‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 120 sur 319 · Ihid., p. IW · texte numérisé non relu

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les divise en quatre classes : 1^ études nécessaires, 2" utiles, .'}' curieuses et 4" superllues. Dans la première classe sont rangés, outre la religion, la morale; la civilité, les soins du (■(jrps, la grammaire, l'arithmétique, l'économie et la jurispruii(Mice. Par grammaire il entend seulement (( lire et écrire, parler bien le français et l'écrire correctement, en sorte ((ue l'on ne soit pas embarrassé ni du choix des mots, ni de la construction (hi discours, et que l'on écrive bien même les choses les plus communes, une lettre, un mémoire pour les affaires* n. Ici, |i;is ou très pou de règles, pas de difficultés grammaticales; l'usage, la pratitpie sont les souverains maîtres du langage; l'étude n'est plus une torture intellectuelle. L'étude de la grammaire doit être agréable, attrayante même. C'est le système de Rabelais, de Montaigne -, qui, prenant en pitié les pauvres enfants soumis à la geôle de Vescitole, voulait que celle-ci fût jonchée de fleurs et de feuillage et qu'on y fit pouflrairr lu joije, Valaigresse et Flora rt les Grâces.

Sans réaliser dans leurs détails les plans de Fleury et jtour ne [)as rompre définitivement avec les règlements el les usages juscpi'alors en vigueur, les Jésuites, l'Oratoire, Locke, iiollin en ;iil(i|ilriciit cependant les idées essentielles; le grand coup fut donné à la discipline^ impitoyable et aux méthodes surannées de l'aucieune Université, et c'est à Fleury (pn' l'on doit cette réfornii' liuin;inilain'.

Son trailt', coin[)os(' en l(]7oet publié en 1088, précédant ceux de Locke et de Iiollin, n'a pas exercé pour le français une iniluence moins heureuse i|ue poui' l'c-dneation. Il sulisiiinc aii latin le français donl il ('ciiie les diriieultt''s en se bornant à la connaissance et à la piali(|ue At'> l'ègles générales-'. Sans bannir complètement le latin, dont il reconnaît l'utilité jtour la (•orres[)(jndance entre savants de dilîérenti's natinns. pour la théologie et la céléhration du culte catludiipie qu'il est inqxtrlaiil il iiiiilier pai' l'enqjloi. dans tous les |»ays cin-étiens, d'une nièiiie laiimie. il insiste |i()nr (|ue le français dans !••< cijjru'i's reinplace le lalin haihaii' i|ui y ('tait en usage.

La i'(''l'ornie elail in'geiili', car ((ueli|ue h(Uine volunle qne l'on

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