‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 167 sur 319 · Crévier, Bhétorirjue française, VréidiCe, p · texte numérisé non relu

Crévier, Bhétorirjue française, VréidiCe, p

lUIÉTUUIQLE 269

Plessis, une des parties les plus intéressantes. Elle l'est aussi pour ceux qui se reportent au xviir siècle et qui comparent les anciennes méthodes avec celle de Rollin. La comparaison est tout à l'avantag-c du bon Recteur,

Presque tout était à réformer dans lès classes où l'explication monotone des auteurs prenait un temps considérable au détriment de la lecture dos grands écrivains. (( Elle est pourtant nécessaire, dit Rollin, pour réussir dans la composition, et l'on ne devrait aborder la rhétorique qu'après avoir fait dans les autres classes, par la lecture des bons auteurs, un amas et une [irovision des termes et des manières de parler de la langue dans laquelle on entreprend d'écrire '. »

A ce manque de lectures se joignait le plus souvent, do la part dos maîtres, la fâcheuse coutume de donner à traiter des sujets peu proportionnés à la force des élèves ou roulant sur des faits inconnus. Rollin s'élève contre cet abus et propose, pour former les jeunes gens à la composition, une innovation qu'il avait expérimentée, dit-il, et dont il avait constaté les bons effets. C'était de donner on classe un sujet à traiter surle-champ, en aidant les écoliers à trouver des pensées, à les arranger et à les exprimer. « Je suis persuadé, dit-il, i)()ur peu (ju'on veuille en faire l'essai, qu'on reconnaîtra que rion n'est plus [)roi)re à donner aux jeunes gens do la facilité pour l'invention (jue de les faire ainsi com])osor de temps on temps en sa présence, en les interrogeant do vive voix et en leur faisant trouver ce que l'on peut dire sur ce sujet *. »

A ce moyen (jue nous jugeons, comme lui, fort iililc mais <iui cependant a été amèrement critiqué par (iil)orf. RolUn on joint un autre qui en est le complément, u (l'est d'oxorcor d'abord de vive voix, puis par écrit, les élèves sur dos matiiTos traitées par de bons autours v\ (|iic le nialtro auia iiifii lues .■iu[)aravant et dont il aura ('■liidic soigncnsonioiit i'onhr. j'cco noinio, les preuves, les pensées, h's tours et les t'\|iirssions. <i 11 lui sera facile alors, en aidant les écoliers par quolipies ouvertures, de leur faire trouver à oux-nn''mes, sui" le champ, une partie de ce qu'il faut (hre, et la inaïuèro niènii" à \n-\i près

Page 1