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|)ciiiiil il lie iiiiicr (|iic|i(iics lr;i ;,'■<''( lies, et <'iii*')i'(; à la ('(inditioii (|ii(' |(i(it y fût cliaslr, religieux, d (pic les sujets fiissi-iit tirés tk' ri'À'i'ilm-c Saillit'. tc|> (|iri;>lln'i-. Allialii-. cl (|iraii<Mni lra-
VO.stisStMlli'Ill lir lui cmitlnyï'.
L("< (lisliiliiilioMs (les prix avaiciil hcsoiii df quclipic miIcii iiilc, ri. puiir s'y «•((iifoniici-. il propdsa ilaiis son iiiaiiilcdiçiit (le n'iiiplaccr. cotnilH' il le l'ai^ajl au collr^c du l'icssis, Ics représentations ilii^àlialrs dan^'eieiises pniii' la jeunesse par des discours, des h déclainalioiis », coiiiine il y en avait chez nos hoiis aïeux, exorcices hicii pins nlilcs cl plus salutaires, assuret il, (pie les conuklics pour d('\c|oppcr riiilc||iyenc(^ dos jeunes gens et ranimer leur |)ir'tt''.
Citons une autre réforme ordonnée par ce mandement. Beau COU]) de candidats à la maîtrise es arts se destinaient au profes sorat, el il était important do constater leur moralité, non moins que leur savoir. Il arrivait en efTet que des gens sans aveu se faisaient inscrire sur les registres de rTniversilé sans présenter de ccrtilicat de bonne vie et mœurs, et parvenaient ainsi à s'introduire comme professeurs dans les collèges. Pour remédier à cet abus, Rollin exigea qu'avant d'être admis à l'examen de maître es arts, le candidat déposât entre les mains du Recteur un certificat de moralité, signé par le Principal de son collège, ou par une personne dhonnéteté reconnue, s'il était externe.
Une circonstance particulière donna lieu à une troisième réforme. miMilionnée dans ce mandement, l'ne école de latin s'était ouverte sans l'autorisation de l'Académie, et sans que le chef de (^etle école produisit les pièces nécessaires : Rollin recommanda, à cette occasion, aux Principaux de veiller à ce que pareille infraction n'eût pas lieu, et de n'admettre dans leur collège (pie les maîtres remplissant les conditions mentionnées dans les règlements.
A lépoquc où Rollin fut élu Recteur, la déférence qu'on
14 août 1695 au collège de la Marche, le jour même où l'on célébrait un service pour Mgr de Harlay, archevêque de Paris, et proviseur de la Sorbonne, motiva la suppression ordohnée par le mandement de Rollin. Cette représentation parut à MM. de l'Université si inopportune et si indécente qu'il fut décidé que désormais il n'y aurait plus dans les tragédies ni reine ni danseuses, c'est-à-dire d'acteurs habillés en reines. (Jourdain, Histoire de l'Université, p. 274.)
tcmoigiiait autrefois au chef de l'Université s'affaiblissait de jour en jour. On ne l'invitait plus à présider les exercices publics; on s'abstenait de lui remettre un double des thèses qui devaient être soutenues; c'était manquer gravement aux usages dont le Recteur était le gardien fidèle. Holhn rapfiela les délinquants à l'ordre, et ce fut l'objet du quatrième article de son mandement.
Toutes ces réformes attestent la sollicitude de Hollin pour rétablir l'Université dans ses droits et dans sa dignité. 11 en donna une nouvelle preuve dans cette même année, à propos de l'usage où était ITiiiversité de présenter, le jour de la Purification de la Sainte Vierge, des cierges aux Princes de la famille royale et aux principaux personnages de l'Etat. De ce nombre était M. De llarlay, archevêque de Paris, à qui l'on rendait depuis f|uelques années seulmientle même honneur. Le prélat, au lieu de recevoir le Recteur en personne, lit savoir qu'il avait linteiition de déléguer un de ses grands vicairrs {)0ur le représenter. Rollin. informé de cette impolitesse, iléclara aussitôt (|u'il n'irait pas à l'archevêché et persista dans sa résolution malgré les instances d'Edme Pirot, nouveau chancelier de Notre-Dame. En vain le menaça t on de l'exclure de tout bénéfice. (( Je n'en demande pas, dit il, je ne crains ni n'espi're rien, et je ne mettrai jamais l'I'niversité dans reselava;re' ! •>
Il ninalra encore, rapporte (Irévier. la même attitude fière et digne en ne soufTrant pas (|ue l'aichevéque de Sens, M. Fortin (Ir la Hoguette, prit le pas siii' lui à l'occasion de la soutenance (I une thèse de droit'.
l/.iiini'c l(jî)."> avait été fructueusement remplie, cl Rollin. dans son tliscours dOclobre, s'en srrait picincincnt réjoui si la niorl (le sa mère, dont il nous pcini la lninti' et la piété, ne l'avait fortement affligé au milieu de sou Irinmpht.', nisi fiinesia mors malris opliiiuc et clirialutna simpiicilab' uuKinlissini.r me aci'ih'tss'nni) irlum viihirre nrhitatis in medio (juasi Iviiimpho prosiniriasi'l''^. Ileureiiscinent (|ii(' I Tniversifé, sa srcondr mère, cnninii' il l'a |i pi 'Ml', lui Irudil je» Iir.i-.. ji- i-iim<ii|,i ; il. hiiIl:!-!' -tu[
I. .loiinlain, llisloirr île l'L'nivnsUé, \\. 27i'>. 1. Opusciilnt. l. I, p. 10.
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:{0 VIK llK ItilLIJN
(|('-ir (le (l(''|i(»sci- II- |M'>iiiil f.irili';iii iin'cllc lui ;iv;iil coiinr-, il rnii-nilil ;i s'rii rli.-ii'irci' de iKiUVCfiil.
j'iiiil.iiil 1,1 -l'cinidc ;iiiii(''e de son l{ccU»i;d. il mil à cxi-ciiliuii son priijrl i\f \i^ilri- les collôgcs. Il fn .'ivail dt'-j/i donm'' cidinMiss.inci' à l'I'niN cisili' [l'ir nn nifunlcnicnl ; ni.iis dilT^TcnN (i|)sl;icl('s ;iv;u('nl ciiiiir'fdK' i|in' celle visili' enl lieu; enfin, elle (•()ininen<;;i le 1\ ni.Mi's Ki'.M» e| se |ir(.|i)n^'-e;i jns(|u ;in inoid'iidùl. (Juinze ei»ll('t;es senlenienl, sur ti'cntc six (|ue eninpi-en;ut rrni\('isil(' de Paris, furent visités. Il est fàclienx (|ne la \isile n'ail |Miiiil (■ji' eiini|dèle, car, avec le soin ininniionx ([iTy aj»|»orlait Kollin, nous aurions un tableau exact de I iniporlanco, du n'.tiimo et des usa.ces de <dia(|U(; collera'.
Toulel'ois. les ra|)|)oi'ls (|ui ont rW' conservés et que M. .lourdain a l'cprodnits dans les |iièces justificatives de son //isloin' (le iUnivprsih', nous ont paru tellement instructifs (|ue nous les avons entièrcmeni Iraduils. (hi les trouvera dans l'Appendice à la fin de ce volnnie.
Ces rapports nous sug'S'<'i"fiil de tristes rt'llexions sur l'c-tat des coIlèi,'-es à la lin du xvn" siècle. Nous avons vu ipie Icinsituation était bien précaire à l'avènement de Henri l\'; les menées, les conspirations aux(pielles l'I nivei-silc' jirit um- trop grande part expliquent son alîaiblissement, mais on pouvait espérer cpie cette décadenci^ ne persisterait pas et fpi'elle s'en relèveiail par l'^jbservalion rigoureuse des statuts de KiDO. 11 n'en fut rien : cette grande corporation trop routinière, tiop rebelle aux améliorations réalisées par ses rivaux, continua à s'alîaiblir. Ouel(pies collèges cei^Midanl fireiit exception, mais là encore on ne constata que de rares innovations.
Cq qui frappe dans le rapport de llollin, c'est que ses préoccupations se i^ortenl non sur les études, mais uniquement sur les devoirs religieux des maîtres et des écoliers, sur le régime intérieur des collèges et sur les abus qui y persistaient. Sous le rapport i]o la piété, rien n'était moins édifiant que ce qui se pratiquait dans les collèges, fondés cependant par des évè((ues ou des personnes riches et pieuses pour assurer le recrutement du clergé. Les prières ne se faisaient plus en commun; les chapelains eux-mêmes manquaient souvent à leurs devoirs, et Rollin, dans le cours de sa visite, dut les rappeler plus d'une fois à l'ordre.
Un autre point capital à relever dans cette visite fut le recensement des boursiers, l'examen des conditions dans lesquelles ils avaient obtenu leurs bourses et des obliirations qu'ils avaient à remplir. Bien peu s'y conformaijent et répondaient au but et aux intentions des fondateurs. Ils connaissaient leur importance dans l'Université et ils étaient tellement pénétrés de leurs droits qu'ils se posaient en maîtres de la maison. Le Principal, à qui ils devaient, d'après les statuts, respect et obéissance, était moins leur clief que leur subordonné. Le bon RoUin luimême, malgré son mérite et sa grande réputation, eut à lutter contre les prétentions de M>L les boursiers.
Quel misérable état que eelui de ces collèges ! Pour tout elTeetif scolaire, ils ne eonq)laienl, comme on le voit dans les rapports de liolliii, que trois, quatre ou six boursiers! La comptabilité semblait ne devoir être ni diflicile ni compliquée; cependant elle d(jnna lieu à des blâmes nombreux; elle était même si défectueuse, dans certains collèges. <jue les Procureurs ou Kconomes furent contraints par Hollin d(^ produire leurs comptes en remontant à cinquante ans en arrière.
Quant à la durée li'gitime de jouissance des bourses, elle était le plus souvent dépassée : il n'i'tait pas rare île trouver des boursiers en possession, depui-qiiin/e ou vingt ans. de la Ijourse qui leur avait été accordée pour sept ou neuf ans, suivant la spécialité de leurs études, ils étaient arrivés ;i avoir ainsi dans le c<»llège une sorte de rente perpétuelle, (pii h-ur était servie sans aucune condilion (le seolarité, de travail et d'examen. Le Pi'incipal jugeait pruilenl de niainbNiii- le slalu ijim, car il savait que l'aiilorité appartenait en t'ait aux boursiers, et cpi'il n'était (|ue leiu' clief nominal. Les liecleurs. dans leurs visites, pas saient. il faut le cioiie. sin- ces irr<''gularit(''s. car noM> voyons (|iie lidlliii \f< li(iii\a riiraciiii-es et toujours loiiTee-. Il montra à cet egai'd plus de fermeté (pie ses pri-dt-cesseurs ; il donna des ordres pri'cis dont il exigea re\(''cution. et ipiand les circon stances le (leMiaiiili'iciil. il "-exil <aiis |iiti('-'. (i'e-l ainsi unil cita à son Iriliiinal ceilains boursiei's récalcitrants et. parmi eux. Miiliil l!erlianil. du coII("'ge de llubaiil. dont la vie l'-lail si scandaleuse ipi'il |ironon(;a son renvoi du collège, nie>urc
L I. Vt.ir .1 rAi.i..-ii.lic.- l.-s rappuilr, .!.• It..llin.
M \ IK liK linLl.lN
cxliriiii' ;i l;i(|iir||i' un ne i-ciDiiriiil (lu'i'ii diTiiiiT lii-ii. ;iiirt'S ilo iKniiljrciix «'ivri'lisscniciils et des îiinciidcs ne dr'|);i'^>..'mt ^1"'''^' llti ".V pour iiiic f.iiilc nriliiiiiiic. r-l deux us (|ii;iiid un ninii(|ii;dl ail rr^'IciiKii I \,- diin.inclir «mi un juiii' fiTii'-.
H.ircs t'Inicnl 1rs ciilli-^cs aiix<|ii('ls Itolliii put arln's.s<T tics ftlicilations. (Jnc-Iipics-iius cependant s'en iiioiilrèroiil dignes, cl le i)()M lieclcnr ne les ménnK''a j)as au collège du IMessis Sorlinnne, ipTil Irunva presque aussi prosjjère (ju'aii temps on i| elildiait sdus la sage diiceliou de (Inbinel.
A celle visile se rallaclie le inandenieli l ei-lèhre par leipiel fui établie la couluuio de l'aire n'-eiler <'lia(|ue joiu- aux (-lèves quel (|ues versets tirés de l'i'^eriture Sainte, surtout du .\r)uveau TeslainenI '. (le dei'nier arle de son Heetorat fut eerlajnenient celui (pii lui tenait le plus au cœur, et la pieuse coulunie ((n'il introduisit dans les collèges s'y conserva longtemps.
Qui croirait (|u'après les services rendus à l'Université, après les prcuvt's de désintéressement, de dévouement qu'il lui donna, Hollin, si juste, si doux, eut des ennemis? Il en eut cependant, et, dans le dernier discours où il rendit compte de son administration, il ne put s'empêcher d'éclater en violentes n'criminations contre ceux qui lui avaient rendu ses fonctions si pénibles. « Leur haine, dit-il, s'est déclarée si ouvertement (|uc je ne puis la cacher plus longtemps. S'ils ne s'étaient attaqués qu'à moi, j'aurais gardé le silence, j'aurais supporté leurs injures et leurs intrigues, mais ils se tournent contre mes amis, en se servant de mon nom; je dois les défendre. Quel crime ai-je donc commis? Je me suis attaché à rétablir la discipline, à réorganiser les éludes; que de travaux, de soucis n'ai-je pas supportés! Aussi, avec quelle joie ne vois-je pas arriver ce jour si désiré où je déposerai les insignes de Recteur, et serai délivré d'un si pesant fardeau -. »
Ce désir était d'autant plus justifié qu'il n'y avait pour le Recteur aucun trailcment fixe, cl que la seule rémunération de ses services consistait en une sorte de casucl des plus modestes dont voici un aperçu :
1. Jourdain, Uisluire de Vl'niversilé, p. 27o. Voir ce mandement à l'Appendice.