flofliii, (Hùtrrrs, l. I. p
2. (lliaiioliii. Histoire (lit culli'tfi' dr Heatiidis, p. 2*». — L»'S (■«•Ui'j.'i's porlaioiil le nom du |i.iys «l'on sortaient les iMrvcs cnvovi's a l'aris; pour certains antres coili'^'i's, ils |ii>rl,iirnl le noni i!c lenr fonilalcnr.
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coup, los mutins se précipitèrcnl sur le malheureux porlioi'. (( C'est àcecoup icy qu'il faut eu découdre », dit Tonnerre, l'un des pins jeunes boursiers; et pr(;naut le malheureux correcteur par les cheveux, ils le jetèrent par terre, l'accablèrent de coups, et ils l'auraient assommé sans l'intervention du Principal, du Sous-Maître et du Procureur'.
RoUin lui-même, Rollin si aimé, si respecté, eut maille à partir avec les boursiers de Beauvais, et, à la suite de la visite qu'il fit pendant son rectorat, il signale le mauvais état d'esprit et l'indiscipline de certains d'entre eux.
Plusieurs collèges étaient, du reste, complètement inutiles '-. Au collège de Reims il n'y avait en 1642 d'autres habitants que le Principal, sa mère, un homme de peine et le Procureur. Au collège de Coqueret et au collège de la Merci toute trace d'enseignement avait disparu à la même époque^.
Dans presque tous les collèges, Messieurs les boursiers étaient les maîtres du logis; ils y restaient tant qu'ils voulaient, contrairement aux règlements, aux actes de fondation, et donnaient l'exemple de la licence la plus éhontée. A Laon, ils découchaient * ; dans d'autres collèges, ils trafiquaient de leur bourse ; s'ils manquaient aux offices, qui étaient une des obligations importantes à laquelle ils étaient astreints, on ne les condamnait qu'à l'amende dérisoire d'un sou. Au Cardinal-Lemoine,ils prétendaient que les régents devaient être choisis parmi eux ^. Leur importance était telle qu'à Boissy, en 1602, le Principal portait indifféremment le titre de premier boursier ou de Principal. Plusieurs grands boursiers étaient prêtres; ils servaient alors de Chapelains et pouvaient arriver à tous les honneurs.
Les maîtres ou régents au xvii" siècle n'étaient guère plus recommandaljles que les élèves et les boursiers. Aucun examen sérieux ne constatait leur savoir et leur aptitude au professorat. Il leur suffisait, après avoir obtenu le diplôme de maître es arts, de supplier j)ro regentia et scolis auprès du Recteur, de se faire inscrire sur le registre de la nation à laquelle ils