NOUS AVONS CONTINUE NOS RECHERCHES A PARIS
La plupart de nos malades ont été traités et suivis par nous lors ‘de la consultation du Docteur Paul Lefèvre, à l'Hôpital Saint-Joseph. Les autres l'ont été dans le Service du Professeur Gougerot, à l'Hôpital Saint-
Louis.
Qu'il nous soit permis de rendre hommage, ici, à l’obligeance dont a fait preuve, à notre égard, le Docteur Lefèvre
notre distingué compatriote.
OBSERVATION N° 5 ” Mme L... Marie-Anne, Hôpital Saint-Joseph. ;
Malade de 45 ans présentant un eczéma, apparu il y
a sept ans et rebelle à tout traitement.
A.H. — Père mort d’une congestion pulmonaire. Ni le père, ni la mère n'ont présenté d'accidents allergiques.
A.C. :— 4 sœurs et 2 frères en bonne santé. Une sœur a eu de l’eczéma.
A.P. — Réglée à 10 ans, cette malade a présenté, à
partir de l’âge de 11 ans, des douleurs articulaires, sans
qu'il y ait d'atteinte cardiaque concomittante. Ces douleurs ont continué toute sa vie, atteignent la hanche, le cenou et le coude. Depuis 1940, au moment de l’exode, Mme L... a présenté sa première poussée d’eczéma des deux membres supérieurs avec adénite axillaire et épitrochléenne. 1
Le traitement pratiqué alors à l'Hôpital St-Joseph : auto-hémothérapie, Dagénan amène la cessation de l'éruption. L’eczéma reprend en 1944 et dure jusqu'en 1947. On fait préciser à la malade que l’éruption n'est pas en rapport avec l'apparition des règles, mais serait plutôt concomitiante aux arthralgies qui s’exagèrent en même temps que l'eczéma. À celte époque (1947) apparaissent des médaiilons d’eczéma localisés à la face antérieure de l’articulation du cou-de-pied. L'hyposulfène — une série de six injections [.V. pratiquée au moïs de mai 1947 — fait rétrocéder l’eczéma.
À l'heure actuelle, le 15 septembre 1947, la malade présente de l’eczéma diffus des deux mains remontant jusqu’au coude, ni suintant ni prurigineux ; par contre, les deux placards de jambe sont très prurigineux. On pratique la première injection d’eau de La Bourboule I.V. et quelques intra-dermiques au niveau des médaillons du cou-de-pied.
Le 19 septembre 1947, trois jours après la première injection, le prurit a disparu ; le suintement aussi. On pratique une deuxième injection au pied droit et, pour la première fois, au pied gauche. |
shoquue
Le 26 septembre 1947 : le prurit a disparu aux deux membres inférieurs etla malade retrouve le sommeil.
Quelques injections intra-dermiques sont effectuées dans les médaillons siégeant au niveau des deux cous-depied et une injection intra-veineuse de deux centimètres cubes d’eau de La Bourboule.
“Le > octobre 1947. — L'amélioration subsiste toujours. On administre de l’eau thermale en injection intra-
dermiques toujours à la hauteur des deux cous-de-pied.
Le 4 octobre 1947. — Nous revoyons la malade qui est très satisfaite de son traitement. Elle demande que l’on réitère l'injection intra-veineuse d’eau de Choussy- Perrière en même temps que les injections intra-dermiques. C'est ce que-nous faisons ce jour.
, Le 7 octobre. — L'amélioration persiste ; les placards eczémateux des jambes ont diminué de superficie et surtout le suintement a disparu. La peau a repris de sa souplesse. Quelques papules intra-dermiques sont pratiquées au niveau des anciennes lésions.
Le 11 octobre. — On note là encore l’évolution favorable de l'affection et la rétrocession de tous les symptômes. Quelques imjections intra-dermiques « d'’entre-
tien » sont effectuées ce jour.
Le 25 octobre. — La malade vient nous voir aujourd’hui. Le prurit n’est pas réapparu. Les lésions d’eczéma sont en voie de disparition. On pratique encore quelques
injections d'entretien.