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même auteur faite en décembre 1907 à l’Académie des Sciences. Nous en extrayons les passages suivanis :
« Le thymus qui descend de la base du cou et assez souvent jusqu’au contact du diaphragme est entouré d’un tissu conjonctif qui se continue en haut avec l’aponévrose cervicale, en bas avec le péricarde et latéralement avec la plèvre médiastine.
«Ge fascia thy mique est plus ou moins épais et sou vent très adhérent aux parties adjacentes, de sorte qu'il est assez difficile de le détacher en quelques endroits. La glande ainsi recouverte et enveloppée de son fascia, forme latéralement, avec le poumon recouvert de la plèvre, à gauche et à droite, une gouttière conique, en coque de bateau, dont le fond rétréci laisse voir à travers le tissu conjonctif aminci le nerf phrénique et les vaisseaux péricardiques.…
« On conçoit les dangers auxquels cette disposition du nerf phrénique et des vaisseaux péricardiques les expose lorsqu'un processus inflammatoire accole plus intimement le fascia thymique avec la plèvre médiastinale el avec le péricarde... A la suite de Luschka (chez l’homme), de Romstræœm (chez la souris), j'ai cherché chez l'embryon de mouton, et j'ai ‘trouvé comme ces auteurs des anastomoses fréquen: tes du nerf phrénique avec le pneumogastrique d’une part, des intercostaux et du sympathique d’autre part. Il est donc très probable qu'une atteinte violente portée au nerf phrénique retentit sur le vague et le systèmesympathique... Pour me résumer je dirai
et
que la mort chez le nouveau-né et la mort dans l’anesthésie par le chloroforme sont dues à une paralysie diaphragmatique connexe avec celle du nerf vague... dans d’autres cas c’est le nerf phrénique qui est atteint avant tout, et ses anastomoses nervo-nerveuses font suivre le courant dans un autre sens, mais pour arriver au même bul... »
Nous arrivons donc par l'anatomie au chapitre des hypothèses, mais avant de les exposer et de terminer ce paragraphe nous voulons montrer combien les auteurs sont en désaccord sur le poids moyen du thymus à la naissance. Voici d’abord un tableau :
3 gr. pour Haller
8 à 12 — Haugsted 16 à 20 — Merkel 13, 70 — Kælliker et Friedleben 3 — Sappey 5 — Testut (moyenne de 20 sujets) 3 à D — Cruchet (moyenne de 59 sujets)
Après la naissance, d’après Cruchet, il augmenterait pour atteindre un maximum de 7 à 9 grammes vers trois ou quatre ans.
D'après Broca, Arnold Paltauf, en 1889, dans un travail présenté à l'institut médico-légal de Vienne et publié dans la Wiener Klin. Woch., écrit : « Dans les neuf premiers mois de la vie, le poids oscille entre 9 grammes et 33 grammes, sa longueur varie entre 3 cm.3 et 9 centimètres. Du neuvième au
vingt-quatrième, le poids varie de 23 grammes à 36 grammes. »
Bovaird et Nicoll, après examen de plus de 500 cadavres, donnent une moyenne de 6 grammes et, d’après cetauteur, lethymus, normalement, n’augmente pas après la naissance.
Quoi qu'il en soit, nous appellerons thymus hypertrophié un thymus pesant plus de 10 grammes. Nous pensons de plus avec la majorité des auteurs que la régression du thymus commence dans la deuxième année pour prendre fin entre quinze et vingt-cinq ans. Waldeyer affirme, il est vrai, que des vestiges thymiques persistent dans l’âge le plus avancé et qu'on peut trouver des débris de parenchyme épithélial dans le tissu adipeux qui remplace le thymus. Disons ncore, à simple titre de renseignement, que lon a trouvé des thymus pesant 60 grammes
(Brouardel) et même 150 grammes (Me Sérard).