Ofii/'^cul'-s. I. 11. p. -j
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La France, en K)'.)'*, était dans la plus triste situation : la guerre, la peste, la famine s'étaient ruées sur elle. Kollin, dans le discours qu'il prononça deux mois après son élection, nous trace de cette année terrible le tableau le plus vrai et le jdus saisissant : Vidinnis Eiimpam mnni'm con/lar/rarc. Ang'lais, Bataves, Allemands, Espagnols, animés d'une haine commune, envahissent la France et la saccadent. Dieu seul, s'écrie le bon Rollin, i)eut mettre lin à cette gueri-e atroce dont on ne voit pas encore l'issue : npque lam atrocis hclU finis dut t'xilus apparct. Aussi avec quelle ardeur ne doit-on pas implorer la protection ihvine !
t'n des grands ennuis du Rectorat était de faire le panégyrique du roi, suivant la fondation de la Ville de Paris. Nous en avons déjà parlé, et, connaissant le caractère loyal de Rollin, on pense combien l'éloge des actes les plus blâmables du roi devait coûter à sa sincérité. Deux années de suite (IGDoiGDG) il (lut. dit la Gazelle de France -, s'acquitter, aux applaudissements de l'assemblée, de la pénible obligation de glorifier la révocation de l'édit de Nantes, les Dragonnades, et de proclamer ces tristes exploits comme les plus glorieux du règne de Louis XIV.