‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 169 sur 319 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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UHÉTOHIQUf: 271

« M. Bossuet, dit Rolliu à la page suivante, écrit d'une manière toute différente. Peu occupé des grâces légères du dis- (.'ours, et quelquefois mrme négligeant les règles gênantes de la pureté du langage, il tend au grand, au sublime, au pathétique. Il est vrai qu'il est moins égal et se soutient moins : mais en récompense, il enlève, il ravit, il transporte '. »

(( M. Mascaron, ajoute Rollin, tient du caractère des deux auteurs dont je viens de parler, sans pourtant leur ressembler. Il a en même temps beaucoup d'élégance et beaucoup de noblesse; mais il est, ce me semble, moins orné que l'un et moins sul)lime f[ue l'autre. »

La critique moderne a ratifié le jugement do Rollin sur les principaux orateurs de son temps, et ce n'est pas un mince iiii'i'ite que d'en avoir pressenti les arrêts.

L'cxix'rioncc a confirmé également les bons effets de ses conseils poui- la correction des compositions. « Entre les devoirs du professeur de Rhétorique, dit-il, la manière de corriger les compositions est un des plus importants, et n'est pas des moins (lifliciles -. » 11 aurait pu ajouter des moins fatigants.

L'indulgence si naturelle au lu m lîecteur W poussait à juger avec bienveillance les travaux ([ui lui étaient soumis. « l'ne juste mesure est la meilleure méthode à suivre, dit il, et l'on doit plutôt pencher vers l'encouragement que vers une rigueur (|iii arrête l'imagination et l'élan si nécessaire à la jeunesse », et il ajoute : « Le devoir du maître n'est pas de se contenter de blâmer les expressions et les pensées qui lui paraissent mauvaises, mais d'en rendre en même tenqis la raison, et d'y en siibslitnci' d'autres; de leur fournir sur le-chainp ([uel(|ues |iliras('s. (|U('l([iK's |t('-riodrs rpii relèvent et embellissent leurs ciiinposiljdns ; de les leur l'aire l'eldueiici' une seconde fuis (|uand il n'en ania pas (''li'" cunlent ; de ne pas les rebub-r toutefois, mais (le les animer, de les eneitiu'ager par l'espi-rance du suecès el d'exelhi- leiu' ('tnulal inn. un îles giMnds avantages de Tins- Iruelion des collèges el l'une des plus fortes raisons (|ui doivent les faire pri'b'rer à rinslructiou pi'iv(''e •'. >>

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