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SES ANNEES DE l'IlUFESSUUAT 21
dans l'avertissement tlii V volume de l'Histoire ancienne confirme cette intimité. <( Deux fn-res. dit il (M. l'ahlM- et M. le baron d'AsfeldV), <iui se sont tous deux l'-fj^alement distingués, chacun dans leur profession, i»ar un mérite rare et solide, me sont aussi tous deux d'un secours inlini pour mon ouvrage. L'un, qui a fait et soutenu des sièges, et qui s'est trouvé à plusieurs actions (le public sait avec quel succès), veut bien que je lui lise les principales batailles dont je fais mention dans mon Histoire, et par là m'épargne beaucoup de fautes et de bévues grossières. L'autre frèie, l'un de mes plus anciens et de mes plus intimes amis, qui, outre la science profonde de la théologie et la connaissance des Ecritures où il excelle, possède nos historiens grecs et latins aussi bien qu'aucune personne que je connaisse, et f|ui parait n'avoir rien oublié de tout ce qu'il a lu, a la patience de lire et de relire tous mes ouvrages avant ((u'ils i)araissent en public, et ne refuse pas de me donner ses remarques, de me faire part de ses vues, de me communiquer ses n'-llexions; et il m'en fournit d'excellentes. Je sens bien que la tendre amitié dont il m'Imiiore depuis longlem[)s entre pour beaucoup dans toutes les peines qu'il veut bien se donner pour perfeetionner mon ouvraire; mais je lui ilois ce témoignage (|ue r.iiDoiii' (lu liieii public (|ui fait l'un des principaux caractères de ces deux frères, y a encore plus de part; et ce sentiment, loin de diminuer ma reconnaissance, la l'einl encore plus \\\v. et. j'ose le dire. |»lus l-elii;ieuse.
« Mu on ju.i:»'. apivs cela, si (lolniubes - ne iloit pas être |)our moi un si'jour agréable et utile en même tein[)s. .le voudrais que ce fût (Micore la coiilnnie. comme autrejuis. ifinscrire ses ouvrages du lien où on les a conqiosés : je mettrais à la tète des miens, <■ Cnlmitlinnit tm'n; car le maître de cette maison veut que je la regarde comme mienne. .l'ai l'avantage de passer près de quatre mois de l'anné-e dans cette agn-able campagne, (pii me fournit tout ce (jne je puis désirer |>oui' le travail et
1. I.r iiiii'iii (l'A^fild . d'ini^-'iiif MU'iloisc, j.'fiu"ral .ni ^crviic ili- l;i Frunce, ne en HKiT, iiiorl lmi l'i;J, «•oiilriliii.i ii l.i viclDirc (l'.VIiii.tiua, k la pri'M' <lt! Torlost.'. li'Aliraiilf, xuimil .Majiin|iU' h IMiili|)|>c V. mnpl.ira Uerwick l'n Allt-ma^'iit' cl fiil ICmiili' cl li- >iioi«'?.-.«'ur «le Vaiihan.
2. (;(tlonil)es. près (j'.\r;.'rnti'iiil. aujoin'd'lmi cdiiiiiuiiic di- ;{ ooo lial>itaii(s. élail du tciiip> de lt<dliii um- pclilo localité, où il pa-^sail imc i>arli«' do l'ftf.
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pdilf le (Iclasscrmiil . la lionnr l'iaiiiia^-'iiic, la ciiincisalinii. le l)()ii air, la proiiiciiadc. des piviiric's oiicliantrcs . iiti bord de rivif-rc (oiijoiii-s amiisaul, imc vue douce, et, ce. (|iii fait l'assai-
SOIlIli'lliriii dr loid If rcslr, nue |i|cilir ri ciitirrr lilicrli'. n
(loloinhcs n'clail pas |;i seule eampa^^'iie où les d'Asfeid olïraieiil à Itollin une si tri-in-rense et arnicalo hospilalilé; ils avaieiil eiiciire noii loin de Heiriis une propriété où le maréchal fece\ail Uoliin. (/est là que nous le lrou\ons. en IT^l'i, ('crivanl à .1. r>. Houssonu une lellre dans la((uelle, usant de la liberti' que lui donnai! son titro d'ami, il lui rc[)roclic en termes assez vifs, .1 propos des vers qu'il lui avait envoyés sur la [laix, ralius (pTil l'ail des divinités païennes '.
iXomhi'cux étaient les amis de Rollin. En dehors de ceux que nous avons nommés, tous ceux qui le connaissaient, dit Crévier, tenaient à honneur d'être de ses amis. Un des plus dignes et des jdus importants était Coflin, dont on ne saurait mieux faire l'éloge qu'en le comparant à Uollin pour son caractère alîectueux, libéral, pour son savoir et surtout pour ses sentiments religieux. Nommons encore, sans épuiser la liste, l'abbé Pluclie, auteur du Spcriarlc de la nature, livre nouveau dont Reillin lui avait trac('» le plan et qui rendit de grands services à son éporjue; Boivin le cadet, qui, lui aussi, était un helléniste très distingué avec qui Rollin conversait en grec; Mésenguy, Gibert, Heuzet, Wittement. la plupart des messieurs de Port- Royal, et enfin le P. Quesnel, cause principale des disgrâces qui troublèrent la moitié de sa vie. Quant à ses relations avec les personnages les plus puissants de son époque, elles étaient fort étendues; il les devait à la dignité de sa vie, à ses succès dans l'enseignement et dans les hautes fonctions où il se distingua comme Recteur, Doyen de la Faculté des Arts, Principal d'un des plus florissants collèges de l'Université, et comme auteur d'ouvrages consultés encore de nos jours avec intérêt et prolit.
Dans le cours de cette étude, nous aurons occasion de faire intervenir ces hauts personnages, qui conservèrent toujours à Rollin leur estime et leur protection.