‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 157 sur 319 · Traité, t. I. p · texte numérisé non relu

Traité, t. I. p

publications ont pris les devants d'une grande réforme orthographiffue. La Bévue des Deux Mondes supprime depuis plusieurs années le t au pluriel des noms et dos adjectifs terminés en ant, ent. D'autres journaux pédagogique;^ ont prêté leur concours à cette réforme et ont obtenu l'assentiment et l'appui des universitaires les plus éminents et les plus autorisés de notre temps.

D'accord avec RoUin, ils demandent la suppression :

1° Des lettres inutiles et qui ne se prononcent pas, comme p dans baptême;

2" Des consonnes doubles partout où suffit pour la prononciation une consonne simple, — ahé, si/ler, bagare;

3° De ïh muette dans les groupes ch, rh, th, — cronique, vetorique, tcolorjie;

La substitution de fa pli, — fénomène, filosofic;

4° La substitution de ' à y partout où l'on prononce i simple, mistère, piramide, analisr;

o" L'unification en s du pluriel dans les noms et les adjectifs. Cette unification était loin d'avoir lieu même dans les noms, les adjectifs et les participes en ''. Le pluriel dans ces sortes de mots se faisait en ez. a On confond par là, dit RoUin ', aimez qui est la seconde personne du pluriel du i)réscnt de l'indicatif avec le i)articipe passé; au lieu qu'en écrivant le participe pluriel par un .v : iihm's, on distingue ces deux mots'-. »

Pour les noms en au, en ivi et en ou run.ification du pluriel en s est également nécessaire et logi(|ue : animaus, cltevuus, clieceus, r/enous. Des exceptions à ces règles générales sont admises et justifiées pour ne pas confondre des mots ayant le môme son et des significations dilTérentes comme pois, /lolds, poix; pain,peiiit, pi)i. .Mais ces exceptions sont beaucoup moins nombreuses et moins difficiles à retenir (pic la multitude de mots irréguliers (pii encombrent noli-e langue. De nos jours où l'ortliograplie est à peu près \\\ôo et unifdrme on arrive, avec lie l'étude et de la mémoire, à écrire correctement; il n'en était |)as ainsi au xvir et au wiu'" siècle; chacun, écrivait à sa

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