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C'est ainsi que i)eii à peu l'iisn^c ilu Iraiirais se répandit dans les collèges et qu'api-ès avoir été rexeej)tion il devint la lang'ue usuelle et préférée. A l'occasion des Exercices publics qui terminaient pompeusement l'année scolaire, HoUin mentionne avec joie la suppression des comédies et des trag'édics qui dans certains collèges, et principalement chez les Jésuites, étaient représentées avec éclat ; il s'en montre l'implacable adversaire. Les sujets ont beau être tirés de l'Ancien ou du Nouveau Testament, les inconvénients qu'il trouve dans ces spectacles ne les condamnent pas moins à ses yeux. Il en compte neuf tout aussi graves les uns que les autres. « Quelle charge, dit-il, quel fardeau pour un régent d'avoir à composer une tragédie! La profession n'est-elle pas assez dure sans en appesantir encore le joug par un travail si triste et si ingrat^! » La composition et la mise en scène de ces tragédies ou de ces comédies étaient en effet une tâche obligatoire des plus péniljles pour les malheureux régents qui, grala aut invita Minerva, devaient composer pour la distribution des prix une pièce de théâtre.
La représentation de ces pièces, très coûteuse pour les collèges, inspirait de plus aux jeunes gens la passion du théâtre mondain « où l'on ne représente plus, dit Rollin, des sujets pieux comme au collège, mais des drames où l'amour est en jeu et où les femmes jouent le principal rôle. Quel danger pour la jeunesse! Les actes publics ne sont-ils pas préférables à ces spectacles? Les professeurs y acquièrent une honnête réputation, et les discours ou panégyriques, prononcés pour célébrer les hauts faits des princes, des généraux, des ministres ou des magistrats, augmentent encore leur importance. Comme ces discours sont principalement pour l'éclat et la parade, on peut y étaler avec pompe les richesses de l'éloquence, et l'art qui doit se cacher ailleurs peut se montrer ici avec plus de liberté, mais avec retenue cependant, car les louanges que l'on prodigue contre toute justice déshonorent également celui qui les donne et celui qui les reçoit ^ ))
Le bon Rollin n'avait guère suivi ces préceptes, pour sa part, mais il n'en a pas moins raison de dire : (( Ces discours qui