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classe un texte pendant une (Icmi-lieiii'e; les plus avancés pendant ce temps-là demeuraient dans leurs cliamljres où un maître particulier leur donnait des ex|)lications particulières, A l'aide de ce m(3nag'ement on a vu plusienrs jeunes gens faire beaucoup de chemin en peu de temps K »
Les Jésuites et les Oratoricns suivaient cette méthode, mais d'une manière diiïérente. Chez les Jésuites, le professeur appelait un élève près de lui et corrigeait son devoir pendant que le décurion faisait réciter les leçons. A l'Oratoire, la correction des devoirs et les répétitions se faisaient en dehors de la classe. Chacune de ces méthodes prête à la discussion ; mais ce qui est indiscutable, c'est que le travail des élèves doit être examiné, corrigé et qu'il ne peut y avoir de progrès qu'à cette condition. (( Arriver à faire travailler les élèves, à les stimuler, à exciter leur émulation est le grand secret, l'art suprême du bon professeur, dit Rollin, et l'examen, la correction des devoirs est le meilleur moyen pour obtenir ce résultat. »
Il en est d'autres que recommande Rollin, tels sont les exercices oraux, sortes de Concertations entre élèves, imitées des Jésuites, où deux rivaux luttent à qui l'emportera. Telles sont encore les places données non seulement à la suite des compositions hebdomadaires, mais encore données à l'improviste pour un devoir remis en classe et que le professeur transforme en sujet de composition traité par les élèves, chez eux ou à l'étude, sans qu'ils en aient été prévenus. Ces sortes de compositions à l'improviste habituent les élèves à ne rien remettre qui ne soit fait avec soin. Tels sont encore et par dessus tout les actes publics nommés aussi exercices académiques. Ils étaient en grand honneur dans l'ancienne Université et Rollin les regarde comme excellents pour maintenir le travail et l'ardeur de la classe pendant toute l'année, en vue de la distribution solennelle des prix où ils jouaient un rôle important.
Ces exercices avaient aussi le grand avantage de donner aux élèves (( une honnête hardiesse en les accoutumant à paraître en public et à parler en français )), ce qui était une innovation heureuse et un progrès immense, car jusqu'à Rollin c'était en latin que l'on parlait dans ces exercices. « J'ai été moi-même