ROLE
dernier est normal. On suspend cette dépression à la . paroi par quatre fils et l’on ferme l’incision en trois plans.
Les suites sont normales, et la guérison a lieu dans une dizaine de jours.
On envoya au laboratoire, un fragment de cæcum qui fut prélevé au centre de la dépression. La réponse fut
qu'il s'agissait d’une paroi intestinale normale.
OBSERVATION II (Docteur Lafitte).
Un malade avait été opéré par moi il y a environ deux ans pour appendicite subaiguë. Je lui avais enlevé l’appendicite qui était rouge à sa pointe. Il avait eu quelques petites coliques et, disait-il, avait des vers. ;
Hier, 28 février, ce malade a été pris d’une douleur extrêmement intense, le courbant en deux et ayant son maximum à droite ; pas de fièvre, pas d’accélération du pouls. Le palper était extrêmement douloureux au niveau de l’ancienne cicatrice ; le ventre n’était pas dur ; il n’y avait pas de matité déclive.
Je revis le malade deux heures plus tard : même état. J'hésitais entre le diagnostic de torsion par bride ou d’invagination.
Il n’y avait pas eu de selles anormales.
Je fis une incision médiane à l’anesthésie générale et je découvris une invagination comme celle dont nous possédons un certain nombre d’observations. C’était une invagination partielle que je défis jusqu’au point où subsistait une cupule cartilagineuse de la grosseur d’une
amande et qui était irréductible.
ENST ne
Le moignon appendiculaire était visible et normal.
La surface du péritoine, à ce niveau, était grenue. Cette cupule était non seulement creuse, mais très épaisse, donnant l’impression d’avoir au moins un centimètre d’épaisseur.
L’impossibilité de la réduction, la difficulté de la fixation pariétale et l’aspect violacé m'incitèrent à faire une résection de cette partie malade.
Au moment où la pièce élait à peu près détachée, sa face interne m’apparut nettement noirâtre, piquetée par de petites hémorragies de points jaunes ; à sa surface couraient deux parasites (ascaris). Il y en avait d'ailleurs dans le restant de l'intestin. Je constatai également la présence de sortes de granulations séparées de cette zone par un intervalle de muqueuse saine et dont je
prélevai deux fragments.
En résumé, que ressort-il, à première vue, des dix observations publiées par le D: Lafitte et dont nous n’avons sélectionné que les deux les plus caractéristiques ?
Premièrement, au point de vue Diagnostic :
On a porté six fois le diagnostic d’appendicite, une fois le diagnostic d’occlusion ;
On a hésité une fois entre appendicite et invagination, une fois entre torsion par bride et invagination.
Une seule fois, le diagnostic a été porté, après avoir
cependant porté un diagnostic préalable d’entérocolite.
ALT Deuxièmement :
L'auteur ne signale qu’une fois de manière précise — et sur l'affirmation de la famille de l’enfant — la
présence d’oxyures.
Dans l'observation I, par contre, la présence d’ascaris est une trouvaille opératoire, bien que le patient ait signalé dans le passé qu'il était atteint de verminose.
Nous allons voir dans les observations qui suivent que la parasitose est plus fréquente que ces observations le laisseraient suspecter.
Nous devons maintenant au D' Guias, de Quimper,
les observations suivantes encore inédites :