‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 133 sur 319 · Traité, t. IV, p. Col · texte numérisé non relu

Traité, t. IV, p. Col

élèves et d'en faire l'application à quelques beaux endroits d'un auteur français ».

L'histoire, la géographie, la chronologie, restaient à faire désormais partie des pi-ogrammes. « Ces études, dit Rollin, sont pour les jeunes gens d'une nécessité absolue, mais comment les faire entrer dans le plan des classes où la multiplicité des matières ne laisse aucun vide'? » La chose était difficile, sans êlre aljsolument impraticable, et le bon Recteur le prouve en trouvant dans l'emploi du temps des classes quelques instants pour (Hudier les histoires grecque et romaine qu'il avait composées.

L'histoire de France n'est pas oubliée dans l'enseignement historique qu'il réclame pour la jeunesse; il lui donne au con- Iraiic une place importante, non dans un livre spécial, mais par (le fréquentes allusions aux événements et aux institutions de son temps.

Son action ne fui ])as aussi grande en ce ([ui concerne les sciences et les arts (jui jetèrent un si vif éclat à son époque. Ses goûts, ses aptitudes ne le disposaient pas à cette étude; l'Université elle-même y attachait peu de prix; mais en dehors des collèges il se forma [)our la développer des centres d'onseigncmenl et de perfectionnement qui, sous le imm LYdciidriiiirs. furent de véritîdjles écoles ". Bcaucou[) d'entre elles se gloi'i fiaient du litre d'acadi-mies roj'ales, et comptaienl comme niemhi'es des personnages illustres : Richelieu était protecteur de l'Acaih-mie (le liordeaux; le prince de (;ond(''. Iluiron. Lidande. A'oiture, Dauljcnton étaient membres de l'Acadi'mie de hijon. Llles jouissaient des mêmes privilèges (pie l'Acadf'mie fraïujaise el (lislrihuaienl des ni(''ilaill('S (Vov [)(Hir les h'a\au\ coni'iUMK's. A Toulduse, l'Acadeinie des ,I(>u\ Floraux, f(Ui(l(''e en l.'l'iO [)ar (Ih'iiinice jsaiH'e, adniellajl des feninies el distribuait, sous forme de lleiu's, chaipie au ni'e, i'\\\i\ prix d'iiue \ a leur ditTérente, sui\aiil le ui(''ri(e (\r^ pii'ces de po(''sie (pn lin ('■taieul eiivoyt'-es. L'usage a persislé, el de nos jours eueore les mêmes Heurs sont (louu(''es couinie l'i'couipiMises ,iii\ poi'Ies courouiie^.

Toutes ces Aca(l(''Uiies dou U(''n'ii I un proiligieux e>sor aux

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