‹ Rôle de la bronchoscopie dans les abcès du poumonChapitre 14 sur 21 · MUR RARE · texte numérisé non relu

MUR RARE

Le malade présente un assez bon état général malgré sa fièvre et son expectoration abondante (200 gr. par jour en moyenne). L’examen des crachats a montré une flore complexe avec présence de spirilles. Une radiographie du 29 juillet 1935 montre une image cavitaire hydroaérique, petite mandarine, dans la région sous-claviculaire gauche. C’est un abcès chronique qu’on décide d’aspirer.

Première aspiration bronchique le 6 août 1935: l’orifice de la bronche gauche est le siège de nombreuses fongosités saignantes et sténosantes; on aspire 2 cuillerées à soupe de pus et on injecte 10 cc. d’huile eucalyptolée après adrénalino-cocaïnisation. Les jours suivants, la courbe de température présente des oscillations entre 37°4 et 39°2. On continue ainsi le 13 août, le 27 août et le 4 septembre; ce n’est qu'après cette dernière séance que la température se régularise, 37°2 le matin, 37°5 le soir, en même temps que l’expectoration diminue considérablement (50 et 70 gr.) et que son poids augmente, 60 kgs 300 contre 57 kgs 100 au début d’août:

Le traitement est continué régulièrement toutes les 3 semaines jusqu’en décembre. Se croyant guéri, il suspend lui-même toute thérapeutique, malgré notre avis.

Il revient 4 mois après parce qu’il a perdu toute l’activité qu’il avait récupérée pendant le traitement. Il meurt en septembre 1939.

En résumé, six abcès aigus, dont 4 de ces malades ont guéri et 2 sont morts, l’un de septicémie (obs. IT) l’autre de ses localisations multiples (obs. VI). Quatre abcès chroniques, dont 2 formes trainantes qui ont très bien guéri (obs. VII et VII) et 2 formes chroniques vraies (obs. IX et X) à qui le traitement a rendu la vie un peu moins pénible.

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