été négative, le Wassermann aussi.
En janvier 1933, il est très fatigué, pèse 56 kgs 100. Sa température n’a jamais dépassé 38°. Une radiographie avec lipiodol montre, le 13 février, toutes les bronches de calibre normal. La partie moyenne du lobe inférieur droit est le siège d’une grande cavité nettement en continuité avec la bronche souche droite; le diagnostic d’abcès semble de plus en plus vraisemblable, malgré le premier examen de crachats et on décide de pratiquer une série de broncho-aspirations.
Nous commençons le 15 février 1933 : l’orifice bronchique inférieur droit est très fongueux, de nombreuses granulations baignent dans le pus. Après adrénalisation, on retire 60 grammes de pus fétide, jaunâtre, enfin on termine en injectant 5 cc. d’une solution d’huile goménolée à 5". Le traitement est repris au rythme d’une séance tous les 15 jours ou toutes les 3 semaines et peu à peu le malade s’améliore. En novembre 1933, il n’expectore plus que 8 à 10 crachats par jour; il pèse 67 kgs 200. Enfin, il n’a pas eu d’hémoptysie depuis 3 mois. On pratique en tout 15 aspirations pour obtenir la guérison.
Revu en 1935, il est en excellente santé; une nouvelle radiographie confirme la guérison. Il est maintenant docker.
Ogs. IX. — Monn.…. Pierre, 41 ans, douanier.
Ypérité en 1918, il fait plusieurs hémoptysies et est
hospitalisé successivement à Tours, Arcachon, en 1919, pour pneumonie et abcès du poumon, qu’il évacue pour la première fois par une vomique massive un mois et demi après le début de sa maladie.
Jusqu'en 1923, il va relativement bien. En juin, après une épisode fébrile de quelques jours, il fait une vomique importante et jusqu’en 1931, de temps en temps il doit s’aliter parce qu’il fait des poussées fébriles avec des vomiques fractionnées très fétides; peu à peu ces épisodes se rapprochent, s’accompagnent d’hémoptysie parfois importante. En mai 1933, il doit quitter son travail, le moindre effort provoque une dyspnée importante et la fétidité de son haleine gêne considérablement son entourage. Tous les 4 à 5 jours, c’est une poussée fébrile à 40° que calme une petite vomique.
Une radiographie montre un abcès de la base gauche, entouré d’une grosse condensation parenchymateuse. Un lipiodol bronchique ne montre pas de dilatation importante. Immédiatement, on lui commence une série de broncho-aspirations, sans aucune illusion sur le résultat, mais avec l’espoir de lui permettre une vie sociable un peu meilleure.
Depuis juin 1933 au début de 1939, il a reçu son aspiration tous les mois. Dès la 4°, il n’a plus fait d’hémoptysie. Ses crachats sont moins abondants et surtout moins fétides ; il a repris du poids, ses poussées fébriles se sont espacées. Chaque fois qu’il se trouve un peu plus fatigué, il vient lui-même réclamer son nettoyage.
OBs. X. — Le Be... Joseph, 49 ans.
Tousse et crache sans arrêt depuis 1915; de temps en temps il présente quelques poussées fébriles, et c’est à l’occasion de l’une d’elles qu’il est hospitalisé le 9 juillet