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nation intestinale due nettement à un parasite intestinal, ascaris lombricoïde de grande dimension.
Novaro, dans Policlinica, de Rome, enregistre plusieurs cas d’invagination intestinale à origine nettement définie par ascaridiose.
Le Professeur Savy, dans son Trailé de Thérapeulique, tome I, écrit : « L’occlusion intestinale mécanique, l’invagination... peuvent être réalisées par la présence d’helminthes dans le tube digestif ».
Une révision de la littérature montre que, d’ailleurs, les divers auteurs qui ont traité de la question ont enregistré ces faits.
Mais elle montre aussi que l’on n’a peut-être pas apporté à cette face du problème toute l'attention qu’elle méritait.
Enregistrer qu’il existe à la fois invagination, ascaridiose, invagination et oxyurose, est bien. Tenter, systématiquement, de rechercher quelle peut être la part de la parasitose dans la pathogénie de l’invagination intestinale, serait mieux.
Nous n’avons malheureusement pu, personnellement, nous livrer à une telle recherche, mais le but de ce travail n’est pas de donner les résultats de découvertes personnelles mais au contraire, de faire naître dans l'esprit de ceux qui se trouveront devant un syndrome susceptible de faire penser à l’invagination cæcale, l'idée de rechercher systématiquement la parasitose intestinale.
Cette idée de recherche conditionnant également
le traitement, nous nous permettrons d y faire allusion
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au chapitre consacré à la thérapeutique de l’invagination intestinale. Mais elle joue son rôle également dans le délicat problème du diagnostic de cette affection particulière et si souvent méconnue.
C'est cette séméiologie si peu affirmée que nous allons nous efforcer de mettre en lumière, malgré son peu de précisions et les multiples causes de l’erreur
qu’elle amène en soi.
Diagnostic de l'invagination
Nous avons vu que dans la plupart des observations que nous venons de rapporter, le diagnostic exact d’invagination intestinale n’avait pas été porté.
Pratiquement, sur 15 observations, le diagnostic n’a été porté qu'une fois de façon positive puis, par la suite, confirmé par un examen radiologique.
Deux fois, on y a pensé, mais il faut se souvenir que dans l’un de ces deux cas le diagnostic ne pouvait se porter sur beaucoup d’autres manifestations pathologiques, l’appendice ayant été préalablement reséqué.
Nous voici donc au-dessous de la statistique optimiste qu'avait dressé Gueulette et qui estimait qu’on portait le diagnostic exact de l’invagination dans 1 cas sur 10. Nous nous trouvons devant une nouvelle de 1 cas sur 15 avec hésitation et doute dans 2 cas sur 15, soit une moyenne arithmétique de diagnostic positif de 7,33 %, ce qui est particulièrement bas.
Qu'il s'agisse de formes chroniques, comme des formes subaiguës, il faut bien nous avouer que les signes généraux, comme les signes locaux, se con-
MPG
fondent avee toute la séméiologie des tumeurs abdominales, des infections péritonéales, et particulière ment par la localisation de la douleur dans le cas des invaginations cæcales, avec le syndrome appendiculaire, appendicite, tumeur cæcale, etc.
D'autre part, tout le syndrome de l’occlusion chronique est susceptible de superposer à ce tableau clinique déjà trompeur : les nausées — ou tout au moins un état nauséeux, les alternatives de constipation et d’occlusion — ou tout au moins de constipation — les douleurs continues ou progressives, irradiantes à partir du point de Mac Burney, aboutissant parfois à des crises paroxystiques intolérables. Tout cela est bien fait pour égarer le diagnostic dans le sens de l’appendicite aiguë et à conditionner l’intervention.
Ce qui doit appeler l’attention au premier chef, c’est que la plupart de ces malades ont déjà eu un passé abdominal douloureux, mais sans aucun caractère particulier. Douleurs vagues ou localisées, alternance de coliques avec constipation et coliques avec diarrhées, etc...
Ce passé douloureux est la marque la plus évidente d'une lésion de typhlite, cette typhlite rencontrée dans la majeure partie des cas d’invagination cæcale.
Or, tout ceci n’est en quelque sorte que la constitution d’un syndrome prémonitoire. La lésion de typhlite peut être entretenue par le parisitisme intestinal. Des parasites ont même été retrouvés dans
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l’une des observations précédentes sur la plaque de typhlite reséquée.
« Les lésions prémonitoires, dit Bréchot, vont s’exagérer lorsque les lésions augmentent et entrent dans la période d'état où leur importance devient suffisante pour justifier une intervention ».
Quant aux autres symptômes fonctionnels, les seuls qui devraient faire penser à l’invagination plutôt qu’à l’appendicite, ils consistent dans la persistance d’un pouls normal et d’une température également normale.
Toutefois, un certain nombre d’observations apportent un nouvel élément séméiologique, qui semble de plus grande valeur parce que plus constant. C’est la colique suivie de diarrhée ou suivie d’une envie d’aller à la selle, sans résultats. Il semble que la selle sanglante est exceptionnelle. Toutefois, la réaction de Mayer devrait donner des résultats généralement positifs.
Les autres signes physiques qui présentent dans les observations précédentes un caractère de constance à peu près absolue, sont les suivants :
— Douleur dans la fosse iliaque droite, particulièrement sensible à la pression, se situant assez bas dans la fosse iliaque droite, mais sans localisation exacte, s'étendant quelquefois jusqu’à la région susombilicale.
— Aucune douleur n’est éveillée par le toucher rec-
tal, ni par le toucher vaginal. Et nous insistons sur ce