‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 13 sur 319 · Opusculi's. t. Il, Jl · texte numérisé non relu

Opusculi's. t. Il, Jl

■2. lùid., p. 2iU-2iI.

Les guerres et les folles dépenses du roi avaient tellement épuisé le trésor que l'iiiiversité fut obligée, en lG9o, de se cotiser pour lentretien de l'armée et la défense du pays. Rollin trouva d(; nobles accents pour ranimer, dans une assemblée tenue à Saint-Jean-en-Grève, le patriotisme des auditeurs. (( Si l'amour de la patrie n'est pas un vain nom, dit il, si nous sommes F'rançais et vraiment chrétiens, retranchons quelque chose de notre superflu, et soulageons ces milliers de guerriers qui combattent pour la gloire et le salut de la France. » Sa voi.\ fut entendue, et ITniversité ne ménagea pas son concours à la défense nationale '.

Dans un autre nrdrc de faits, et pcndaiil la même année, nous le trouvons clicz les Bénédictins de Saint-Germain des l'rés faisant l'éloge de cet asile de la science et de la piété. « Pauvres petits hommes que nous sommes, vilt's honnmculi. s'écric-t-il, nous nous enorgueillissons de nos petits vers, nous passons notre vie à aligner des syllabes suivant les règles de la m(''lri(|U(% nous prenons cela pour du génie; que nous sommes mis('-i ables et lidiculcs en comparaison de ces prodiges de science et de vertu ' ! ». il avait raison, mais cela ne l'empêchait pas de sacrifier, lui aussi, dans ses moments perdus, à la muse latine si en honneur de son lein|i<; loiilefois. il sent.iit que sou nK'iite était mince, et (juand il fut Hecteur. il négligea ses jtetits succès de poésie et s'occu|ta de remt'-dier aux abus nonibriMix f|ui régnaient dans rtiiixcrsité.

!l rédige.'i. à ce siijel, un mandement où il proscrivit, en preniier lieu, les re|ir(''senl;ilions théâtrales (pu avaient lieu dans les collèges ;i l'imitation des .h'-suiles. Ges reprt'senlations f,ii saienl la joie des parents el des ('-lèves, mais (•'(•lait une perle de temps, dit Itollin. el un scandale |ionr I<miI cliri lien (|ni s'indigne de Noir sur des lr(''lean\ de-» rninies, des dan-eiirs. (Ie< histrions et antres pestes de cette sorte \ .\on>- a\ on- déjà \ ii. en parlant de ses ann(''es de pr(»fessorat, i|n'il a\ait un luofund niepiis pour le iln'àlre el '-nrliHil |ioni' les conK'dies. Aussi, dès (|u'il lut Kecleiir, les supprima I il sans n'-nnssion *. A peine

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