Ibid., p
à y être en usage, mais elles ne furent pas les seules ; renseignement du français ayant été reconnu nécessaire par la congrégation, on acli)pta la grammaire française de Charles Maupas, publiée en IGOT. Elle était incomplète; néanmoins il est intéressant do la signaler comme marquant l'origine de la grande réforme que continua Port-Royal '.
On ne commençait l'étude du grec qu'en Cinquième et la grammaire de Clenart, annotée par Antesignan, fut longtemps la seule en usage.
Le thème si dénigré à Port-Royal avait une fortune diverse à l'Oratoire; très en faveur à Troyes et dans plusieurs autres collèges de la congrégation, il était banni, honni à Juilly; tout au plus permettait on le thème oral comme imitation et reproduction d'un texte expliqué. Cette méthode, excellente du reste à condition de ne pas être exclusive, n'a pas été pratiquée seulement à l'Oratoire. Port-Royal en usait dans ses Petites Ecoles et RoUin, l'ennemi juré du thème grammatical, l'a préconisée comme étant la seule utile.
La version était chez les réformateurs des anciennes méthodes l'exercice le plus en honneur et l'on estimait (pie la traduction habituelle des auteurs latins et grecs était plus propre que le thème à faire apprécier le génie de la langue, la pi-o[)riété des termes, l'élégance du style, et à exercer le jugement et l'atlention des élèves.
L'Or.'iloiri'. (|iii s'él/iit sigiiaN' par les importantes réformes que nous avons indi(|uées ne montra pas le même esprit d'initiative en ce qui ruucerne la Rhétorique. Au lieu d'en faire une préparation inlclligentc; à la véritable éloquence, et de laisser la jeunesse se livrer à l'essor de son imagination, il continua à n'enseigner (|ue dinsi[)ides et banales formules et à se borner à l'imitation servile des auteurs aiu'iens.
Pour donner de l'élégance au style, on se servit de recueils d'expressions tii'i'es surtout de Cicéron; le nombre de ces recueils était considérable el tout le mérite de l'élève consistait non à faire un ti'avail (|ui lui fût personnel, mais à reproduire des idées et des phrases entii'ri'S, excellentes pour la circonstance où l'Ues avaient t'Ii- eni[iloyées, mais sans vie pour l'élève