‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 126 sur 319 · Ihid., p · texte numérisé non relu

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sciences; ces sortes de livres sont si secs et si ennuyeux qu'il n'y a que la mode qui puisse les faire valoir : on ne lit plus guère, iijoute-t-il, Albert le Grand ni Scot, ni cette foule d'anciens scolastiques, ou, si on en lit quelque chose, c'est pour la théolof,âe, car pour la philosophie on ne s'avise plus de l'y chercher ' ».

L'opinion de Fleury est bonne à citer. Elle montre le mépris (ju'inspirent les anciens systèmes, et les progrès du cartésianisme.

L'astrologie judiciaire, la pyromancie-, la magie étaient en faveur au xvii'' et même au xvni'' siècle. Fleury s'élève avec raison contre ces superstitions dangereuses, et à propos de la chiromancie il joint la raillerie à son blâme : « Je ne sais pour- (luoi, dit il, on na pas raisonné aussi bien sur les lignes des pieds que sur celles de la main; c'est probablement (|u'il n"est pas si commode d'y regarder. »

En résumé, le système pédagogique de Fleury est le {ihis avancé et le plus complet de tous ceux ([ue nous a légués le xvni" sièc-le. On peut lui reprocher d'avoir un programme trop étendu, notamment en ce qui concerne la politique, la jin'ispru dence et certaines sciences telles que la gnomonique, la fortilication, la météorologie, toutes connaissances qui ont de riiih'Tcl, mais (lui faute de temps ne sauraient trouver- leur |tlaci' ilans les classes d'un collège.

Il est vrai que le Trailr du choix des /{liidrs ne s'adresse pas au peuple, mais à la noljjesse. (|iii peut consacriT à l'éducation |ihis de temps et [)lus de soins. nuoi(|u'il en soit, nobles et \ ilains peuvent tirer grand avantage îles préce[>tes de Fleury. l'onr les uns et |)onr les autres il a |)osé ce grantl principe (|ue ri'-iliicalion est et doit être l'apprentissage de la vie, que smi but est d'ac<piéi'ir les connaissances qui serviront toujours. Sys têtue ii()ii\-eau. |Matii|iie el d'autaiil plus appréciable qu'à son l'poipie ri''iliiealioii se hmiiait à l'étude tlu latin, du gl'ec. et d'une sèche philosophie. File reposait aussi |)our les uiaiires et pour les ('lèves sur l'obligation de [tarler latin; le grand mérite (le l''leury est d'avoir nionln'' rabsunlili' dun pareil usage alors ipie le rran(;ais a\ait coinpiis droit de cite par les chefs-d'ceuvre

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