‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 183 sur 319 · POESIE LATINE · texte numérisé non relu

POESIE LATINE

Poésie latine en grand honneur dans l'ancienne Université au détriment delà poésie française proscrite dans les collèges. — Pourquoi"? — Gloire et faveurs dont jouissaient Santeuil, Vanière, Halle. — Poésie latine obligatoire pour les professeurs. — Kollin en désaccord sur ce point avec Port-Royal, Fleury et l'Oratoire. — Objection de la poésie profane contraire ci la morale chrétienne. — Ingénieuse méthode du P. Thomassin pour rendre utile à la religion la poésie païenne. — Autre objection tirée de l'emploi des divinités païennes par Rollin et par beaucoup d'autres dans leur poésie. — Boileau invoqué par Rollin pour se disculper.

La poésie latine était en gTand honneur dans l'ancienne Université au détriment de la poésie française qui comptait cependant au xvii'= etauxviu^ siècle des poètes célèbres. Elle avait toutes les faveurs : survenait-il un événement important, victoire, mariage princier, anniversaire, etc., on s'empressait de le célébrer en vers latins et non en poésie française, celle-ci étant proscrite dans les collèges. Rollin lui-même, tout partisan qu'il était de réformes utiles, trouvait la poésie française dangereuse par plus d'un endroit. (( On ne peut, disait-il, lui donner place dans les différents exercices qui absorbent tout le temps des classes, et puis, comme elle ne demande aucun travail et qu'elle ne présente que des roses sans épines, il est à craindre qu'elle ne dégoûte les jeunes gens d'autres études plus difficiles et plus importantes ^ »

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