‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 136 sur 319 · Traité, t. I, Discours préliminaires, p. ex sqq · texte numérisé non relu

Traité, t. I, Discours préliminaires, p. ex sqq

2. Bossuel, Fénelon, Hardouin de Péréfixe, Diiguet, Condiliac, Locke, Fleury, Nicole, Goustel, etc., avaient écrit de longs traités portant comme titre : Institulio principis.

3. C'est le titre sons lequel parut à l'origine le Traité des Études; il faisait pendant au De ratione discendi et docendi du P. Jouvency,

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obstacle à la sanclification de la vie ehrûtienno, ils en devenaient les anxiliaires.

Le plan du 7ra(/^'' comprend le cercle entier des connaissances humaines. Rollin était il en état de parler avec autorité des mathématiques et des arts? 11 avoue lui-mèmC son incompétence; mais pour ne pas laisser de lacunes dans son ouvrage, il eut recours pour les parties qui lui étaient ('trangères aux savants et aux artistes de son temps. Ce secours d'hommes éclairés eût été fort apprécié s'il se fût abstenu de joindre aux emprunts qu'il faisait, des observations personnelles et des sup- I)léments qui prouvaient son inexpérience.

Malgré ces imjjerfections. Voltaire, revenant sur les amères critiques que nous avons citées, finit par déclarer que le Traité il ex Eludes était un livre à jamais utile. M. Nisard, enchérissant sur cet éloge, le proclame le livre unique, le livre par excellence, et M. Villcmain ajoute qu'en fait d'éducation on n'a pas avancé d'un pas depuis liullin et cju'on ne fera pas un meilleur ouvrage que le sien. L'émincnt écrivain émettrait-jl le même jugement de nos jours où l'enseignement et l'éducation ont fait d'incontestables progrès? Nous ne le pensons pas, et quel que soit le mérite que nous reconnaissons au Traité des Kludes, nous ne If regardons pas comme le dernier mot de la pédagogie.

(>e qui le distingue, c'est moins ce qui touche à l'enseignemciil ([u'au gouvernement intérieur des classes et à la direction morale donnée à la jeunesse. <( Rollin, comme l'observe M. Compayré dans sa remarqual)le //isluire critique des doctrines de l'ri/ucdiioti l'ii France, nous ouvre là le trésor de son ex[)érieMce. (le sont, à proprement jiarlcr, ses Mémoires où il parle eu son uom et raconte ce qu'il a fait et ce qu'il a vu l'aii'e ' )). Il a poui' les élèv(>s une tendresse paternelle pareille à celle de Saiut-(1\ ran, si austère, si l'igide pour lui-même, mais si doux pour les enfants. (( .l'ai une telle dévotion pour eux, avouai! il à Xicole, (pie je serais heureux d'être leur serviteur. »

C'est pour eux. c'esl pour la jeunesse, (|u'est t'cril le Traité des Etudes; (oui y a pour hui l'aniour de hieu. la pit''té, sans toutefois oublier le^ devoirs envers la l'auiille. la société, la patrie.

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