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essentiellement dans les segments à mésos normalement ou anormalement longs et, en particulier, dans les segments du grêle.
Ces invaginations, dit Bréchot, semblent dues à la parésie d’une anse intestinale, sous-jacente, dans laquelle des contractions hyperkinétiques de l’anse sous-jacente invaginent celle-ci.
Ce processus semble le plus fréquent chez l’enfant mais il n’est pas exceptionnel chez l'adulte.
Il a été procédé à une étude radiologique de ces spasmes intestinaux par divers auteurs. Koenneke et Koerte ont vu l'intestin spasmé, d’une manière habituelle « sous forme d’un cordon long de 20 cm. à 30, l’examen histolügique n’ayant donné par la suite trace d'aucune lésion.
Par deux fois, Wohlgemuth opéra une malade qui présentait des signes d’occlusion intestinale. Par deux fois, à l'intervention, il se trouva en présence de l’intestin spasmé. Une troisième crise à séméiologie nette d'occlusion intestinale apparaissant chez la même malade, Wohlgemuth hésita devant l’intervention et la malade guérit spontanément.
Cependant, il est difficilement admissible, en dehors de certains états nerveux sur lesquels il est difficile de porter un diagnostic précis, ou même de mettre un nom, névrose, hystérie, hypersympathicitinies, états nerveux qui peuvent dans le spasme intestinal jouer un rôle essentiel, il est difficilement admissible, disons-nous que, même si les trouvailles histolo-
giques soient négatives, il n'existe pas en quelque
point intestinal, des lésions inapparentes, peut-être très minimes, peut-être temporaires, mais qui soient généralrices du spasme.
Nous ne devons pas oublier que, même sans lésions apparentes, le spasme intestinal peut apparaître dans l'helminthiase, sans que l'examen le plus méticuleux de la tunique intestinale révèle d’atteinte notable.
Les troubles nerveux d’origine réflexe de l’oxyurase sont trop bien connus, allant jusqu’à l'épilepsie réflexe, la pseudo-méningile, pour que nous ne faisions pas, dès à présent, un rapprochement entre le défaut d'atteinte décelable et le trouble réflexe qui semble se trouver à l’origine du spasme d'occlusion.
Bréchot trouve d’ailleurs comme parfaitement vraisemblable, après qu’elles ont été émises par Lafille que, chez le nourrisson où l’invagination essentielle
est si fréquente, deux facteurs puissent être en jeu :
— un manque d'adaptation fonctionnelle du sysième nerveux végétatif, — un manque d'adaptation fonctionnelle momen-
tané du système régulateur thermique.
Poursuivant ces expérimentations, Bréchot a recherché si la contraction cæcale en s’amorçant, déterminait une cupule du fond cæcal. Il a cherché à contrôler sous écran ces contractions, et a cherché à les exagérer par une injection préalable de prostigmine.
« Nous avons vu se contracter progressivement en onde, puis successivement le cæcum, écrit il, mais
nous n’avons pu discerner de cupule en formation
PARC: à FRS
sur le fond cæcal, Nous ne pouvons conclure de quelques faits, mais nous avons interrogé M. Moucherd, radiographe très compétent dans notre service. Il n’avait pas eu l’occasion, au cours de ses examens, de voir se dessiner cette configuration. »
Une autre hypothèse a élé émise dans l’explication des invaginations : la rencontre d’une onde péristallique du grêle avec une onde antipéristaltique du côlon. Cette hypothèse semble assez peu défendable et implique un mécanisme antagoniste entre deux influx nerveux de même origine difficilement démontrable.
Les modifications pathologiques limitées auxquelles peut être rapportée le plus fréquemment l’invaginalion cæcale, peuvent se résumer d'après la plupart des auteurs, aux causes suivantes :
corps étranger du grêle,
tumeur, tumeur maligne, néo,
diverticule Meckel
et enfin et surtout, lésion de typhlite siégeant sur
le cæcum.
Il sémble incontestable que des lésions inflammatoires bien lcalistés, infiltrant un segment très limité de la paroi cæcale, puissent jouer un rôle actif dans le mécanisme de l'invagination.
L'obstacle véritable de la tumeur s’opposant au passage des matières réalise le type de l’étiologie dynamique pure.
La parasitose provoquant le spasme intestinal
constitue le type de l’étiologie dynamique réflexe.