‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 153 sur 319 · I. Ti'll, l.);s' (îraniiiKiirii'ns. \\. 'M't · texte numérisé non relu

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■2. d'Ile ^rrainmairt' (•tnil ilcja iniliiiéc en l"().">. Ui>lliii rii parle ivcr Oiogi' (iaiis un cliaiiilro do son Histoire Ancienne ([. XI, p. 012).

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pratiques sont celles de J.homond ' (177t) 17S0). De nos jours encore, à l'aide do notes et de quelques corrections, elles sont utiiisi'es dans beaue()U[) dï'tablisscments au grand profit de la jeunesse. On leur reproche (( de ne donner aucune raison des règles qu'elles exposent, de ne pas chercher à faire comprendre le géni(; du latin, de fournir des procédés i)urement mécaniques pour la traduction du français en latin et du latin en français, au lieu de développer l'intelligence de l'élève par la comparaison des deux langues, vrai moyen de tirer quelfjue profit des études grammaticales *. » A ces reproches qui lui avaient déjà été adressés au xviu" siècle, Lhomond répondit : « Nos règles n'éclairent pas, il est vrai, l'esprit, mais elles le guident; à son âge l'enfant a besoin d'être guidé; plus tard, quand son intelligence se sera développée, il se rendra compte et on lui rendra compte des règles ^ » La réponse est excellente, à notre avis. Dans les classes de grammaire, les livres de Lhomond sont les meilleurs, et l'expérience l'a confirmé, pour les thèmes et pour l'explication des auteurs.

Les grammaires ne furent pas seules en grand nombre, les dictionnaires abondèrent aussi; le premier et le plus important de tous est celui de l'Académie française, dont la l""*^ édition, commencée en 1638, ne parut qu'en 1G94. Richelieu, fondateur de l'Académie française, avait réglementé le but et les devoirs de cette compagnie. Ils consistaient à purifier la langue en la débarrassant des expressions grossières et impropres ; à la

1. Lhomond. Charles-François, né à Chanlnes (Somme) en 17:27, mort en 179i, fut élève, puis Principal du collège d'Inville à Paris. 11 entra, comme beaucoup d'Universitaires de cette époque, dans les ordres, et passa au Cardinal-Lemoine, où il professa pendant longtemps la classe de Sixième. Son érudition et ses succès dans l'enseignement le désignaient pour une classe plus élevée; on insista pour qu'il en acceptât une, mais il refusa constamment de quitter ses modestes fonctions, et c'est pour ses élèves de Sixième qu'il composa ses ouvrages. Tout élémentaires qu'ils sont, ils lui ont acquis une grande et juste réputation. Outre sa grammaire française et sa grammaire latine, il publia d'autres ouvrages tels que VEpilome historLv sacr.r. le De viris illustvibus iiviis Romx et. comme livre d'enseignement religieux, La doctrine chrétienne, 1783, VUistoire ahréqée de l'Église, 17S7, et Vllistoire abrégée de la relir/ion avant la venue dej'.-C, 1791.

La ville de Chaulnes lui a élevé, en 1860, une statue en bronze.

2. Bréal, Quelques mots sur V Instruction publique, p. 161-176.

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